- Ecole militaire d'infanterie cherchell - 1942 - 1962

INFORMATIONS

Mémorial de l’Armée d’Afrique, Saint-Raphaël, 5 juin 2015 :
Cérémonie commémorative de « L’entrée triomphale des Armées alliées dans Rome les 4 et 5 juin 1944 », organisée par le Souvenir Français

Le 4 juin 1944 la 5e Armée américaine du général Clark, suivie le 5 juin par le Corps Expéditionnaire Français en Italie, commandé par le général Alphonse Juin entraient dans Rome.
Il y a soixante et onze ans, l’Armée d’Afrique se couvrait de gloire en jouant un rôle déterminant dans la rupture du front allemand devant Rome. Le C.E.F. et son chef, ainsi que le général de Gaulle recevaient les félicitations des alliés.
« Le courage, la détermination, et l’adresse démontrées par tous les membres de votre commandement ajoutent encore un autre chapitre glorieux à la longue et noble histoire des armées de la France. » Général Clark au général Juin, 13 mai.
« Bien que je n’aie pas un seul instant douté que l’armée française renaissante se distinguerait dès les premiers instants de son entrée dans la bataille, […] je tiens à vous faire part personnellement de ma fierté à l’égard de la valeureuse performance en Italie du corps expéditionnaire français. » Général Eisenhower au général de Gaulle, 24 mai
A Rome, au palais du Quirinal Clark s'efface devant Juin en lui disant : « après vous, car sans vous nous ne serions pas là ! », « Nous non plus : sans votre aide, nous ne serions pas là", répond Juin.
Le 5 juin hommage a été rendu à cette glorieuse Armée d’Afrique par les autorités civiles et militaires, les associations patriotiques et leurs drapeaux, ainsi qu’un piquet d’honneur du 1er Régiment de Chasseurs d’Afrique de Canjuers. Après le ravivage de la flamme du souvenir, par le général Jacques Jauffret, Grand officier de la Légion d’honneur, le général Gérard Delbauffe, président d’honneur du Souvenir français, Alain Illich, délégué général du Souvenir français pour le Var, il a été procédé à des dépôts de gerbes.
La cérémonie s’est poursuivie par la sonnerie aux morts, l’hymne national, entonné par les élèves des écoles et l’assistance, et enfin hors programme, le chant des Africains.

" Ceux de Cherchell " étaient représentés par 10 adhérents en calot et attributs, conduits par le Vice-Président SUD, Gérard Gamba,
le drapeau de l’ANCCORE était porté par notre camarade Michel Viaud.

Samedi 11 Avril 2015
CHAMBERY : Inauguration d’une stèle dédiée à la mémoire du sous-lieutenant Yvan PIOT

Sur les hauteurs de la ville une stèle, à savoir une pierre ancienne (offerte par Jean-René CHOLAT), gravée au nom du sous-lieutenant Yvan PIOT, promotion Monna Casale, 1er Régiment d'Infanterie de Marine, mort pour la France en Kabylie, le 14 Février 1961, a été dévoilée par monsieur Michel DANTIN, maire de Chambéry, député européen, accompagné du président de l’ANCCORE, Paul TEIL et de monsieur Philippe PIOT, frère d'Yvan.
Un détachement du 13ème Bataillon de Chasseurs Alpins rendait les honneurs, ainsi qu’un détachement de la Marine Nationale. Les porte-drapeaux au nombre de 27, dont Yves Salom pour l’ANCCORE, encadraient cette cérémonie.
Après le dépôt de 7 gerbes, pour lesquelles chaque déposant était accompagné d'un jeune enfant des familles PIOT et CHOLAT, la sonnerie aux Morts et la Marseillaise, il fut fait lecture par Jean-René CHOLAT d'un message de monsieur Hubert BORNENS, président de l'UDC de Haute Savoie, compagnon d'armes d'Yvan PIOT et témoin direct de sa mort.
Après l’allocution du président Teil, Monsieur DANTIN prononça quelques mots simples au travers desquels une réelle émotion était perceptible.
Le président fondateur Gérard COURTADE, le Délégué Régional RHONE-ALPES, Christian SAVALE et une cinquantaine d’anciens cherchélliens dont certains accompagnés de leur épouse, de nombreux membres de la famille PIOT, des élus, des officiers, et des Chambériens ont assisté à cette émouvante cérémonie.


La deuxième partie de la journée a été consacrée au traditionnel repas de cohésion qui s’est tenu au sein du 13ème BCA grâce à l’accueil de son chef de corps, le Colonel Ghislain LANCRENON, petit-fils du colonel LANCRENON ayant commandé l’Ecole de Cherchell de 1951 à 1955.
Après que notre Président ait offert en guise de remerciement au Colonel LANCRENON la médaille de l'ANCCORE et un livre ancien,«Ils venaient de Cherchell», un repas fut servi par les Chasseurs dans une ambiance détendue, contrastant avec l'émotion ressentie le matin.
Une gerbe fut déposée au pied du monument des morts pour la France et morts en montagne du 13e Bataillon de Chasseurs Alpins dont la devise est « Sans peur et sans reproche ». Il y a tout lieu de penser que cette journée restera gravée dans la mémoire des participants heureux de se retrouver et ensemble de faire revivre « l’esprit de Cherchell ».


Photos : Marie-Thérèse Corbet et Gérard Courtade
Texte : d'après le compte rendu de Christian Savale

8 avril 2015
JOURNEE DE L ' INFANTERIE ET INAUGURATION DE LA PLAQUE « ECOLE DE CHERCHELL »


Le Général Emmanuel MAURIN, Commandant l’E.I. de Draguignan, a convié une trentaine de Présidents et Délégués d'associations patriotiques ressortissant de l'Infanterie à une journée d'information pour présenter l'infanterie d'aujourd'hui et ses défis.
Gérard Gamba, vice-président-sud représentait l’ANCCORE. Il était accompagné par Claude DELIGNY et Patrick VAN DE WOESTYNE.
Le programme de cette journée comportait l’inauguration de la plaque "Cherchell», la présentation de l’EI, la visite de la salle d'honneur de l’Infanterie, un dépôt de gerbe au Monument aux Morts de l’Ecole de l'Infanterie, et l’après-midi : visite du musée de l'artillerie et présentation de matériels et moyens d’instruction.
La plaque " Cherchell " a été dévoilée par le général Maurin et Gérard Gamba et figure en tête des écoles successives de l'Infanterie sur le panneau mural à l'entrée de la tour de commandement des EMD (Ecoles Militaires de Draguignan). L’Ecole de Cherchell avait été « oubliée ».. Cet oubli a été réparé suite aux représentations faites par le Vice-Président SUD lors de sa réception le 1er.octobre 2014 par le Général qui avait alors chargé le lieutenant-colonel RASCLE, Officier-synthèse Infanterie, d'y remédier.
Au cours de la visite de la salle d'honneur a été défini, avec les responsables, l'emplacement qu'occupera l'ensemble multimédia tactile, lieu de mémoire de l'Ecole de Cherchell.



