- Ecole militaire d'infanterie cherchell - 1942 - 1962

INFORMATIONS

Journée nationale d’hommage aux “morts pour la France“ pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de Tunisie
Message de Monsieur Alain Juppé, ministre d’Etat, ministre de la défense et des anciens combattants
5 décembre 2010

En cette journée nationale, la République rend solennellement hommage à ceux, militaires comme civils, qui ont perdu la vie pendant la Guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie.
Plus sans doute que d’autres conflits, cette période, et notamment celle de la guerre d’Algérie, occupe une place particulière dans notre histoire et notre mémoire collective, une place souvent faite d’incompréhension et de souffrance.
Ce furent dix années difficiles, durant lesquelles près d’un million et demi de combattants, militaires de carrière, appelés et rappelés, membres des formations supplétives et assimilées ou membres des forces de l’ordre, servirent la République en Afrique du Nord avec courage et détermination, défendant une certaine idée de la France, dans un contexte de plus en plus difficile en raison du rapport de force entre les populations présentes et de l’environnement international.
Ce furent dix années meurtrières, durant lesquelles 23 000 combattants français sont “morts pour la France”, tandis que de nombreux, de trop nombreux civils furent aussi victimes des affrontements.
Ce furent, enfin, dix années troublées, faites d’instabilité politique et d’incertitude sur l’issue du conflit, qui finalement aboutirent à l’indépendance de l’Algérie et à l’arrivée en France métropolitaine d’hommes, de femmes et d’enfants, parfois meurtris dans leur chair, toujours meurtris dans leur cœur, éprouvant souvent un sentiment d’abandon.
Toutes les souffrances doivent avoir le droit de cité, celles des militaires comme celles des civils.
Presque cinquante ans après la fin des combats, il convient d’encourager une mémoire apaisée de cette période. Il est indispensable que la mémoire rejoigne l’histoire afin de regarder, sans complaisance ni faiblesse, tout ce que fut réellement cette guerre.
Toutes les mémoires doivent pouvoir s’exprimer. S’accaparer une mémoire est une tendance humaine aussi aisée que compréhensible. Le vrai défi, celui qui, finalement, apaisera, est de “traverser le miroir”. La fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie, qui vient d’être créée, peut constituer une opportunité pour favoriser cette confrontation et les recherches historiques qu’elle induit. Elle peut constituer un outil au service de cette mémoire dépassionnée.
La route qui y conduit est longue et difficile à parcourir, chacun en est conscient. Mais il importe de la suivre avec ténacité. Sa construction ne dépend que de notre volonté.
Nous le devons à tous ceux que la Nation honore aujourd’hui et à leurs familles.


Journée nationale d’hommage aux « morts pour la France » pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie
Extrait du message de Monsieur Marc Laffineur secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Défense et des Anciens combattants
5 décembre 2011

En cette journée nationale, la République rend un hommage solennel aux « morts pour la France »pendant la guerre d’Algérie, les combats du Maroc et de la Tunisie.
Aujourd’hui, nous sommes réunis par le souvenir de leur sacrifice. Pour leur combat valeureux, leur engagement fidèle, nous leur devons respect et reconnaissance.
Aujourd’hui, nous pensons aussi avec émotion à leurs familles, à leurs proches, à leurs frères d’armes.
Qu’ils soient assurés de notre attachement indéfectible à la mémoire de ceux qui sont tombés au champ d’honneur.
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Appelés du contingent, militaires de carrière, membres des forces supplétives ou assimilés, forces de l’ordre, tous servirent la République avec courage, abnégation et loyauté. Tous accomplirent leur devoir, unis par la fraternité des armes. Ils furent plus de 23000 à tomber au champ d’honneur, sur ce sol algérien âprement disputé. Dans le même temps, la liste des victimes civiles n’eut de cesse de s’allonger, pendant le conflit mais aussi après le cessez-le-feu. Notre conscience collective nous ordonne de ne jamais les oublier.
Nous n’oublierons pas non plus que la fin des combats ne signifia pas le début de l’apaisement. Dans l’improvisation, dans la hâte, les Pieds-Noirs et des milliers de Harkis durent quitter l’Algérie pour la France, soudainement arrachés à cette terre qui pour beaucoup était toute leur vie.
La violence du déracinement, la rudesse de l’intégration ont longtemps empêché cette blessure de l’Histoire de cicatriser. Longtemps également la guerre des mémoires contribua à la raviver, en France comme en Algérie.
Aujourd’hui, près de cinquante ans après le départ de la France d’Afrique du nord, le moment est venu de réconcilier enfin les consciences pour que le souvenir joue pleinement son rôle fédérateur. Toutes les victimes de ces années cruelles méritent de trouver leur place dans notre mémoire nationale, comme dans une mémoire partagée par la France et l’Algérie.
Ainsi nous saurons honorer dignement les « morts pour la France » de la guerre d’Algérie, des combats du Maroc et de la Tunisie. Leur sacrifice n’aura pas été vain si nous en tirons les enseignements pour un dialogue apaisé et fécond.

HOMMAGES AUX CHERCHÉLLIENS MORTS POUR LA FRANCE

Le 8 octobre 2010, lors de la cérémonie aux Invalides, hommage a été rendu, pour le cinquantième anniversaire de leur sacrifice, aux 35 anciens de Cherchell morts au champ d'honneur en 1960 .
Le 19 octobre 2011, à l'occasion de l'Assemblée Générale de l'ANCCORE, tenue domaine du Coudon, La Valette-Du-Var, la mémoire des 36 morts de l'année 1961 a été évoquée et hommage leur a été rendu par la lecture de leurs noms dont voici la liste :