JEUDI 14 AOUT 2014
70e ANNIVERSAIRE DU DEBARQUEMENT DE PROVENCE : Cérémonie d'hommage à l'Armée d'Afrique


La Mairie de Saint-Raphaêl a été chargée d'organiser cette manifestation présidée par Monsieur Kader Arif, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants et de la Mémoire.
Exceptionnellement, cette année, la cérémonie d'hommage a été avancée au 14, en raison du programme très chargé du lendemain : Mont Faron, revue navale et défilé aérien en présence du Chef de l'Etat.
Il n'y a donc pas eu de cérémonie ni sur l'esplanade du Dramont, l'un des lieux du débarquement, ni à la Nécropole militaire de Boulouris.

La cérémonie s'est déroulée en présence de Monsieur Georges Ginesta, député-maire de Saint-Raphaël, des préfet et sous-préfet, de Madame Françoise Dumont, première adjointe et conseillère générale, du président du Souvenir Français, du général Jacques Jauffret* et autres autorités civiles et militaires.
*Ancien vice-président de l'Association Nationale «Souvenir de l'Armée d'Afrique» récemment dissoute.


Parmi les anciens combattants et présidents d'association, «Ceux de Cherchell» étaient représentés par Jean-Claude Brex, Christian Chabance, Roger Espenel, Jean-Marie Chastel et Michel Viaud, porte-drapeau

Devant le nom de l'«ECOLE MILITAIRE DE CHERCHELL 1942-1962» gravé dans la pierre du Mémorial en 2012. «ECOLE D'ELEVES ASPIRANTS CHERCHELL MEDIOUNA 1942-1945» y figurait déjà. Plus lisible photo ci-dessous


L'Honneur a été rendu à l'étendard du 1er Régiment de Chasseurs d'Afrique puis après le ravivage de la flamme, la sonnerie aux morts, la minute de silence et la marseillaise, le secrétaire d'Etat proceda à la remise de la Légion d'Honneur à huit anciens combattants, dont une femme, ayant participé au débarquement.
Dans son allocution Monsieur Kader Arif déclara :
«Vous incarnez une réalité historique qui a fait la fierté et la grandeur de notre pays », puis sur l'Armée d'Afrique :
«En mêlant leur sang à ceux des combattants métropolitains, les soldats venus d'Afrique ont à jamais lié les destins de nos pays».
Hommage fut rendu également aux résistants dont le rôle fut très important.


Les Chasseurs d'Afrique en tenue de tradition
qui entonnèrent le «chant des Africains» en fin de cérémonie

OPERATION DRAGOON

A l'origine, le nom de code du débarquement de Provence était «Anvil» (enclume) et devait avoir lieu à la même date que celui de Normandie car l'idée était de prendre les armées allemandes entre le marteau (débarquement de Normandie) et l'enclume.
L'insuffisance des moyens, notamment de transport obligea à retarder le débarquement de Provence qui prit le nom de «Dragoon».
Après les campagnes de Tunisie et d'Italie la France consolide en Provence son rang de puissance militaire.
Sur le front d'Italie, le Corps Expéditionnaire Français, par sa vivacité, son mordant et la capacité de combattre en montagne des goumiers marocains et tirailleurs Nord-Africains a contribué largement à briser la résistance allemande et à ouvrir la route de Rome.
Le général Juin reçut les félicitations des chefs alliés en particulier des généraux Clark et Marshall. Le 5 juin, une partie du Corps Expéditionnaire défila au côté des alliés dans Rome libérée.
Le lendemain, 6 juin, c'est l'opération «Overlord» dont l'ampleur occupe l'actualité et éclipse la guerre d'Italie et le triomphe des armes françaises.
La victoire française du Garigliano et la prise de Rome marquent le début de la fin de la campagne d'Italie qui se poursuivra encore jusque sur l'Arno.
Le gros des troupes sera progressivement retiré et regroupé dans le sud de l'Italie en vue de leur embarquement à Naples, Tarente et Brindisi.Les navires rejoindront ceux venant de Bizerte, d'Oran et de Corse pour se retrouver au jour J, 70 jours après «overlord», face aux côtes de Provence :
L'armada était composée de 250 navires de guerre dont 31 français (35 selon les sources), 881 bâtiments avec les navires de transport de troupes et environ 2200 si l'on ajoute les bâtiments de taille intermédiaire. 2000 avions venant de Corse ou de porte-avions.