Morts Pour La France 1961

1. LORENTE Robert Sergent d’Infanterie +26 11 1961 Oranais Promotion d’Elèves sous-officiers
2. BENOUAHLIMA Mohamed Sergent d’Infanterie +09 02 1961 Algérie Peloton 19
3. LE GUEN Jean-Louis Sous-lieutenant d’Infanterie +16 07 1961 Sétif Peloton 19
4. VIE Patrick Sous-lieutenant d’Infanterie +04 01 1961 Vialar (Ouarsenis) Peloton 19
5. DU PLESSIS D’ARGENTRE Michel Sous-lieutenant d’Infanterie +23 07 1961 Le Tarf (Monts de la Medjerda) Peloton 705
6. HAMARD Yves Lieutenant d’Infanterie +26 04 1961 Mazzer (Monts de Tlemcen) Peloton 803
7. MIGUEL Jacques Lieutenant d’Infanterie +29 07 1961 Djelfa peloton 806
8. DURIEUX Jean Sergent d’Infanterie +19 01 1961 Algérie Peloton 901
9. BARBEAUX Gérard Sous-lieutenant d’Infanterie +25 02 1961 Garletti (Oran) Peloton 903 Promotion« Colonel Marey »
10. GANDOLFI Bruno Sous-lieutenant d’Infanterie de Marine +28 03 1961 Aïn Taya (Guelma) Peloton 904 Promotion « Sous-lieutenant Yves Allaire »
11. VEILLON Jacques Sous-lieutenant d’Infanterie +09 08 1961 Batna Peloton 904 Promotion « Sous-lieutenant Yves Allaire »
12. CAES Michel Sous-lieutenant d’Infanterie +05 06 1961 Beni Saïd (Tassala, Sétif) Peloton 001 Promotion « Colonel Jeanpierre »
13. DE SAINT-MART Claude Sous-lieutenant d’Infanterie +21 04 1961 Michelet (Grande Kabylie)
Peloton 001 Promotion « Colonel Jeanpierre »
14. ANNEBICQUE Henri Sous-lieutenant 3/2e Régiment d’Infanterie de Marine +28 03 1961 Bel-Ayel (Sétif) Peloton 002 Promotion « Reggane »
15. JOLY Christian Sous-lieutenant d’Infanterie +30 04 1961 Oran Peloton 002 Promotion « Reggane »
16. DUMAS Hervé Aspirant d’Infanterie +28 01 1961 Algérie Peloton 003 Promotion « Vercors »
17. DELAVEAU Pierre Sous-lieutenant d’Infanterie +28 12 1961 Djelfa Peloton 004 Promotion « Monna Casale »
18. ISEUX Christian Sous-lieutenant d’Infanterie +24 06 1961 Boghar (Ouarsenis) Peloton 004 Promotion « Monna Casale »
19. PIOT Yvan Sous-lieutenant d’Infanterie de Marine +14 02 1961 Ibakoukene (Tizi-Ouzou) Peloton 004 Promotion « Monna Casale »
20. VUILLET Bernard Sous-lieutenant d’Infanterie +13 05 1961 Boghni (Grande Kabylie) Peloton 004 Promotion « Monna Casale »
21. DUPRÉ Gérard Aspirant 14e RCP +02 04 1961 Douar Groun (Mac-Mahon, Aurès) Peloton 005 Promotion « Koufra »
22. VACHERON DES ROCHES Bruno Sous-lieutenant d’Infanterie +29 01 1961 Karouche-Imess/Oulah (Grande Kabylie) Peloton 005 Promotion « Koufra »
23. CECILLON Armand Aspirant d’Infanterie de Marine +10 01 1961 Philippeville Peloton 006 Promotion « Aspirant Mekerta »
24. ESCALIER Claude Sous-lieutenant d’Infanterie +05 05 1961 Oran Peloton 006 Promotion « Aspirant Mekerta » 25. HUIBAN Pierre Aspirant d’Infanterie +11 01 1961 Djebel Kessebi (Ténès) Peloton 006 Promotion « Aspirant Mekerta »
26. BRULARD Jean-Pierre Sous-lieutenant d’Infanterie de Marine 43e BIMA +31 05 1961 Massif de Collo Peloton 102 Promotion « Capitaine Claude Barrès »
27. CORNIGLION Jean Aspirant d’Infanterie +21 05 1961 Village Hamani (Sétif) Peloton 102 Promotion « Capitaine Claude Barrès »
28. HOUSSAT Denis Aspirant d’Infanterie +06 06 1961 Aït Adellah ? Tifilkout (Michelet, Grande Kabylie) Peloton 102 Promotion « Capitaine Claude Barrès »
29. EICHÈNE Jacques Aspirant 1/23e RIMA +22 07 1961 Près ferme Youssef Montebello (Mitidja) Peloton 102 Promotion « Capitaine Claude Barrès »
30. GOUJON Bernard Aspirant d’Infanterie de Marine +13 08 1961 Es El Begrat (Bône) Peloton 102 Promotion « Capitaine Claude Barrès »
31. GUEGAN Daniel Aspirant d’Infanterie de Marine +25 07 1961 Bougie Peloton 103 Promotion « Maréchal Lyautey »
32. LE TOUZE Hubert Aspirant d’Infanterie de Marine +09 11 1961 Oued El Aneb (Bône) Peloton 103 Promotion « Maréchal Lyautey »
33. ARNOUX Paul Élève Officier de Réserve d’Infanterie +05 05 1961 Cherchellois Peloton 104 Promotion « Débarquement de Provence »
34. COINDRE Pierre Élève Officier de Réserve d’Infanterie +12 05 1961 Cherchellois Peloton 104 Promotion « Débarquement de Provence »
35. LOYE Gérard Aspirant d’Infanterie +09 12 1961 Ben Chicao (Médéa) Peloton 104 Promotion « Débarquement de Provence »
36. SAUCY Jean-Pierre Élève Officier de Réserve d’Infanterie +23 06 1961 Cherchellois Promotion Peloton 105 « Mémorial de Cherchell »

Etaient présents à cette Assemblée Générale : le général Jean Salvan, membre d'honneur de l'ANCCORE et Président Honoraire des Gueules Cassées (Union des Blessés de la face) dont le Domaine du Coudon est la propriété.
Le colonel Vial, représentant le général Ribayrol, commandant les Ecoles Militaires de Draguignan.
M. Visconti représentant M. Guy Teissier, député, maire du cinquième secteur de Marseille et Président de la commission de la défense nationale et des forces armées.
M. Henri Remondet, membre de l'ANCCORE, représentant M.Gambert, Président de la Fédération Maginot.

CÉRÉMONIE D’HOMMAGE A ANDRÉ ESPRIT


Article du "Dauphiné Libéré"

Le 7 mars, plusieurs associations d'anciens combattants, l'ANCCORE et son drapeau ainsi que de nombreux anciens de Cherchell de toutes origines et de toutes époques ont rendu hommage à la mémoire d'André Esprit, le dernier mort au combat de l'Ecole

OBSÈQUES DE JEAN LARTÉGUY

Nous nous sommes retrouvés huit anciens EOR de Cherchell mercredi 2 mars aux Invalides, église des soldats, pour le dernier adieu à Jean Lartéguy.
La messe a été célébrée par le père Rebottier. Très bel hommage du général Cuche, gouverneur des Invalides rappelant le passage de Jean Larteguy à Cherchell. Le cercueil porté par dix militaires a reçu les honneurs au centre de la cour des Invalides.
Etaient également présents le général Dary, Gouverneur Militaire de Paris, et diverses personnalités en particulier de la presse notamment Armand Jammot et Jacques Chancel.
Paul Teil a présenté ses condoléances à la famille, son épouse et ses deux filles, qui y ont été très sensibles et très touchées par la présence d'anciens de Cherchell, Madame Larteguy disant que son époux avait souvent fait référence à Cherchell.
Paul Teil, Alain-Michel Zeller

AVIS DE RECHERCHE


Ceci est un appel aux camarades qui ont pu connaître à Cherchell ou dans leurs unités d’affectation les EOR suivants :

TORDO Gérard, peloton 11 de Cherchell (octobre 1951-mars 1952), lieutenant, commando de chasse Kimono 36
HUMBERT Bernard dont le nom figure sur le monument aux morts d’Arçay (Vienne). Peloton 705 de Cherchell, lieutenant, chef de la SAS de Tassala
Tordo et Humbert figurent sur la liste des 35 soldats auxquels hommage a été rendu le 8 octobre aux Invalides
GODDET Bernard, peloton 705 de Cherchell, 2e compagnie EOR, chef de section : lieutenant Vassard, aspirant au 23e Régiment d’infanterie, + 11 01 1958 Hammama (Souk-Ahras)
Les familles et le Souvenir Français souhaitent recueillir des documents (photos ou autres) ou des témoignages concernant ces militaires.
Si vous êtes possesseurs de tels documents ou simplement de souvenirs, envoyez un E-mail à :
Christian Chabance < kidzorro64@yahoo.fr>


8 OCTOBRE 2010
CÉRÉMONIE D’HOMMAGE AUX ANCIENS ÉLÈVES DES ÉCOLES MILITAIRES DE
CHERCHELL-MÉDIOUNA

Sous le haut patronage de Monsieur Hubert Falco, Secrétaire d’État à la Défense et aux Anciens Combattants, l’Association Nationale des Cadres de Cherchell, Officiers de Réserve et Élèves (ANCCORE*) a organisé aux Invalides, une cérémonie d'Hommage à l'École Militaire de Cherchell, à ses 695 anciens Élèves tombés au Champ d'Honneur et en particulier aux 35 morts de 1960 dont 2010 est le cinquantenaire.
*Président : Gérard Courtade
Président par intérim : Jean-Marie Chastel

Présents :

Familles des MPLF :
Guy Girard frère de Camille Girard, aspirant au 1er Chasseurs d’Afrique; Fewzi Mokadem et sa mère, famille aspirant Mekerta; Monseigneur le comte de Paris représenté par le comte Thierry de Montaigu, vice-président de la Maison royale de France; Noël Tordo, fils du lieutenant Gérard Tordo; Madame Véronique Gazeau-Goddet, nièce de l’aspirant Bernard Goddet; Valérie et Monique Goudet, famille de l’aspirant Goddet