La 7ème Armée américaine, qui allait mener l'assaut, com­mandée par le général Patch, était composée du 6ème corps d'armée US (36e,45e, 3e Divisions d'Infanterie américaines) et d'une division aéroportée. Elle comprenait également l'Armée B française sous les ordres du général de Lattre de Tassigny.
Il était convenu que le général Patch commanderait les troupes françaises lors de la première phase de l'opération et que le général de Lattre en assumerait le commandement tactique dès leur engagement.
L'Armée B était composée par la 1ère Division Blindée (général du Vigier),la 5e Division Blindée (général Vernejoul),la 1ère Division Française Libre (général Brosset),la 3e Division d'Infanterie Algérienne (général de Monsabert), les Tabors Marocains (général Guillaume),la 2e Division d'Infanterie Marocaine (général Dody), la 4e Division Marocaine de Montagne (général Sevez), la 9e Division d'Infanterie Coloniale (général Magnan).
Dans la nuit du 14 au 15 août afin de sécuriser la zone du débarquement,les commandos d'Afrique du lieutenant-colonel Bouvet reçurent pour mission de neutraliser une batterie d'artillerie du cap Nègre à l'ouest, tandis qu'à l'est le Groupe Naval d'Assaut de Corse du capitaine de frégate Sériot devait, après avoir débarqué vers la Pointe de l'Esquillon, gagner la RN 98 et la Nationale 7 de manière à interdire le passage de renforts vers Saint-Raphaël.
Malheureusement ce fut un échec car la zone avait été minée quelques jours avant.
Dans le but d'interdire tout mouvement ennemi vers les plages, à l'aube du 15 août, aux ordres du général Frederick, les paras américains, anglais, canadiens sautèrent au sud de Draguignan, dans la plaine de l'Argens, entre La Motte et Le Muy.
Au soir du 15 août 90 000 hommes avaient débarqué; 9700 hommes ont été déposés par 410 planeurs et une rotation de Dakotas ayant décollé d'aérodromes d'Italie et de Corse.
A part un élément blindé de la 1ère DB (Combat Command 1 du général Sudre), qui débarqua le 15 avec la 36e Division US, les français de l'Armée B débarquèrent de J+1 à J+5.
450 000 hommes ont participé au débarquement de Provence entre le 15 août et le 1er octobre, 250 000 étaient sous drapeau français appartenant à l'Armée B, devenue par la suite 1ère Armée française sous les ordres du général de Lattre de Tassigny.
En août 1944, sur les 200 000 hommes de l'Armée B débarqués, on comptait 93 500 indigènes d'Afrique du Nord, 16 500 indigènes d'Afrique sub-saharienne, et 90 000 français d'Afrique du Nord et de métropole.
Le nombre de français est quasi équivalent à celui des indigènes. Cela est du à la mobilisation massive des européens, vingt-quatre classes ayant été appelées.(classes 1922 à 1945, soit les hommes âgés de 19 à 42 ans).
Au 1er novembre 1944, 176 500 hommes dont 19 000 évadés de France sont sous les drapeaux soit 16,4% de la population française d'Afrique du Nord(14,9% des français d'Algérie).
Les indigénes étaient recrutés par engagement volontaire et par conscription partielle, en Algérie et en Tunisie, une classe d'âge n'étant pas entièrement appelée.Au Maroc, le régime du Protectorat interdisait à la France de mobiliser des sujets marocains.Le roi du Maroc incitera les marocains à s'engager auprès des français.
En février 1945, 233 000 Nord-Africains étaient sous les drapeaux soit 1,90% de la population totale.
En deux semaines la Provence fut libérée. La reddition de Toulon eut lieu le 27 août et celle de Marseille le 28. Ces deux ports en eaux profondes, objectifs assignés aux français, furent pris avant les dates prévues par les américains du Planning Group, Toulon ne devait être pris qu'à J+20 soit le 4 septembre et Marseille à J+40 donc le 25 septembre.
Le 28 août le général de Lattre télégraphie à de Gaulle entré à Paris depuis trois jours : «Dans le secteur de l'armée B, aujourd'hui j+13, il ne reste plus d'allemand qui ne soit mort ou captif».
Le 3 septembre Lyon était libérée.
Malgré ce succès éclatant le débarquement de Provence ne marqua pas les mémoires, victime du calendrier car intervenu entre deux évènements majeurs, le débarquement du 6 juin, dont la mémoire américaine et Hollywood ont construit une image emblématique, et la libération de Paris du 25 août.
Victime aussi, paradoxalement, de son succès car la Provence fut libérée en deux semaines et la progression des forces alliées fut extrêmement rapide dans la vallée du Rhône.
D'autres éléments ont joué en faveur de l'oubli de cet évènement d'importance.
En effet, la préoccupation du général de Gaulle, président du Gouvernement Provisoire de la République Française (GPRF), n'était pas uniquement militaire.Certes, la poursuite des combats était essentielle pour placer la France parmi les vainqueurs. Mais l'objectif du général était également politique. Il s'agissait d'asseoir sa légitimité personnelle et celle de son gouvernement auprès du peuple français et des alliés.
Dès avant le débarquement du 6 juin la question de l'administration civile de la France était posée.
Les américains avaient envisagé d'appliquer à la France, dans les territoires libérés après le débarquement en Normandie, un statut de quasi protectorat, «Allied Military Government of Occupied Territories» (AMGOT) le même appliqué à l'Italie, pays vaincu, et prévu pour l'Allemagne.Le général de Gaulle s'est élevé contre cette prétention qu'il fit échouer.
Des billets de banque «français» avaient même été émis par les américains que de Gaulle qualifia de fausse monnaie.
Au fur et à mesure de la libération du territoire le GPRF, prenant les alliés de vitesse, plaça ses hommes qui remplacèrent ceux de Vichy.
Les Etats-Unis dont le président Roosevelt, était animé par des sentiments d'antipathie l'égard du général, n'ont d'abord reconnu le GPRF que comme autorité de facto «qualifiée pour administrer la France» (annonce faite le 11 juillet 1944). Cette décision mettait officiellement fin à l'idée d'appliquer l'AMGOT.
L'attitude du président Roosevelt était également dictée par des sentiments profondément démocrates : il considérait qu'il appartenait au peuple français de choisir son gouvernement quand il serait en mesure de le faire.
Bien que cette décision dut lui coûter le président Roosevelt se rangea à l'avis de son entourage, des britanniques, de l'opinion publique américaine, et des nécessités de la guerre et décida enfin de reconnaître de jure le GPRF le 23 octobre 1944 soit près de 5 mois après sa naissance (3 juin 1944).
D'autre part, après la guerre, l'émancipation des peuples de l'ex-Empire français, a contribué à l'occultation de leur participation aux opérations de la 2e guerre mondiale et aux combats de la Libération.
L'engagement de ces peuples dans le conflit fut considéré par leurs dirigeants comme une contrainte de la puissance coloniale. Après l'indépendance de l'Algérie des monuments aux morts furent détruits, certains ont pu être transportés en métropole.
Cependant, la fraternité d'armes des champs de bataille entre «indigènes» et «européens» a bien existé et les vétérans de l'armée d'afrique en ont gardé un souvenir vivace malgré les vicissitudes de la politique. Peut-on voir dans la participation des anciennes colonies aux récentes commémorations les prémices d'une mémoire et d'une fierté partagées ?

Dix-sept ans après, le 9 août 1961, la promotion 104 reçut comme nom de baptême «Débarquement de Provence»(Voir "Promotions").

20 OCTOBRE 2012
DÉVOILEMENT DE LA PLAQUE COMMÉMORATIVE

La plaque commémorative dédiée aux anciens élèves de l'école de Cherchell morts pour la France avait été présentée lors de le cérémonie d'hommage du 8 octobre 2010. Elle a été posée sur un pilier de la galerie est, escalier B de l'Hôtel des Invalides et a été dévoilée par le général Hervé Charpentier, Gouverneur Militaire de Paris et Paul Teil, Président de l'ANCCORE, en présence du colonel Jacquot, Intendant des Invalides.

Allocution du Président Paul TEIL (extraits):
Mon général, mesdames, messieurs, mes chers camarades, En dévoilant cette plaque de l'école de Cherchell, l'Ecole de Cherchell entre enfin dans ce haut lieu de la mémoire combattante. Cette plaque rappellera à chaque visiteur qu'en 1942, de jeunes français se sont engagés pour venir de l'au-delà de la méditerranée libérer la mère patrie et beaucoup d'entre eux sont morts en Tunisie, Italie, France et Allemagne. Beaucoup de survivants s'engagèrent en Indochine où ils seront confrontés à un autre genre de guerre et à une idéologie qui fera des millions de morts de par le monde.
…............................................................................
Il faut rappeler que notre école a formé plus de 80% des chefs de section en Algérie et que près de 300 d'entre nous y ont trouvé la mort. Ce 20 Octobre est tout un symbole car il y a tout juste 50 ans, en Octobre 1962, la dernière promotion d'élèves officiers défilait sur la place du Vercors.... Merci mon Général de votre présence car vous marquez ainsi le lien qui nous unit à notre armée.
Merci mon général !

Dévoilement de la plaque par le Général et Paul TEIL,
Dépôt d'une gerbe, minute de silence, sonnerie Aux Morts et vibrante Marseillaise.

Réponse du Général Hervé CHARPENTIER, Gouverneur Militaire de Paris (extraits) :
Je vais vous dire sans discours préparé ce que je ressens en ce moment, ça remonte à Montpellier, et lorsque je réfléchis à votre chemin à tous, depuis 1962, à l'aboutissement de cette plaque, ici, je dis qu'il y a bien une qualité que l'on a du vous enseigner à Cherchell, c'est la persévérance.
Quand j'ai eu la responsabilité de faire des Lieutenants, des Adjudants, c'est en pensant à vous que j'ai transformé cette école de l'Infanterie en une école pour préparer l'Afghanistan. Après, je suis monté à Lille où c'est l'armée dont j'ai eu la mission de transformer et c'est encore en pensant à vous que je l'ai fait en ayant aussi appris que ce n'est pas en se tournant sur le passé que se prépare l'avenir, mais c'est en se servant de lui que nous le préparons.
Voilà, vous ne vous imaginez pas, c'est plus que du plaisir, c'est un honneur que d'être avec vous aujourd'hui pour le dévoilement de cette plaque qui marquera à jamais la mémoire de votre prestigieuse école. Bonne fin de journée à tous, merci monsieur le Président, mesdames , messieurs.
Notre Président remercie le Général ainsi que le Colonel JACQUOT, Intendant des Invalides pour leur excellent accueil.

Cliquer sur le lien ci-dessous pour voir les images de cette cérémonie prises par Claude Millet, Délégué communication de l'ANCCORE

http://www.chemin-de-memoire-parachutistes.org/t11839-levee-de-voile-plaque-cherchell-aux-invalides-20-octobre-2012.html  

15 JUIN 2012
PRISE D’ARMES DE FIN DE STAGE DES ÉCOLES D’INFANTERIE ET D’ARTILLERIE DE DRAGUIGNAN

Les Anciens de Cherchell au nombre de 28 ont pris part à la prise d’armes qui a clos l’année scolaire 2011-2012 des écoles de Draguignan. Le président de l’ANCCORE, Paul Teil était présent ainsi que Gérard Gamba vice-président Sud, Gérard Courtade président d’Honneur, deux grands anciens Jean-Jacques Luccioni, promo 1948 et Charles Stora, promo 1952.
Le drapeau de l’École Militaire de Cherchell était encadré par les emblèmes des Écoles d’ Infanterie et d’Artillerie.
Dans son ordre du jour le général de division Patrick Ribayrol commandant les écoles militaires de Draguignan déclara :
« Ce matin, au côté de « Ceux de Cherchell », nous sommes tournés vers le monument aux « Fantassins morts pour la France ». Ce matin notre hommage est destiné à tous les hommes tombés au champ d’honneur pour le succès des armes de la France, sans distinction d’arme, de grade et d’origine, de toutes les guerres d’hier et d’aujourd’hui. Aussi, dans un moment nous observerons une minute de silence. « Aux morts de Cherchell » nous associeront tous les morts de nos conflits et tout particulièrement les soldats morts en Afghanistan dont les quatre, artilleurs et cavalier, auxquels la Nation a rendu un hommage national dans la cour des Invalides. Ils ont accompli leur mission en allant jusqu’au bout de leur engagement, jusqu’au sacrifice suprême ».
La cérémonie se termina par une évocation historique de l’école de Cherchell de 1942 à 1962 et son transfert à Montpellier puis à Draguignan. Le général Ribayrol, en y associant le président Teil, déposa une gerbe devant la stèle de Cherchell.
Enfin au cercle-mess dans une ambiance chaleureuse devant les anciens de Cherchell et jeunes officiers mêlés, le président Teil remercia le général et tous ses cadres, pour l’honneur fait à l’école de Cherchell. Un calot de Cherchell fut remis au général et une médaille de l’Association au colonel Vial, adjoint du général.

12 MAI 2012
CÉRÉMONIE COMMÉMORATIVE DES COMBATS DE L’ARMÉE D’AFRIQUE

Sur l'invitation du général(er) André Sciard, président de l'Association Nationale «Souvenir de l'Armée d'Afrique», en présence des généraux(er) Bertrand Dupont de Dinechin et Jacques Jauffret, vice-présidents, du chef d'escadron (h) Marc del Fondo et des autorités civiles et militaires, la commémoration de la bataille et victoire du Garigliano, 11-13 mai 1944, s'est déroulée le 12 mai 2012 devant le mémorial(1) élevé à la gloire de l'Armée d'Afrique(2) à Saint-Raphaël.
Ce mémorial, dominé au centre par son obélisque, porte les noms des régiments, unités et formations de l'Armée d'Afrique.
L'«ECOLE D'ELEVES ASPIRANTS CHERCHELL-MEDIOUNA 1942-1945» y figurait déjà, complétée désormais par
« ECOLE MILITAIRE DE CHERCHELL 1942-1962», avec l'accord de l’Association «Souvenir de l’Armée d’Afrique», à laquelle l'ANCCORE est affiliée depuis 2011 .


Dans son allocution le président Courtade remercia l'Association « Souvenir de l’Armée d’Afrique» et ses dirigeants, « pour leur travail de mémoire, si nécessaire, et aussi pour nous avoir reconnus , nous , les anciens cadres de CHERCHELL, comme des Frères d’Armes, au sein de l’Armée d’Afrique».
Cette nouvelle inscription est méritée car ainsi que l'a rappelé le président Courtade, après 1945, 52 promotions ont succédé aux 5 premières promotions de la guerre.Et le drapeau de l'École s’honore de la Croix de Guerre avec palme , de la Légion d’Honneur et de la mention « AFN 1952-1962 ».

Les honneurs ont été rendus par des détachements de régiments dépositaires des traditions de l'Armée d'Afrique : 1er Chasseurs d'Afrique de Canjuers, son étendard et sa garde; 19e régiment du génie de Besançon; 68e régiment d'artillerie d'Afrique de Valbonne.En présence du général Bernard Barrera, commandant la 3e Brigade mécanisée, héritière des traditions de la 3e Division d'Infanterie Algérienne et du colonel Jean Fenon, chef de Corps du 1er RCA et commandant le camp de Canjuers

Après la revue des troupes, l'hommage enchaina le ravivage de la flamme, les allocutions du général Dupont de Dinechin et de Gérard Courtade, président d'honneur et fondateur de l'ANCCORE, les dépôts de gerbes, la sonnerie aux morts suivie d'une
minute de silence et de la Marseillaise, salut aux porte-drapeaux, honneur à l'étendard. La cérémonie se termina aux accents du chant des africains.


La délégation des anciens de l'École de Cherchell conduite par Gérard Gamba, vice-président sud de l'ANCCORE
De g à d : Delbet Daniel, Bernard Jean, Espenel Roger, Gamba Gérard, Van de Woestyne Patrick, Courtade Gérard,
Sierpien Eugène, Chabance Christian. N'est pas sur la photo : Dury Jean-Claude


(1) LE MÉMORIAL
Le Mémorial à la gloire de l'armée d'Afrique fut érigé grâce à une souscription publique lancée par le «Comité du Mémorial» présidé par le général Jean Callies. Il fut inauguré le 15 août 1975 et tous les ans il est le lieu de diverses commémorations dont celle de la victoire du Garigliano.
Le général Callies fut le président fondateur de l'Association nationale du «Souvenir de l'Armée d'Afrique» qui succéda au «Comité du Mémorial» Ainsi les anciens de Cherchell retrouvent le nom du créateur de leur Ecole et qui fut commandant des centres de Cherchell et Médiouna.
Pendant la campagne d'Italie, Le général Cailles commanda l'infanterie de la 2e Division d'Infanterie Marocaine et le commandant Jannot, premier commandant du centre de Cherchell, fut chef de bataillon au 8 e Régiment de Tirailleurs Marocains. Il fut blessé sur les pentes du mont Faito lors de la bataille du Garigliano .