Personnalités :
Général Louis Beaudonnet; Général Jean-Sébastien Tavernier secrétaire général du CSRM; Général de Cleene La Saint-Cyrienne; Général Alain Bourdenet L’Épaulette; Général (cr) André Sciard, président national « Souvenir de l’Armée d’Afrique »; Colonel Alain Esparbès, conseiller au cabinet militaire du SEDAC; Colonel Orofino « Souvenir français »; Colonel (r) Emmanuel de Bossoreille président de l’ANRAT; Colonel Hugues Dalleau président de l’UNC; Colonel Alain Aguilera représentant le général Dominique Delort, président de la Saint-cyrienne; Lieutenant-colonel Jean-Gabriel Roussot, EMAT; Lieutenant-colonel (r) Jacques Vitrolles, président de l’UNOR; Colonel René Mourot secrétaire général de l’UNOR; Colonel Olivier de France délégué général de l’UNOR; Lieutenant-colonel (r) Patrice Fichet président de l’ANORI; Henri Rémondet secrétaire général de la FNAM, représentant Maurice Gambert Président fédéral; Monsieur le sénateur Michel Guerry; Jean-Paul Languin ACUF; M. Bernard Coll, secrétaire général de JPN; Madame Taouès Titraoui, Haut Conseil des rapatriés; Monsieur et madame Michel Dauzier, maire-adjoint de Maisons-Alfort; Monsieur et madame Yves Marthot CDHA; Madame Isabelle Gougenheim ECPAD; Madame Jean Bernachot (dernier commandant de l’École de Cherchell) et membres de la famille Pasquier-Bernachot, mesdames Denis Humbert et Alain Poirson, famille Bernachot Colonel et madame Mir-Peyron amicale des anciens du cherchellois

Anciens EOR et instructeurs : 166 inscrits

Le drapeau de l'EMI de Cherchell dans la Cour d'Honneur des Invalides et sous le ciel bleu, clin d'oeil du ciel algérien ?

Cette cérémonie a revêtu un double aspect, un office religieux et une prise d’armes.

L’office religieux a été concélébré par Monseigneur Luc RAVEL, Évêque aux Armées, l'abbé Rebotier, recteur de la Cathédrale Saint Louis des Invalides, les pères François de Gaulle, des pères blancs, Yannick Lallemand, aumônier de la Légion Etrangère, et Afchain, tous trois anciens EOR de Cherchell.
L'homélie de Monseigneur Ravel a porté principalement sur le devoir de mémoire :
«Nous devons arriver à faire mémoire sans condamner le présent, sans condamner la génération d'aujourd'hui. Cela peut se faire aisément et nous pouvons tomber dans le piège du regret et de la critique : Ah, le bon vieux temps ! ».


Saint-Louis-des-Invalides : entrée (de g à d) de Paul Teil, Jean-Marie Chastel, des généraux Bruno Dary, Bruno Cuche et Patrick Ribayrol

Les célébrants et Monseigneur Luc Ravel

Sortie des drapeaux après l'office

La prise d'armes a ensuite eu lieu dans la cour d'Honneur de l’Hôtel des Invalides, présidée par le Général d’Armée Elrick IRASTORZA, Chef d’Etat Major de l’Armée de Terre, en présence du Général d'Armée Bruno CUCHE, Gouverneur des Invalides,du Général de Corps d’Armée Bruno DARY, Gouverneur Militaire de Paris, du Général de division Patrick RIBAYROL, Commandant les Ecoles Militaires de Draguignan et commandant de l’Ecole de l’Infanterie.



Le drapeau de l'EMI Cherchell et sa garde de lieutenants de l'EI Draguignan

Revue des détachements et salut aux drapeaux

Les gardes aux drapeaux de l'EMIC, de l'EI et un détachement de l'EI

Détachement du 1er Régiment de Spahis, témoignage de fraternité de la cavalerie à la biffe
Le 1er RS est dépositaire des traditions des Spahis nord-africains

Le 1er Régiment de Tirailleurs gardien de la mémoire des Régiments de Tirailleurs Nord-Africains et sa nouba

En tête de la nouba en tenue traditionnelle, sa mascotte, le bélier mérinos Messaoud (le bienheureux) et le chapeau chinois

Introduction ayant valeur de remerciements
Par Jean-Marie Chastel, Colonel(h), Président par intérim de l’ANCCORE

La cérémonie à laquelle vous assistez, voulue par l’Association Nationale des Cadres de Cherchell, Officiers de Réserve et Elèves, est placée sous le patronage de Monsieur le Secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants.
Elle est dédiée à la mémoire de l’Ecole Militaire de Cherchell, à l’esprit qui a animé ses élèves et ses instructeurs, et hélas à la mort au Champ d’Honneur de 695 camarades, recensés à ce jour dont 35 au titre du cinquantenaire, leur sacrifice étant intervenu en 1960.
Votre présence à tous, autour de nous, les anciens de Cherchell, autour des familles de nos morts ici présentes, porte témoignage de votre mémoire et souligne les valeurs qui nous unissent.
Vous ! Camarades d’active, qui avez amplifié au-delà de nos espoirs la présente cérémonie, et qui ravivez ainsi avec éclat le sentiment de cette fraternité d’Arme qui souligne si bien le lien Armée/Nation.
Vous ! Camarades du monde combattant qui portez inlassablement la mémoire des épreuves passées, et qui, par votre présence reconnaissez l’œuvre accomplie par Ceux de Cherchell, et tant d’autres cadres de réserve.
Vous, citoyens de tous horizons et habitants de Cherchell et environs,
Vous ! Familles qui avez partagé sans murmure tant d’efforts, de sacrifices, de douleurs,
Tous ensemble, écoutons l’évocation de l’Histoire de Ceux de Cherchell



Evocation historique de l’Ecole Militaire de Cherchell
Lue par Paul Teil, Délégué ANCCORE Ile de France

En partage avec la Saint-cyrienne et L’Epaulette, l’Association Nationale des Cadres de Cherchell, Officiers de Réserves et Elèves, porte la mémoire des 20 ans d’existence de l’Ecole Militaire de Cherchell.
Depuis presque un demi-siècle cette école n’existe plus. Oubliée ou ignorée, son souvenir demeure pourtant vivace parmi ses anciens élèves et instructeurs.
Pendant un temps relativement bref à l’échelle historique, 20 ans, elle a joué un rôle considérable de formation d’officiers et de sous-officiers issus de l’engagement et du service militaire.
Le 8 novembre 1942, les anglo-américains débarquent au Maroc et en Algérie.
L’Afrique du Nord, est libérée, sauf une partie de la Tunisie tenue par l’Afrika Korps de Rommel.
L’armée d’Afrique dont le potentiel humain a été préservé grâce aux généraux Weygand et Juin, est en mesure de prendre sa place au côté des alliés, sous réserve que soient formés dans l’urgence des chefs de section et de peloton pour l’encadrement des nombreux mobilisés et engagés d’Afrique du Nord. Le colonel Callies est chargé par le général Giraud de créer une École d’élèves-officiers à Cherchell.
Une partie de la première promotion sera installée à Médiouna, au Maroc.
Callies, Saint-cyrien en 1914, de la promotion « Grande Revanche », sait ce qu’il en coûte de lancer dans la bataille des hommes peu aguerris.
Aussi l’entraînement sera intense mais court : 5 à 6 mois.
Locaux insuffisants, pénurie de matériel, équipements obsolètes mais moral élevé, le désir d’effacer le revers de 1940 est grand parmi ces jeunes hommes dont certains sont évadés de France et pour beaucoup des français natifs d’Afrique du Nord.
C’est ainsi que cinq promotions sortiront de Cherchell de 1942 à 1945, soit 5105 officiers et gradés qui fourniront l’encadrement des unités du Corps expéditionnaire d’Italie, de la 1ère Armée française, de la 2e DB, qui s’illustreront du Garigliano jusqu’à Berchtesgaden.
Puis ce furent les combats d’Indochine, Corée, Madagascar et d’Afrique du Nord.
Mais l’Histoire s’écrit aussi avec le sang: 504 tomberont lors de toutes ces campagnes.

Après 1945, Cherchell a continué à former des sous-officiers d’active et des officiers de réserve.
L’École n’est plus interarmes.Annexe de Saint-Maixent, elle forme les élèves Officiers et sous-officiers de réserve destinés à l’Infanterie des unités d’AFN, et de 1949 à avril 1958, une partie des EOR de la Métropole.
Le 10 Mai 1958 elle prend le nom d’Ecole Militaire d’Infanterie et se consacre alors exclusivement à la formation des officiers de réserve d’infanterie.
Le 10 août 1959 le Ministre des Armées charge l’Ecole de former désormais la totalité des Officiers de Réserve d’Infanterie.
Aucun répit dans la formation : Rallyes, service en campagne, bivouacs et nomadisation, combats de nuit, tirs, entraînement physique et théorique se déroulent en zone opérationnelle, sous la menace permanente de l’ennemi.
De 1947 à 1962, 52 promotions se sont succédées et ont formé près de 20 000 cadres issus du contingent, qui représenteront progressivement de 50 jusqu’à 80% des chefs de sections des unités opérationnelles d’infanterie pendant la guerre d’Algérie.
Ils paieront un lourd tribut à cette guerre, les chefs de section étant les plus exposés : 191 tomberont au Champ d’Honneur dont certains étaient encore élèves, l’École étant en zone d’insécurité.

Au total 695 anciens de Cherchell, toutes promotions confondues, ont donné leur vie pour la Patrie

Le drapeau ici présent, par ses décorations, porte témoignage de la reconnaissance de la Nation :

Croix de Guerre avec palme qui orne ses plis, et la citation à l’ordre de l’Armée qui l’accompagne :

« Du 8 novembre 1942 au 8 mai 1945 et après l’envahissement total de la Métropole, l’Ecole Militaire de Cherchell a maintenu la tradition des Ecoles d’Officiers de France en inculquant aux Élèves-aspirants la foi dans les destinées et la grandeur de la Patrie ; a formé pour les Armées de la Libération des chefs dignes de leurs aînés, ardents et animés du désir de vaincre, qui s’illustrèrent sur les champs de bataille de Tunisie, d’Italie, de France et d’Allemagne. S’est acquis ainsi au prix de lourds sacrifices, une part glorieuse dans la victoire de nos Armes. »

Chevalier de la Légion d’Honneur par décret du 3 mai 1963, avec la citation suivante :

« Depuis 1942, a accueilli et instruit 25 000 officiers et Aspirants de réserve.
Durant les opérations de guerre et de libération de 1943 à 1945, puis en Extrême-Orient et en Afrique du Nord, ses anciens élèves ont affirmé les meilleures qualités de chef et d’entraîneur d’hommes. S’ils ont glané les plus beaux titres de guerre, plus de 600 parmi eux ont inscrit leur nom au livre d’Or de l’Ecole.
Citée à l’Ordre de l’Armée en 1950, l’Ecole Militaire d’Infanterie a droit à la reconnaissance du Pays. »

Oui, l’Ecole Militaire de Cherchell mérite bien la cérémonie d’hommage de la Nation qui nous réunis ce jour.


Plaque commémorative don de l'ANCCORE aux Institutions de l'Hôtel National des Invalides et dépôt de gerbe
La plaque est destinée à prendre place dans une galerie des Invalides

Message de monsieur Hubert Falco, Secrétaire d’État à la Défense et aux Anciens Combattants
Lu par le Général Elrick Irastorza, Chef d’État Major de l’Armée de Terre

Messieurs les officiers généraux,
Messieurs les anciens élèves des écoles militaires de Cherchell et de Médiouna,
Mesdames et messieurs,

Lorsqu’il y a presque une année, le projet de vous réunir aux Invalides m’a été proposé, j’y ai souscrit immédiatement et sans réserve. Je veux aujourd’hui dans cet endroit où bat le cœur de la mémoire combattante, que soient célébrés les hommes qui, de fin 1942 au début de 1962, ont en commun d’avoir été instruits et formés dans les écoles militaires de Cherchell et Médiouna. La France leur doit sa reconnaissance. Leur mémoire appartient pour toujours à la nation combattante.

Nous portons un respect tout particulier aux 5105 officiers formés jusqu’en 1945. Ces jeunes hommes animés par un amour absolu de la patrie ont choisi alors les risques de l’action plutôt que le déshonneur de l’attentisme. Personne parmi eux au départ ne savait la fin de l’histoire. Tout était incertitude. Ils n’avaient parfois même pas 20 ans. Avec les cadets de la France libre, ils ont été les jeunes cadres de la France combattante. Ils ont ramassé au sol un glaive tronqué. Derrière Leclerc, de Lattre, Juin, Monsabert, Koenig leur courage et plus encore leur foi dans la France, ont forgé les armes de la Libération. Ils ont assis la France à la table des vainqueurs. Nous leur devons la victoire.

Nous pensons aussi aux 20 000 sous-officiers et officiers d’infanterie qui leur ont succédé dans ces écoles sur la terre algérienne. Ils ont commandé les groupes et les sections qui ont combattu en Indochine, en Corée et en Afrique du Nord. Dans cette France d’après-guerre qui se relève des sacrifices des deux conflits mondiaux qui l’ont ruinée, saignée, plongée dans les affres du doute souvent, ces jeunes cadres conduisent des guerres que leurs compatriotes comprennent souvent mal, tout occupés qu’ils sont à reconstruire et à développer une économie désormais fondée sur une plus grande justice sociale. Même vainqueurs sur le terrain, ils doivent finalement l’abandonner. Aujourd’hui il reste des noms de sergents et de lieutenants qui animent les imaginations fécondes des promotions d’élèves sous-officiers et d’élèves officiers de nos écoles de Saint-Maixent et de Coëtquidan.

Cela ne saurait suffire.

Je vous le dis avec force : chaque nom de ceux qui ont donné leur vie et chaque nom de ceux qui ont simplement suivi la formation militaire au métier des armes à Cherchell, chaque nom est une pierre vivante dans la mémoire de notre pays. Ils ont ici, aux Invalides, toute leur place dans le recueil des gloires de la France. Et la France les chérit, chacun d’eux, pour ce qu’ils ont été et ce qu’ils ont fait. Ils ont, rizière après rizière, djebel après djebel, gagné par leur sang et par leur sueur les délais qui ont permis la transformation de notre France devenue moderne et développée.

Vous, chers anciens, en ce moment précis, je sais que vous ressentez à la fois la nostalgie des jours de votre jeunesse et l’étreinte du deuil de vos frères d’armes perdus au champ d’honneur. Qu’il me soit simplement permis de vous exprimer combien la France toute entière vous aime et vous respecte. Qu’il me soit permis de vous faire entendre l’admiration des jeunes générations de cadres dans nos armées. Vous inspirez leur réflexion sur le sens qu’ils donnent au mot « commandement », au mot « devoir » et au mot « patrie ».

Vous êtes semence des héros dont la France d’aujourd’hui et de demain a besoin pour être elle-même. Vous avez illustré cette maxime de Thucydide. « Le secret du bonheur, c’est la liberté. Le secret de la liberté, c’est le courage ». Recevez donc aujourd’hui l’hommage de notre pays.
Vive la République,
Vive la France.



Lecture des 35 noms en 5 séquences de 6 noms. + 1 de5 Par le Père YANNICK LALLEMAND
A chaque fois, réplique par Yves SALOM qui sort des rangs par un pas en avant, salue et réplique : « Mort pour la France ».