(2) L'ARMEE D'AFRIQUE
Avant même le débarquement sur les côtes de la Régence d'Alger, à Sidi Ferruch, le 14 juin 1830, l' Armée expéditionnaire, fut communément désignée sous le nom d'armée d'Afrique. Le lieutenant général comte de Bourmont «apprit sa nomination de la bouche même du roi qui, le voyant entrer au conseil des ministres, lui dit : «je vous salue, Monsieur le commandant en chef de l'armée d'Afrique.» «Relation de l'expédition d'Afrique en 1830 et de la conquête d'Alger» D'Ault Dumesnil.
Cette armée d'Afrique était à l'origine composée par les unités du corps expéditionnaire.Elle fut renforcée par la création de corps de troupe indigènes : zouaves, tirailleurs, spahis, chasseurs d'Afrique et de la Légion étrangère. Puis fut étendue aux troupes des territoires du sud, de la Tunisie et du Maroc.Elle ne concerna malgré son nom que le Maghreb, car à l'époque le domaine colonial français ne s'étendait pas à l'Afrique sub-saharienne. Dans son allocution le général de Dinechin a rendu hommage à cette armée qui s'est illustrée sur les champs de bataille des cinq continents: Crimée, Italie, Mexique, Chine, Indochine et a glorieusement combattu pour la France en 1870, 1914-18, et 1939-45 en Italie puis en France après le débarquement de Provence. Plus d'un million de soldats de l'armée d'Afrique sont «morts pour la France »

L’Armée d’Afrique de 1942 à 1944
La métropole étant encore occupée, ce sont les soldats d’Outre-mer qui constituèrent la composante la plus importante de l’armée française. Les chiffres varient selon les sources et les dates.
Les besoins en cadres et en personnel qualifiés poussèrent le commandement à mobiliser fortement les Français d’Afrique du Nord. On a fait appel à la conscription chez les européens: 176000 hommes soit 13% de la population européenne d'Afrique du Nord (14 % selon le général de Gaulle, 16 %, selon le général Juin), à l'engagement et à la conscription partielle parmi les "indigènes" (cette appellation a repris ses lettres de noblesse depuis le film du même nom): 233 000 hommes soit 1,6% de la population.
C’est le chiffre le plus souvent avancé concernant l’effectif des musulmans maghrébins dans l’armée française de 1944 : 134 000 algériens, 73 000 marocains, 26 000 tunisiens « Mémoire et vérité des combattants d’Afrique française du Nord ».
Jacques Frémeaux estime l’ensemble des troupes fournies par les trois pays d’Afrique du Nord de 200 000 à 250 000 musulmans entre 1943 et 1945 dont 120 000 à 150 000 pour la seule Algérie.
Ils permettent à la France de reprendre sa place dans la guerre et participent à toutes les batailles : de la Tunisie à l’Alsace en passant par l’Italie, la Corse et la Provence, poursuivant l’ennemi du Garigliano jusqu’au Danube. Ils sont zouaves, chasseurs, tirailleurs, spahis, goumiers et forment cette « Armée d’Afrique » qui s’est couverte de gloire.
Ironie de l'histoire l'armée d'Afrique née lors de la conquête de l'Algérie a cessé d'exister avec l'indépendance de ce Pays.

Les Africains

Nous étions au cœur de l'Afrique
Gardiens jaloux de nos couleurs
Quand sous un soleil magnifique
Retentissaient ces cris vainqueurs
En criant, en chantant, en avant
C'est nous les africains qui revenons de loin
Nous venons des colonies pour sauver le pays
Nous avons tout quitté, nos parents, nos amis
Et nous gardons au cœur une invincible ardeur
Car nous voulons porter haut et fier
Ce beau drapeau de notre France entière
Et si quelqu'un venait à y toucher
Nous serions là pour mourir à ses pieds (bis)
Battez tambours
A nos amours
Pour le pays
Pour la Patrie
Mourir au loin
C'est nous les africains





La colonne Bailloud élevée sur les hauts d'Alger, au Fort l'Empereur(aujourd'hui Bordj el Hassen) le 27 octobre 1912, afin de
perpétuer la mémoire des morts glorieux de l'Armée d'Afrique. Un médaillon en bronze reproduisait les traits du général Bailloud, initiateur du monument et une plaque de marbre portait la mention «Dieu et Patrie, à la mémoire des soldats et marins qui ont versé
leur sang sur cette terre d'Afrique pour y implanter la justice et la civilisation, 1830-1912».
Ce monument fut détruit en 1943 car il servait de repère aux bombardiers allemands.La plaque et le médaillon furent conservés au Musée Franchet d'Esperey.
Ce n'est peut-être pas tout à fait par hasard si l'obélisque de Saint-Raphaël, en plus esthétique, rappelle la colonne Bailloud.



5 décembre 2011
Journée nationale d’hommage aux « morts pour la France » pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie
Extrait du message de Monsieur Marc Laffineur secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Défense et des Anciens combattants


En cette journée nationale, la République rend un hommage solennel aux « morts pour la France »pendant la guerre d’Algérie, les combats du Maroc et de la Tunisie.
Aujourd’hui, nous sommes réunis par le souvenir de leur sacrifice. Pour leur combat valeureux, leur engagement fidèle, nous leur devons respect et reconnaissance.
Aujourd’hui, nous pensons aussi avec émotion à leurs familles, à leurs proches, à leurs frères d’armes.
Qu’ils soient assurés de notre attachement indéfectible à la mémoire de ceux qui sont tombés au champ d’honneur.
…………………………………………………………………………………….........................................................................
Appelés du contingent, militaires de carrière, membres des forces supplétives ou assimilés, forces de l’ordre, tous servirent la République avec courage, abnégation et loyauté. Tous accomplirent leur devoir, unis par la fraternité des armes. Ils furent plus de 23000 à tomber au champ d’honneur, sur ce sol algérien âprement disputé. Dans le même temps, la liste des victimes civiles n’eut de cesse de s’allonger, pendant le conflit mais aussi après le cessez-le-feu. Notre conscience collective nous ordonne de ne jamais les oublier.
Nous n’oublierons pas non plus que la fin des combats ne signifia pas le début de l’apaisement. Dans l’improvisation, dans la hâte, les Pieds-Noirs et des milliers de Harkis durent quitter l’Algérie pour la France, soudainement arrachés à cette terre qui pour beaucoup était toute leur vie.
La violence du déracinement, la rudesse de l’intégration ont longtemps empêché cette blessure de l’Histoire de cicatriser. Longtemps également la guerre des mémoires contribua à la raviver, en France comme en Algérie.
Aujourd’hui, près de cinquante ans après le départ de la France d’Afrique du nord, le moment est venu de réconcilier enfin les consciences pour que le souvenir joue pleinement son rôle fédérateur. Toutes les victimes de ces années cruelles méritent de trouver leur place dans notre mémoire nationale, comme dans une mémoire partagée par la France et l’Algérie.
Ainsi nous saurons honorer dignement les « morts pour la France » de la guerre d’Algérie, des combats du Maroc et de la Tunisie. Leur sacrifice n’aura pas été vain si nous en tirons les enseignements pour un dialogue apaisé et fécond.