Nos morts en 1960 en Algérie : 2010 cinquantenaire

GRADE/NOM- PROMOTION- DATE DÉCÈS + - LIEU
1. Capitaine LEFEVRE Roger Pierre Alphonse né 23 02 1920, WEYGAND, + 14 oct. 60 Dahra (Ténès)
2. Capitaine CHAMPEAUX Pierre Louis né 30 12 1923, RHIN FRANCAIS, 22e RI Commando de Chasse de Chassériau Kimono 36 + 1er jan. 60 Entre Fromentin et Chassériau (Dahra)
3. Lieutenant TORDO Gérard, Emile né le 26 09 1928, Peloton 11, 22e RI Commando de Chasse de Chassériau Kimono 36 + 19 mai 1960 Montenotte, Djebel Bissa (Dahra)
4. Lieutenant GUILLOU Jean Né 26 07 1921, Peloton 14, + 16 mars 60 El Kseur (Soummam)
5. Lieutenant PETITCOLAS Gabriel François né 20 01 1932, Peloton 15, + 25 mai 60 Lamy (Monts de la Medjerda)
6. Lieutenant DEFRANCE Henri René Eugène Né 07 05 1936, Peloton 603, + 2 mars 60 Kef (Marnia-ouest oranais)
7. Lieutenant BERNARD Jean Pierre né 21 10 1928, Peloton 702, + 20 fév. 60 Dahra (Ténès)
8. Lieutenant FOSSEY Vincent Né 01 09 1936, Peloton 705, + 25 juil. 60 Lamartine (Orléansville)
9. Lieutenant HUMBERT Bernard Né 01 10 1934,Peloton 705, Chef de la SAS de Tassala, + 11 aout 60 Beinem Tassala (Mila-Petite Kabylie)
10. S/Lieutenant PAPIER Claude Né 23 01 1931, Peloton 706, + 13 juin 60 Arris (Aurès)
11. S/Lieutenant GIRAUD Christian Né 03 03 1937, Peloton 804, + 1ER fév. 60 Tachaouef (Sétif)
12. S/Lieutenant MUS Emile Louis Né 27 05 1932, Peloton 804, + 21 juil. 60 El Milia (Nord Constantinois)
13. S/Lieutenant BARDOT Georges Né 26 06 1936, Peloton 901, + 30mai 60 Sétif
14. S/Lieutenant LANGLOIS Daniel Né 06 05 1938, Peloton 901, + 26 mars 60 Constantine
15. S/Lieutenant VIEGAS-PIRES Jacques Louis Antoine Né 24 03 1938, Peloton 901, + 9 sept. 60 Djebel Filfila (Philippeville)
16. S/Lieutenant ZALEWSKI Bernard Laurent René Né 19 07 1938, Peloton 903 Colonel MAREY, + 19août 60 Trézel (Tiaret)
17. S/Lieutenant BALITH Yves Basile Henri Né 23 07 1933, Peloton 904 S/Lieutenant ALLAIRE, + 26 fév. 60 Tamentout (Djidjelli- Petite Kabylie)
18. S/Lieutenant COLLOT Raymond Louis Né 03 07 1935 Peloton 904 S/Lieutenant ALLAIRE 21 sept. 60 Fontaine des Gazelles (Biskra)
19. S/Lieutenant D’ORLEANS François Gaston Michel Marie Né 15 08 1935 Peloton 904 S/Lieutenant ALLAIRE 11 oct. 60 Ali ou Nasseur-Taourirt (Fort National- Grande Kabylie) Son nom donné au peloton 101« Sous- Lieutenant François d’Orléans »
20. S/Lieutenant GRELLET Jacques Henri Né 02 06 1935 Peloton 904 S/Lieutenant ALLAIRE 5 aout 60 Région de Platrière (Constantine)
21. S/Lieutenant ISELIN Roger André Pierre Né 04 01 1938 Peloton 904 S/L ieutenant ALLAIRE 20 juil. 60 Aïn Kelba (M’Sila-Hodna)
22. Sergent LESNE jean Félicien Edouard Né 12 01 1937 Peloton 904 S/Lieutenant ALLAIRE 16 mai 60 Algérie
23. S/Lieutenant VIU Nardot Né 02 09 1935 Peloton 904 S/Lieutenant ALLAIRE 06 sept 60 Djebel Lalik (Orléansville)
24. Aspirant ERBETTI Roger Victor Marius Né14 08 1936 Peloton 906 GEORGES CLEMENCEAU 27 avr. 60 Djebel Debar (Guelma)
25. S/Lieutenant HENNING Bernard Marie Charles Né 18 05 1937 Peloton 906 GEORGES CLEMENCEAU 4 aout 60 Algérois
26. Sergent BOSCHI Paul Bienvenu Vincent Né14 03 1939 Peloton 001 Colonel JEANPIERRE 21oct. 60 25 10 60 mdh Algérie
27. S/Lieutenant MORERA Pierre Peloton 001 Colonel JEANPIERRE 5 oct. 60 Chahna (Djidjelli)
28. EOR TAGGOUG Abdellaziz Peloton 001 Colonel JEANPIERRE 3 juin 60 Cherchellois
29. S/Lieutenant EMMANUELLI Pierre Louis Né 16 03 1937 Peloton 002 REGGANE 15 sept. 60 Djebel Mahmel (Aurès)
30. S/Lieutenant GALENE Gérard Jean Né 28 06 1939 Peloton 002 REGGANE 21 mai 60 Tabouda (Akbou-Soumman)
31. Aspirant MEKERTA Blaha Né 08 09 1939 Peloton 003 VERCORS 17 aout 60 Algérois Son nom a été donné au peloton oo6 « Aspirant Mekerta »
32. Aspirant JEAN Georges Gustave Né 29 04 1938 Peloton 004 MONNA CASALE 29oct. 60 Taher (Djidjelli)
33. S/Lieutenant PLOUE Jean-Pierre, Robert né le 06 10 1938 Peloton 004 MONNA CASALE 25 nov. 60 Oran
34. Aspirant VERBOIS Jean Pierre Né 04 05 1939, Peloton 004 MONNA CASALE, + 4 nov. 60 Mac-Mahon (Aurès)
35. EOR TALBOURDET Joël Né 04 05 1936, Peloton 005 KOUFRA, + 31 mai 60 Algérois


Un des moments forts : présentation du drapeau de l'EMIC aux anciens

Les remerciements aux porte-drapeaux

Les chibanis étaient là encore et ANCCORE

Autorités et présidents d'associations militaires

La famille Mekerta bien entourée

Général Louis Beaudonnet, Henri Rémondet (FNAM) et madame

Serge Fantinel (promo 803) Patrice Fichet (ANORI) et madame

Jean-Marie Chastel et Patrice Fichet

Avant et après les cérémonies les anciens renouent les liens de camaraderie

Face sud des Invalides, l'église du dôme au soleil couchant
Les cérémonies sont terminées, les agapes vont pouvoir commencer à l'Ecole Militaire

Plaquette éditée et diffusée auprès des autorités politiques et militaires et certains organes de presse.
Ce document destiné à mieux faire connaître l'Ecole de Cherchell est le prélude aux cérémonies du 8 octobre aux Invalides


Document produit par Charles Pellegrini Médiation

8 MAI 2010
LES ADIEUX RÉCIPROQUES DE MONTPELLIER ET DE SES ÉCOLES MILITAIRES

Après la commémoration du 65e anniversaire de la victoire une autre cérémonie s’est déroulée sur l’Esplanade royale du Peyrou. Deux Écoles ont fait leurs adieux à la ville de Montpellier, cité militaire séculaire, qu’elles quitteront cet été. L’EAI (École d’Application de l’Infanterie) rejoindra Draguignan et l’EMSAM (Ecole Militaire Supérieure d’Administration et de Management) Coëtquidan.
En 1962 l’EMI Cherchell fut repliée à Montpellier où elle fut rejointe en 1967 par l’EAI, transférée de Saint-Maixent. Les anciens de Cherchell n’oublient pas cette filiation et une délégation de l’ANCCORE a tenu à participer à cette cérémonie autour de son drapeau, en présence des autorités civiles et militaires dont le général d’Armée Elrick Irastorza, Chef d’Etat-major de l’Armée de Terre, qui fut élève puis commandant de l’EAI.

Antoine Bertetti, Daniel Gaillard, Michel Viaud (porte-drapeau) , Yves Salom, Jean-Marie Chastel

Ils sont beaux, fiers et "affûtés"...comme nous jadis

Le général Irastorza, CEMAT, donne lecture de l'ordre du jour n°26 aux officiers, sous-officiers, militaires
de la garnison de Montpellier

Le président de l'ANCCORE Gérard Courtade offre au général Elrick Irastorza la médaille de l'Association des anciens de Cherchell, en présence de Monseigneur Luc Ravel, évêque aux Armées et du général Patrick Ribayrol, commandant de l'EAI, successeur du général Hervé Charpentier



RAVIVAGE DE LA FLAMME

Le vendredi 30 octobre, à 18h30, les anciens de Cherchell réunis au sein de l’ANCCORE, ont ravivé la flamme sous l’Arc de Triomphe à Paris.
Cette cérémonie fut précédée d’un repas, d’une Assemblée Générale et de la remise par le colonel Roland Goepfer, ancien instructeur à Cherchell, de la Légion d'Honneur à Jean Gentilhomme, promotion 102, "Capitaine Claude Barrès", au fort de Charenton à Maisons-Alfort.