19 octobre 2011
HOMMAGE AUX CHERCHÉLLIENS MORTS POUR LA FRANCE

Le 8 octobre 2010, lors de la cérémonie aux Invalides, hommage a été rendu, pour le cinquantième anniversaire de leur sacrifice, aux 35 anciens de Cherchell morts au champ d'honneur en 1960 .
Le 19 octobre 2011, à l'occasion de l'Assemblée Générale de l'ANCCORE, tenue domaine du Coudon, La Valette-Du-Var, la mémoire des 36 morts de l'année 1961 a été évoquée et hommage leur a été rendu par la lecture de leurs noms dont voici la liste :

Morts Pour La France 1961

1. LORENTE Robert Sergent d’Infanterie +26 11 1961 Oranais Promotion d’Elèves sous-officiers
2. BENOUAHLIMA Mohamed Sergent d’Infanterie +09 02 1961 Algérie Peloton 19
3. LE GUEN Jean-Louis Sous-lieutenant d’Infanterie +16 07 1961 Sétif Peloton 19
4. VIE Patrick Sous-lieutenant d’Infanterie +04 01 1961 Vialar (Ouarsenis) Peloton 19
5. DU PLESSIS D’ARGENTRE Michel Sous-lieutenant d’Infanterie +23 07 1961 Le Tarf (Monts de la Medjerda) Peloton 705
6. HAMARD Yves Lieutenant d’Infanterie +26 04 1961 Mazzer (Monts de Tlemcen) Peloton 803
7. MIGUEL Jacques Lieutenant d’Infanterie +29 07 1961 Djelfa peloton 806
8. DURIEUX Jean Sergent d’Infanterie +19 01 1961 Algérie Peloton 901
9. BARBEAUX Gérard Sous-lieutenant d’Infanterie +25 02 1961 Garletti (Oran) Peloton 903 Promotion« Colonel Marey »
10. GANDOLFI Bruno Sous-lieutenant d’Infanterie de Marine +28 03 1961 Aïn Taya (Guelma) Peloton 904 Promotion « Sous-lieutenant Yves Allaire »
11. VEILLON Jacques Sous-lieutenant d’Infanterie +09 08 1961 Batna Peloton 904 Promotion « Sous-lieutenant Yves Allaire »
12. CAES Michel Sous-lieutenant d’Infanterie +05 06 1961 Beni Saïd (Tassala, Sétif) Peloton 001 Promotion « Colonel Jeanpierre »
13. DE SAINT-MART Claude Sous-lieutenant d’Infanterie +21 04 1961 Michelet (Grande Kabylie)
Peloton 001 Promotion « Colonel Jeanpierre »
14. ANNEBICQUE Henri Sous-lieutenant 3/2e Régiment d’Infanterie de Marine +28 03 1961 Bel-Ayel (Sétif) Peloton 002 Promotion « Reggane »
15. JOLY Christian Sous-lieutenant d’Infanterie +30 04 1961 Oran Peloton 002 Promotion « Reggane »
16. DUMAS Hervé Aspirant d’Infanterie +28 01 1961 Algérie Peloton 003 Promotion « Vercors »
17. DELAVEAU Pierre Sous-lieutenant d’Infanterie +28 12 1961 Djelfa Peloton 004 Promotion « Monna Casale »
18. ISEUX Christian Sous-lieutenant d’Infanterie +24 06 1961 Boghar (Ouarsenis) Peloton 004 Promotion « Monna Casale »
19. PIOT Yvan Sous-lieutenant d’Infanterie de Marine +14 02 1961 Ibakoukene (Tizi-Ouzou) Peloton 004 Promotion « Monna Casale »
20. VUILLET Bernard Sous-lieutenant d’Infanterie +13 05 1961 Boghni (Grande Kabylie) Peloton 004 Promotion « Monna Casale »
21. DUPRÉ Gérard Aspirant 14e RCP +02 04 1961 Douar Groun (Mac-Mahon, Aurès) Peloton 005 Promotion « Koufra »
22. VACHERON DES ROCHES Bruno Sous-lieutenant d’Infanterie +29 01 1961 Karouche-Imess/Oulah (Grande Kabylie) Peloton 005 Promotion « Koufra »
23. CECILLON Armand Aspirant d’Infanterie de Marine +10 01 1961 Philippeville Peloton 006 Promotion « Aspirant Mekerta »
24. ESCALIER Claude Sous-lieutenant d’Infanterie +05 05 1961 Oran Peloton 006 Promotion « Aspirant Mekerta » 25. HUIBAN Pierre Aspirant d’Infanterie +11 01 1961 Djebel Kessebi (Ténès) Peloton 006 Promotion « Aspirant Mekerta »
26. BRULARD Jean-Pierre Sous-lieutenant d’Infanterie de Marine 43e BIMA +31 05 1961 Massif de Collo Peloton 102 Promotion « Capitaine Claude Barrès »
27. CORNIGLION Jean Aspirant d’Infanterie +21 05 1961 Village Hamani (Sétif) Peloton 102 Promotion « Capitaine Claude Barrès »
28. HOUSSAT Denis Aspirant d’Infanterie +06 06 1961 Aït Adellah ? Tifilkout (Michelet, Grande Kabylie) Peloton 102 Promotion « Capitaine Claude Barrès »
29. EICHÈNE Jacques Aspirant 1/23e RIMA +22 07 1961 Près ferme Youssef Montebello (Mitidja) Peloton 102 Promotion « Capitaine Claude Barrès »
30. GOUJON Bernard Aspirant d’Infanterie de Marine +13 08 1961 Es El Begrat (Bône) Peloton 102 Promotion « Capitaine Claude Barrès »
31. GUEGAN Daniel Aspirant d’Infanterie de Marine +25 07 1961 Bougie Peloton 103 Promotion « Maréchal Lyautey »
32. LE TOUZE Hubert Aspirant d’Infanterie de Marine +09 11 1961 Oued El Aneb (Bône) Peloton 103 Promotion « Maréchal Lyautey »
33. ARNOUX Paul Élève Officier de Réserve d’Infanterie +05 05 1961 Cherchellois Peloton 104 Promotion « Débarquement de Provence »
34. COINDRE Pierre Élève Officier de Réserve d’Infanterie +12 05 1961 Cherchellois Peloton 104 Promotion « Débarquement de Provence »
35. LOYE Gérard Aspirant d’Infanterie +09 12 1961 Ben Chicao (Médéa) Peloton 104 Promotion « Débarquement de Provence »
36. SAUCY Jean-Pierre Élève Officier de Réserve d’Infanterie +23 06 1961 Cherchellois Promotion Peloton 105 « Mémorial de Cherchell »

Etaient présents à cette Assemblée Générale : le général Jean Salvan, membre d'honneur de l'ANCCORE et Président Honoraire des Gueules Cassées (Union des Blessés de la face) dont le Domaine du Coudon est la propriété.
Le colonel Vial, représentant le général Ribayrol, commandant les Ecoles Militaires de Draguignan.
M. Visconti représentant M. Guy Teissier, député, maire du cinquième secteur de Marseille et Président de la commission de la défense nationale et des forces armées.
M. Henri Remondet, membre de l'ANCCORE, représentant M.Gambert, Président de la Fédération Maginot.