A G : Jean Gentilhomme et son épouse A D : Jean-Claude Albertini et Claude Millet, frère de Bernard Millet DCD en 2004

A G : Fewsi Mokaddem neveu de l'aspirant Mekerta et Christian Faux, Promo 006 "Aspirant Mekerta"
A D : Fewsi Mokaddem, Christian Faux et le président Gérard Courtade



Saint-Maurice 2009

La célébration de la Saint-Maurice, patron des fantassins, organisée par l’Association Nationale des Réservistes de l’Infanterie (ANORI) et son Président le lieutenant-colonel Fichet, s’est déroulée sur trois journées.
Vendredi 18 septembre, dépôt de gerbes sur la tombe du soldat inconnu et ravivage de la Flamme sous l’Arc de Triomphe. L’ANCCORE était représentée par le lieutenant-colonel (er) Gérard Courtade et Paul Teil, adjoint au maire de Maisons-Alfort.

Le samedi 19 septembre eut lieu au château de Vincennes, la prise d’armes annuelle de la Sidi-Brahim, fête des chasseurs et passation du drapeau unique des Bataillons de Chasseurs.
A l’issue de cette prise d’armes l’ANORI a reçu son nouveau drapeau remis par le général Ribayrol, nouveau commandant de l’Ecole d’Application de l’Infanterie, en présence du général Irastorza, chef d’état-major de l’Armée de Terre.
Dimanche matin une messe fut célébrée en la chapelle Saint-Louis de l’Ecole Militaire.
Pour plus de détails sur ces diverses manifestations , voir le site de l’ANORI :
http://anorinfanterie.free.fr/Html/R2009-SaintMaurice.htm

12 mai 2009
Célébration d'un double anniversaire à l'Ecole d'Application de l'Infanterie à Montpellier

Les anciens de l'Ecole de Cherchell ont commémoré le cinquantenaire de la remise du drapeau à l'Ecole d'Infanterie de Cherchell le 29 janvier 1959 et le cinquantenaire du décès du colonel Marey, ancien commandant de l'Ecole, tué dans une embuscade le 28 mars 1959. A cette occasion le drapeau de l'ANCCORE (Amicale Nationale des Camarades de Cherchell, Officiers de Réserve et Elèves) a fait sa première sortie et a été présenté aux participants.
Cette prestation s'est déroulée sous l'autorité du général Hervé Charpentier, Commandant l'Ecole d'Application de l'Infanterie et en présence du général Jean Salvan ( 2e section) et de madame Evelyne Marey, fille du colonel Marey qui a offert au Musée de l'Infanterie le sabre, le stick, les décorations et insignes de son pére.
De nombreuses délégations d'anciens combattants étaient présentes avec leurs drapeaux ainsi qu'un piquet d'honneur.
Le président de l'ANCCORE Gérard Courtade a retracé l'historique du drapeau de l'Ecole et le parcours prestigieux du colonel Marey notamment dans sa résistance à l'occupant et a fait ressortir tant ses qualités militaires qu'humaines.
Une gerbe a été déposée devant la plaque à la mémoire des Anciens de Cherchell tombés au champ d'Honneur puis après une minute de silence une vibrante Marseillaise a été chantée.

Les deux drapeaux : Ecole de Cherchell et ANCCORE

EOR Chastel,Président Courtade,Gaillard (caché) , les deux porte-drapeaux, EOR Ribeyron,EOR Viaud

A l'intérieur du Musée le diaporama de l'historique de l'Ecole de Cherchell ainsi que de son drapeau fut présenté pour ceux qui n'auraient pas pu le voir en mars 2008.
Divers ouvrages écrits par d'anciens élèves ou sur l'Ecole, ainsi que des exemplaires de Citadelle et des livrets de promotion étaient exposés de manière à pouvoit être consultés.
Au premier étage étaient exposés des photographies, divers documents ainsi que sous une vitrine le sabre et les autres souvenirs offerts par madame Marey.
Au cours d'un apéritif au cercle-mess, où le général Charpentier, empêché, fut representé par le lieutenant-colonel Cot,le président Courtade a offert à madame Marey une pierre de Maguelonne décorée par ses soins, une reproduction originale de l'hymne de l'Infanterie de marine destinée au général Charpentier, et enfin le calot de l'Ecole de Cherchell au général Salvan, membre d'Honneur de l'Amicale.
Un repas réunit ensuite tous les participants. Puis pendant que les membres de l'Amicale se réunissaient en Assemblée Générale, les épouses guidées par M. Cyril Pujol, maître en histoire militaire, visitaient le musée.



25 Octobre 2008
Assemblée Générale des anciens de l’Ecole à Maisons-Alfort

Après la création de l’Amicale en juillet 2007 et l’hommage rendu au drapeau le 27 mars 2008 à l’EAI de Montpellier, les
Anciens de CHERCHELL(ANCCORE) ont tenu leur première Assemblée Générale le samedi 25 octobre 2008 au Fort de Charenton,à MAISONS-ALFORT( Gendarmerie* ).
Plus d'une centaine ont répondu à l'appel dont une vingtaine accompagnés de leurs épouses.Pendant la réunion ces dernières ont pu visiter la ville et un musée guidées par Mesdames Teil et Parc.
Paul TEIL, délégué sur la Région Parisienne, grâce à ses fonctions de maire-adjoint de Maisons-Alfort, assisté par Maurice Raisonnier et Jean-Yves Parc, a contribué à la réussite de cette réunion qui a été honorée par la présence du général Alain Giorgis, commandant la Force de Gendarmerie Mobile et d'Intervention, les généraux Jean Salvan, instructeur à Cherchell en 1959 et 1960, et Louis Beaudonnet*,le commandant Georges Oudinot de la promotion Weygand.
Etaient également présents et en uniforme le Lieutenant-colonel Plantet ( EOR de la promotion 105 ) , le commandant Serge Fantinel( EOR de la promotion 803) .
Le rapport moral a été présenté par le Président Gérard Courtade, le compte rendu financier a été fait par le trésorier Daniel Gaillard. Diverses motions ont éré adoptées dont les adhérents seront informés en particulier un possible rapprochement avec la Fédération nationale André Maginot dont Henri Remondet a présenté tout l'intérêt.
Sont également intervenus : le général Giorgis qui avait d'autant plus obligeamment accepté d'accueillir les anciens Cherchelliens que son épouse présente à la réunion est native de Cherchell, puis les généraux Beaudonnet et Salvan se sont exprimés.
Après la projection du diaporama sur le drapeau de Cherchell et la présentation d’une exposition de photos, une cérémonie de remise de la croix d’Officier de la Légion d’Honneur au lieutenant Jean-Paul GAUDEAU a eu lieu.
Jean-Paul Gaudeau, chef de section au 121e RI, commandant le poste de Taguemount Azouz, a été grièvement blessé le 28 janvier 1962 dans une embuscade. Entouré de ses deux camarades, Lafforgue et Albertini, de la promotion 102 "Capitaine Claude Barrès", J-P Gaudeau recevait la croix des mains du général Beaudonnet.
Enfin, cette cérémonie à laquelle étaient représentées plusieurs sections d'anciens combattants et leurs drapeaux, ponctuée par la sonnerie aux morts et une vibrante marseillaise reprise en choeur par l'assistance se termina par un dépôt de gerbe devant la plaque à la mémoire des militaires de la garde et de la gendarmerie nationale morts pour la France au cours de la seconde guerre mondiale.
La matinée s'est terminée par un repas de cohésion au cours duquel ont pu être évoqués, dans la fraternité retrouvée, les différents parcours civils et militaires. après cette formation commune au sein de cette Ecole prestigieuse que fut CHERCHELL.