7 mars 2011
CÉRÉMONIE D’HOMMAGE A ANDRÉ ESPRIT



Article du "Dauphiné Libéré"

Le 7 mars, plusieurs associations d'anciens combattants, l'ANCCORE et son drapeau ainsi que de nombreux anciens de Cherchell de toutes origines et de toutes époques ont rendu hommage à la mémoire d'André Esprit, le dernier mort au combat de l'Ecole

5 décembre 2010
Journée nationale d’hommage aux «morts pour la France» pendant la guerre d’Algérie et les combats du M«aroc et de Tunisie
Message de Monsieur Alain Juppé, ministre d’Etat, ministre de la défense et des anciens combattants


En cette journée nationale, la République rend solennellement hommage à ceux, militaires comme civils, qui ont perdu la vie pendant la Guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie.
Plus sans doute que d’autres conflits, cette période, et notamment celle de la guerre d’Algérie, occupe une place particulière dans notre histoire et notre mémoire collective, une place souvent faite d’incompréhension et de souffrance.
Ce furent dix années difficiles, durant lesquelles près d’un million et demi de combattants, militaires de carrière, appelés et rappelés, membres des formations supplétives et assimilées ou membres des forces de l’ordre, servirent la République en Afrique du Nord avec courage et détermination, défendant une certaine idée de la France, dans un contexte de plus en plus difficile en raison du rapport de force entre les populations présentes et de l’environnement international.
Ce furent dix années meurtrières, durant lesquelles 23 000 combattants français sont “morts pour la France”, tandis que de nombreux, de trop nombreux civils furent aussi victimes des affrontements.
Ce furent, enfin, dix années troublées, faites d’instabilité politique et d’incertitude sur l’issue du conflit, qui finalement aboutirent à l’indépendance de l’Algérie et à l’arrivée en France métropolitaine d’hommes, de femmes et d’enfants, parfois meurtris dans leur chair, toujours meurtris dans leur cœur, éprouvant souvent un sentiment d’abandon.
Toutes les souffrances doivent avoir le droit de cité, celles des militaires comme celles des civils.
Presque cinquante ans après la fin des combats, il convient d’encourager une mémoire apaisée de cette période. Il est indispensable que la mémoire rejoigne l’histoire afin de regarder, sans complaisance ni faiblesse, tout ce que fut réellement cette guerre.
Toutes les mémoires doivent pouvoir s’exprimer. S’accaparer une mémoire est une tendance humaine aussi aisée que compréhensible. Le vrai défi, celui qui, finalement, apaisera, est de “traverser le miroir”. La fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie, qui vient d’être créée, peut constituer une opportunité pour favoriser cette confrontation et les recherches historiques qu’elle induit. Elle peut constituer un outil au service de cette mémoire dépassionnée.
La route qui y conduit est longue et difficile à parcourir, chacun en est conscient. Mais il importe de la suivre avec ténacité. Sa construction ne dépend que de notre volonté.
Nous le devons à tous ceux que la Nation honore aujourd’hui et à leurs familles.



8 OCTOBRE 2010
CÉRÉMONIE D’HOMMAGE AUX ANCIENS ÉLÈVES DES ÉCOLES MILITAIRES DE
CHERCHELL-MÉDIOUNA

Sous le haut patronage de Monsieur Hubert Falco, Secrétaire d’État à la Défense et aux Anciens Combattants, l’Association Nationale des Cadres de Cherchell, Officiers de Réserve et Élèves (ANCCORE*) a organisé aux Invalides, une cérémonie d'Hommage à l'École Militaire de Cherchell, à ses 695 anciens Élèves tombés au Champ d'Honneur et en particulier aux 35 morts de 1960 dont 2010 est le cinquantenaire.
*Président : Gérard Courtade
Président par intérim : Jean-Marie Chastel

Présents :

Familles des MPLF :
Guy Girard frère de Camille Girard, aspirant au 1er Chasseurs d’Afrique; Fewzi Mokadem et sa mère, famille aspirant Mekerta; Monseigneur le comte de Paris représenté par le comte Thierry de Montaigu, vice-président de la Maison royale de France; Noël Tordo, fils du lieutenant Gérard Tordo; Madame Véronique Gazeau-Goddet, nièce de l’aspirant Bernard Goddet; Valérie et Monique Goddet, famille de l’aspirant Goddet

Personnalités :
Général Louis Beaudonnet; Général Jean-Sébastien Tavernier secrétaire général du CSRM; Général de Cleene La Saint-Cyrienne; Général Alain Bourdenet L’Épaulette; Général (cr) André Sciard, président national « Souvenir de l’Armée d’Afrique »; Colonel Alain Esparbès, conseiller au cabinet militaire du SEDAC; Colonel Orofino « Souvenir français »; Colonel (r) Emmanuel de Bossoreille président de l’ANRAT; Colonel Hugues Dalleau président de l’UNC; Colonel Alain Aguilera représentant le général Dominique Delort, président de la Saint-cyrienne; Lieutenant-colonel Jean-Gabriel Roussot, EMAT; Lieutenant-colonel (r) Jacques Vitrolles, président de l’UNOR; Colonel René Mourot secrétaire général de l’UNOR; Colonel Olivier de France délégué général de l’UNOR; Lieutenant-colonel (r) Patrice Fichet président de l’ANORI; Henri Rémondet secrétaire général de la FNAM, représentant Maurice Gambert Président fédéral; Monsieur le sénateur Michel Guerry; Jean-Paul Languin ACUF; M. Bernard Coll, secrétaire général de JPN; Madame Taouès Titraoui, Haut Conseil des rapatriés; Monsieur et madame Michel Dauzier, maire-adjoint de Maisons-Alfort; Monsieur et madame Yves Marthot CDHA; Madame Isabelle Gougenheim ECPAD; Madame Jean Bernachot (dernier commandant de l’École de Cherchell) et membres de la famille Pasquier-Bernachot, mesdames Denis Humbert et Alain Poirson, famille Bernachot Colonel et madame Mir-Peyron amicale des anciens du cherchellois

Anciens EOR et instructeurs : 166 inscrits

Le drapeau de l'EMI de Cherchell dans la Cour d'Honneur des Invalides et sous le ciel bleu, clin d'oeil du ciel algérien ?

Cette cérémonie a revêtu un double aspect, un office religieux et une prise d’armes.

L’office religieux a été concélébré par Monseigneur Luc RAVEL, Évêque aux Armées, l'abbé Rebotier, recteur de la Cathédrale Saint Louis des Invalides, les pères François de Gaulle, des pères blancs, Yannick Lallemand, aumônier de la Légion Etrangère, et Afchain, tous trois anciens EOR de Cherchell.
L'homélie de Monseigneur Ravel a porté principalement sur le devoir de mémoire :
«Nous devons arriver à faire mémoire sans condamner le présent, sans condamner la génération d'aujourd'hui».


Saint-Louis-des-Invalides : entrée (de g à d) de Paul Teil, Jean-Marie Chastel, des généraux Bruno Dary, Bruno Cuche et Patrick Ribayrol

Les célébrants et Monseigneur Luc Ravel

Sortie des drapeaux après l'office

La prise d'armes a ensuite eu lieu dans la cour d'Honneur de l’Hôtel des Invalides, présidée par le Général d’Armée Elrick IRASTORZA, Chef d’Etat Major de l’Armée de Terre, en présence du Général d'Armée Bruno CUCHE, Gouverneur des Invalides,du Général de Corps d’Armée Bruno DARY, Gouverneur Militaire de Paris, du Général de division Patrick RIBAYROL, Commandant les Ecoles Militaires de Draguignan et commandant de l’Ecole de l’Infanterie.