Gérard Courtade entouré de Daniel Gaillard et Yves Salom et vue de l'amphithéâtre

De droite à gauche:André Nevejans,général Jean Salvan, général Louis Beaudonnet, commandant Georges Oudinot, son épouse Hélène, général Alain Giorgis et son épouse ( en partie cachée)

Généraux Louis Beaudonnet et Alain Giorgis

Le général Beaudonnet remet la croix d'Officier de la Légion d'Honneur au lieutenant Jean-Paul Gaudeau et lui donne l'accolade. Derrière, ému, Jean-Claude Albertini

Jean-Paul Gaudeau en famille

Dépôt de gerbe : général Louis Beaudonnet, Paul Teil, Gérard Courtade, Général Jean Salvan, général Alain Giorgis

Au mess : Gérard Courtade entre le général Salvan et le commandant Oudinot;Le général Beaudonnet s'entretient avec Gaudeau et madame

Le général Salvan est fait membre d'Honneur de l'ANCCORE et reçoit le calot de Cherchell

* Louis Beaudonnet, général de brigade, né en 1923, ancien élève du Prytanée de la Flèche, entre dans la gendarmerie en 1943, participe avec le Groupement Daucourt aux combats de la Libération, notamment à Kilstett, sert en Indochine dans la Garde Républicaine de marche de 1947 à 1956, puis en Algérie.
En janvier 1945, une offensive lancée par l'armée allemande pour tenter de reprendre Strasbourg fut stoppée par le sacrifice de la garde républicaine lors de violents combats qui eurent lieu à Kilstett. Un Monument destiné à se souvenir des hommes de la Garde Républicaine qui ont combattu à Kilstett a été inauguré le 5 Janvier 1996 par la 100ème promotion de l'Ecole des Officiers de la Gendarmerie Nationale (Promotion Lieutenant Cambours).
La gendarmerie est issue de l’armée de terre et plus précisément de la cavalerie. Depuis son ancêtre, la maréchaussée, elle a traversé l’histoire en s’adaptant aux changements de régimes politiques et de gouvernements qui ont peu à peu forgé une institution militaire originale, fidèle aux principes républicains. Les principales formations de la gendarmerie sont la gendarmerie départementale et la gendarmerie mobile (ex garde républicaine mobile de 1926 à 1945) ; auxquelles s’ajoutent des formations spécialisées : garde républicaine, gendarmerie maritime, de l’air, GIGN, etc. Ses missions sont multiples : la défense, la police judiciaire et la sécurité publique.
L’épisode de Kilstett illustre le rôle de force militaire de la Gendarmerie qui outre ses missions traditionnelles de prévôté ayant pour but d'assurer la police générale et judiciaire aux armées, est susceptible d’intervenir en unités constituées. La gendarmerie mobile contribue également aux théâtres d'opérations extérieurs (Missions OPEX).

*De Verdun à Saïgon, 1923-1954.Souvenirs du général Louis Beaudonnet



14 juillet 2008
Remise de la Légion d'Honneur au Lieutenant-colonel (er) Gérard Courtade, Président de l'ANCCORE

Le 14 juillet 2008, Gérard Courtade s'est vu remettre par le général de Division Hervé Charpentier commandant l'EAI et commandant de la place d'Armes de Montpellier, la croix de chevalier de la Légion d'Honneur. Cette décoration récompense 27 ans de service actif. Ancien EOR de Cherchell, promotion 806, Saint-Maixent, ORSEM puis militant dans des associations et amicales d'anciens combattants soit près de 50 ans au service de l'Armée et de la Nation. Gérard Courtade est issu d'une famille de militaires, son père pionnier de l'Aéronavale et son frère, Médecin général, ancien médecin de la Flotte Méditerranée. Et n'oublions pas que Gérard Courtade est Président de l'ANCCORE (Amicale Nationale des Camarades de Cherchell, Officiers de Réserve et Elèves), que grâce à lui et les centaines d'anciens de Cherchell qui l'ont rejoint l'esprit de Cherchell a pu renaître de ses cendres et perpétuer ainsi le souvenir de cette prestigieuse Ecole. A travers lui ce sont donc tous les anciens de Cherchell qui se trouvent honorés.

La cérémonie a eu lieu Place de la Comédie à Montpellier en présence des autorités civiles et militaires : Madame Mandroux, maire de Montpellier, M. Jean-Pierre Grand, député-maire de Castelnau, M. Cyrille Schott, Préfet, M. Doumergue, député, Hervé Charpentier, général de division, et du général commandant la Légion de Gendarmerie

Gérard Courtade décoré par le général de division Hervé Charpentier


Gérard Courtade félicité par Madame Mandroux, maire de Montpellier, en présence du général Hervé Charpentier et par les anciens de Cherchell

27 mars 2008
Honneurs rendus au drapeau de l'Ecole de Cherchell après l'inscription "AFN 1952-1962" voir sous "La symbolique", la rubrique "Le drapeau".



Remerciements et projets du Président Courtade

Quel chemin parcouru en quelques mois seulement depuis que j’ai marqué mon étonnement et ma volonté de combler sur le net 
ce vide injuste sur notre Ecole !
En laissant ma trace sur le site « Les Cadets de Cherchell », puis sur « copains d’avant », j’ai fait le bon choix, car ils ont été tous les deux très efficaces. Merci donc à eux.
Mes remerciements vont bien sûr à toi, Christian, l’auteur de cet excellent site. Chabance, tu as été mon premier contact, et ensemble nous sommes tombés d’accord pour cette création, malgré nos balbutiements en informatique. Tout est conforme à mon souhait, grâce à ta volonté acharnée de réussir ce que nous ne savions pas faire, aux fruits de tes recherches personnelles, de ta patience à transformer en fonction de nos desiderata concertés,des rajouts de tous, enfin du soin méticuleux dont tu as fait preuve pour choisir, présenter, organiser ce site. Mille fois merci.
Je me tourne maintenant vers notre ami Jean-Claude Albertini, véritable relais fédérateur, utilisant tous les moyens d’agrandir la « toile » de compiler écrits et photos. Un vrai tam-tam, qui aujourd’hui a rassemblé plus de deux cents EOR de Cherchell, et dont le rappel se répand encore chaque jour. Merci à vous tous, les Anciens, qui de près ou de loin ont répondu, en nous procurant documents et encouragements, et en vous faisant l’écho de nos intentions. Merci aussi à la main tendue par l’EAI et son Musée de l’Infanterie, en la personne de son conservateur le Commandant Le Gouaille, qui a répondu immédiatement à notre projet et qui fait des prodiges pour propager l’Histoire de tous nos combattants. Avec lui le Colonel Greinerde L’Association des Amis du Musée de l’Infanterie, qui m’aide actuellement à tisser la toile d’un premier cercle, dont j’ai besoin pour asseoir notre Amicale et sa représentativité. Notre premier but est atteint : ressusciter la mémoire de l’Ecole Militaire d’ Infanterie de Cherchell, école prestigieuse, unique, qui mérite mieux que l’oubli! C’est fait et avec brio ! Il faut maintenant aller plus loin : * Maintenir l’effort de recherche des compagnons d’Armes, essayer de nous retrouver physiquement, un peu blanchis, mais avec la même foi, celle de servir encore. * Entretenir l’hommage à notre Ecole, à ses morts, et à son Drapeau ressuscité par la mention AFN 1952-1962, ce qui se fera pour la première fois en mars ou avril 2008. Deux souhaits m’animent : * Essayer de nous rencontrer une fois l’an, soit au Nord (Proposition Teil), soit au Sud (moi-même), mais pourquoi pas à l’Est et à l’Ouest. * Modification du monument aux Morts de l’EAI de Montpellier où figureraient tous les noms des disparus de 1942 à 1962, dans le style de celui de Fréjus. Ainsi, définitivement l’oubli fera place au souvenir, « ANCCORE et toujours ». Sigle et slogan, qui si vous le voulez bien, seront le futur nom de notre Amicale et notre devise. Merci à tous EOR Gérard COURTADE Promo 806. * Amicale Nationale des Camarades de Cherchell, Officiers de Réserve et Elèves

Listes des Morts Pour La France

Nos listes des MPLF sont issues principalement de deux ouvrages : « Ils venaient de Cherchell » et « A 20 ans ils commandaient au feu » (Voir bibliographie). Le site « memoiredeshommes » est aussi une source de renseignements. Il nous a permis de compléter les listes des morts en Indochine par l’unité à laquelle appartenait le militaire décédé. Malheureusement les listes sur ce même site pour l’Afrique du Nord sont très succinctes et ne comportent ni l’unité ni le grade. Mais le plus ennuyeux c’est que les listes sont incomplètes et par conséquent le nombre des militaires sortis de Cherchell et tombés au Champ d’Honneur au-dessous de la réalité. Récemment grâce à un camarade de promotion, Louis Richard, nous avons pu inscrire un de ces « oubliés ». Il s’agit de Boëgli Rodolphe, Peloton 9.Toute autre précision le concernant : grade et unité seront les bienvenus et d’une manière générale merci de nous faire connaître les noms de camarades ne figurant pas sur les listes.

Christian Chabance


A la suite de l’information ci-dessus, Jean-Pierre Fourquin, de la Promotion 106 « Croix de la Valeur Militaire », s’est manifesté et nous a adressé le message suivant : Après ma sortie de Cherchell, j'ai été affecté à la SAS de Chetouane (Oran). Celle-ci portait au fronton de la porte d'entrée : « SAS lieutenant BOEGLI ». BOEGLI avait été chef de cette SAS et a été tué le 15 novembre 1957 (bulletin historique des anciens des affaires algériennes et sahariennes numéro 10 et numéro 25). C'est le lieutenant Sanchez qui a pris sa succession et auquel je fus affecté comme adjoint début 1962.

Extrait du Bulletin n° 10, décembre 1998

Extrait du Bulletin n° 25, avril 2006

Les coupures de l'Est Républicain du 12 avril 1956, jointes au bulletin n° 25, relatent l'attaque du poste de Sidi Djilali, dont le lieutenant Boëgli avait le commandement. Au cours de cette attaque le lieutenant Boëgli fut blessé et ce n'est qu'environ 19 mois plus tard qu'il fut tué alors qu'il commandait le poste de Chetouane, près de Tlemcen.

Le devoir de mémoire

Alain Petit dont le père, Pierre, est un ancien de Cherchell (5e Promotion, "Rhin Français") a signalé une erreur concernant le lieu de décès de Robert Seguin (3e Promotion, "Libération") . Il s'agit non pas de Montbéliard ainsi qu'indiqué dans divers ouvrages, mais du col de Ferrière près de Glainans. Le même jour, au même endroit l'Aspirant Jean Clévenot trouvait la mort, ce qui nous a permis de rectifier la date de décès de ce dernier, indiquée faussement en juillet au lieu de septembre. Les précisions apportées par Alain Petit ont permis en outre d'indiquer les Unités auxquelles appartenaient ces deux soldats morts pour la France : 4e Régiment de Tirailleurs Tunisiens pour Robert Seguin 3e Régiment de Spahis Algériens de Reconnaissance pour Jean Clévenot Pour plus de détails voir : http://pagesperso-orange.fr/clerval/histoire/embusca.htm
C'est bien cela le devoir de mémoire, se souvenir, mais aussi apporter des précisions et s'il y a lieu des rectifications. Merci à Alain Petit et à son père Pierre.

DOUBLE COMMÉMORATION A FRÉJUS : LE 137e ANNIVERSAIRE DES COMBATS DE BAZEILLES ET LES 150 ANS DE LA CRÉATION DES «TIRAILLEURS SÉNÉGALAIS»


A Fréjus, fief du 21ème Rima, ces évènements ont été célébrés en deux temps:
Le 31 août 2007 en début de soirée, au Musée des Troupes de Marine, le film d’Eric Deroo, la « Force noire » a été projeté. Puis, sur le front de mer, entre les boulevards d’Alger et de la Libération, l’espace où est érigé le monument à la gloire de" l'ARMEE NOIRE," a été baptisé "Esplanade des Tirailleurs Africains et Malgaches", en présence des autorités civiles et militaires et des représentants des 17 pays concernés: BENIN, BURKINA-FASO, CAMEROUN, COMORES, CONGO(Brazzaville), COTE d'IVOIRE, DJIBOUTI, GABON, GUINEE(Conakry), MADAGASDCAR, MALI,MAURITANIE, NIGER, RÉPUBLIQUE CENTRE AFRICAINE, SENEGAL, TCHAD, TOGO. Le lendemain matin, 1er septembre, après une messe à la cathédrale de Fréjus, la prise d'Armes de BAZEILLES se déroulait au camp LECOQ, siège du 21ème Rima, sous la présidence du Secrétaire d' Etat à la Défense et aux anciens combattants, Mr Alain MARLEIX et en présence du Major Général de l'Armée de Terre, le Général (CA) IRASTORZA: Remise de décorations, Ordre du jour, présentation des drapeaux de toutes les formations des Troupes De Marine de FRANCE et d'OUTRE-MER, avec leur garde, en présence des vétérans africains et des drapeaux de leurs 17 pays. Lecture fut faite de l'épopée de la « Division BLEUE», avec le combat célèbre de la maison Bourgerie, dite « Maison de la dernière cartouche», où les marsouins complètement cernés par le 15e régiment de ligne bavarois luttèrent jusqu’à la dernière cartouche et où s’illustrèrent, entre autres, le chef de bataillon Lambert et le capitaine Aubert. Cérémonie majestueuse et émouvante où l’amitié franco-africaine était à l'ordre du jour.

La dernière cartouche, d’après le tableau d’Alphonse de Neuville

*Hymne de l’Infanterie de Marine

Photos Gérard Courtade.
Voir : « Les Troupes de Marine, quatre siècles d’histoire » Editions Lavauzelle

Avis de décès

Maurice-Michel ARVEILLER

Lieutenant honoraire, décédé le 7 novembre 2007 à VIROFLAY EOR à l'Ecole Militaire d'Infanterie de Cherchell, puis chef de section au 12ème Bataillon d'Infanterie, avant d'être affecté au Service d'Information, d'Etudes et de Cinématographie des Armées. Ancien élève de l'Ecole normale supérieure, agrégé d'histoire, maître de conférences honoraire de l'université Sorbonne - Paris 1. Il était spécialiste de l'histoire religieuse du XVIème au XIXème siècle. Il fut chargé de mission au cabinet d'Alain PEYREFITTE, secrétaire d'Etat, puis ministre de l'Information de 1962 à 1964. Il était membre du bureau et porte drapeau de la section de VIROFLAY de l'UNC. Administrateur de l'ANORI, il en était également l'un des porte-drapeau. Il était aussi membre de l'Association des Amis du Musée de l'Infanterie. Chevalier de l'ordre des Palmes académiques, Croix du Combattant, médaille du Titre de Reconnaissance de la Nation, médaille du maintien de l'ordre en Algérie.

12 juillet 2007
Céremonie du cinquantième anniversaire de la mort de Gérard de Cathelineau


Saint cyrien de la promotion Croix de Provence (cinquième série de Cherchell) , blessé en Indochine, tué en Grande Kabylie (Tamaghoucht) le 12 juillet 1957 pendant le nettoyage d'une cache de rebelles, après s'être jeté devant le sous-officier qui était à côté de lui. Il laissait une veuve de 36 ans et 4 petites filles dont l'aînée avait 10 ans. Un livre a été écrit sur lui le R.P. Gasnier aux Nouvelles éditions latines en 1960 "Un officier français, Gérard de Cathelineau".

†12 juillet 1957 – 12 juillet 2007 A l’occasion du cinquantième anniversaire de la mort au champ d’honneur du Capitaine Gérard de Cathelineau, les Saint-cyriens de la promotion Capitaine de Cathelineau, sa famille, et tous ceux dont la vie a été marquée par cet officier d’exception, vous convient à une messe d’action de grâces présidée par Monseigneur Le Gall, évêque aux armées, le jeudi 12 juillet 2007 à 17h00 en la cathédrale Saint Louis des Invalides. La messe sera précédée des honneurs militaires à 15h au cimetière de Meudon (Cimetière des longs Réages, 29 avenue de la Paix 92190 Meudon).