Le drapeau de l'EMI Cherchell et sa garde de lieutenants de l'EI Draguignan

Revue des détachements et salut aux drapeaux

Les gardes aux drapeaux de l'EMIC, de l'EI et un détachement de l'EI

Détachement du 1er Régiment de Spahis, témoignage de fraternité de la cavalerie à la biffe
Le 1er RS est dépositaire des traditions des Spahis nord-africains

Le 1er Régiment de Tirailleurs gardien de la mémoire des Régiments de Tirailleurs Nord-Africains et sa nouba

En tête de la nouba en tenue traditionnelle, sa mascotte, le bélier mérinos Messaoud (le bienheureux) et le chapeau chinois

Introduction ayant valeur de remerciements
Par Jean-Marie Chastel, Colonel(h), Président par intérim de l’ANCCORE

La cérémonie à laquelle vous assistez, voulue par l’Association Nationale des Cadres de Cherchell, Officiers de Réserve et Elèves, est placée sous le patronage de Monsieur le Secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants.
Elle est dédiée à la mémoire de l’Ecole Militaire de Cherchell, à l’esprit qui a animé ses élèves et ses instructeurs, et hélas à la mort au Champ d’Honneur de 695 camarades, recensés à ce jour dont 35 au titre du cinquantenaire, leur sacrifice étant intervenu en 1960.
Votre présence à tous, autour de nous, les anciens de Cherchell, autour des familles de nos morts ici présentes, porte témoignage de votre mémoire et souligne les valeurs qui nous unissent.
Vous ! Camarades d’active, qui avez amplifié au-delà de nos espoirs la présente cérémonie, et qui ravivez ainsi avec éclat le sentiment de cette fraternité d’Arme qui souligne si bien le lien Armée/Nation.
Vous ! Camarades du monde combattant qui portez inlassablement la mémoire des épreuves passées, et qui, par votre présence reconnaissez l’œuvre accomplie par Ceux de Cherchell, et tant d’autres cadres de réserve.
Vous, citoyens de tous horizons et habitants de Cherchell et environs,
Vous ! Familles qui avez partagé sans murmure tant d’efforts, de sacrifices, de douleurs,
Tous ensemble, écoutons l’évocation de l’Histoire de Ceux de Cherchell



Evocation historique de l’Ecole Militaire de Cherchell
Lue par Paul Teil, Délégué ANCCORE Ile de France

En partage avec la Saint-cyrienne et L’Epaulette, l’Association Nationale des Cadres de Cherchell, Officiers de Réserves et Elèves, porte la mémoire des 20 ans d’existence de l’Ecole Militaire de Cherchell.
Depuis presque un demi-siècle cette école n’existe plus. Oubliée ou ignorée, son souvenir demeure pourtant vivace parmi ses anciens élèves et instructeurs.
Pendant un temps relativement bref à l’échelle historique, 20 ans, elle a joué un rôle considérable de formation d’officiers et de sous-officiers issus de l’engagement et du service militaire.
Le 8 novembre 1942, les anglo-américains débarquent au Maroc et en Algérie.
L’Afrique du Nord, est libérée, sauf une partie de la Tunisie tenue par l’Afrika Korps de Rommel.
L’armée d’Afrique dont le potentiel humain a été préservé grâce aux généraux Weygand et Juin, est en mesure de prendre sa place au côté des alliés, sous réserve que soient formés dans l’urgence des chefs de section et de peloton pour l’encadrement des nombreux mobilisés et engagés d’Afrique du Nord. Le colonel Callies est chargé par le général Giraud de créer une École d’élèves-officiers à Cherchell.
Une partie de la première promotion sera installée à Médiouna, au Maroc.
Callies, Saint-cyrien en 1914, de la promotion « Grande Revanche », sait ce qu’il en coûte de lancer dans la bataille des hommes peu aguerris.
Aussi l’entraînement sera intense mais court : 5 à 6 mois.
Locaux insuffisants, pénurie de matériel, équipements obsolètes mais moral élevé, le désir d’effacer le revers de 1940 est grand parmi ces jeunes hommes dont certains sont évadés de France et pour beaucoup des français natifs d’Afrique du Nord.
C’est ainsi que cinq promotions sortiront de Cherchell de 1942 à 1945, soit 5105 officiers et gradés qui fourniront l’encadrement des unités du Corps expéditionnaire d’Italie, de la 1ère Armée française, de la 2e DB, qui s’illustreront du Garigliano jusqu’à Berchtesgaden.
Puis ce furent les combats d’Indochine, Corée, Madagascar et d’Afrique du Nord.
Mais l’Histoire s’écrit aussi avec le sang: 504 tomberont lors de toutes ces campagnes.

Après 1945, Cherchell a continué à former des sous-officiers d’active et des officiers de réserve.
L’École n’est plus interarmes.Annexe de Saint-Maixent, elle forme les élèves Officiers et sous-officiers de réserve destinés à l’Infanterie des unités d’AFN, et de 1949 à avril 1958, une partie des EOR de la Métropole.
Le 10 Mai 1958 elle prend le nom d’Ecole Militaire d’Infanterie et se consacre alors exclusivement à la formation des officiers de réserve d’infanterie.
Le 10 août 1959 le Ministre des Armées charge l’Ecole de former désormais la totalité des Officiers de Réserve d’Infanterie.
Aucun répit dans la formation : Rallyes, service en campagne, bivouacs et nomadisation, combats de nuit, tirs, entraînement physique et théorique se déroulent en zone opérationnelle, sous la menace permanente de l’ennemi.
De 1947 à 1962, 52 promotions se sont succédées et ont formé près de 20 000 cadres issus du contingent, qui représenteront progressivement de 50 jusqu’à 80% des chefs de sections des unités opérationnelles d’infanterie pendant la guerre d’Algérie.
Ils paieront un lourd tribut à cette guerre, les chefs de section étant les plus exposés : 191 tomberont au Champ d’Honneur dont certains étaient encore élèves, l’École étant en zone d’insécurité.

Au total 695 anciens de Cherchell, toutes promotions confondues, ont donné leur vie pour la Patrie

Le drapeau ici présent, par ses décorations, porte témoignage de la reconnaissance de la Nation :

Croix de Guerre avec palme qui orne ses plis, et la citation à l’ordre de l’Armée qui l’accompagne :

« Du 8 novembre 1942 au 8 mai 1945 et après l’envahissement total de la Métropole, l’Ecole Militaire de Cherchell a maintenu la tradition des Ecoles d’Officiers de France en inculquant aux Élèves-aspirants la foi dans les destinées et la grandeur de la Patrie ; a formé pour les Armées de la Libération des chefs dignes de leurs aînés, ardents et animés du désir de vaincre, qui s’illustrèrent sur les champs de bataille de Tunisie, d’Italie, de France et d’Allemagne. S’est acquis ainsi au prix de lourds sacrifices, une part glorieuse dans la victoire de nos Armes. »

Chevalier de la Légion d’Honneur par décret du 3 mai 1963, avec la citation suivante :

« Depuis 1942, a accueilli et instruit 25 000 officiers et Aspirants de réserve.
Durant les opérations de guerre et de libération de 1943 à 1945, puis en Extrême-Orient et en Afrique du Nord, ses anciens élèves ont affirmé les meilleures qualités de chef et d’entraîneur d’hommes. S’ils ont glané les plus beaux titres de guerre, plus de 600 parmi eux ont inscrit leur nom au livre d’Or de l’Ecole.
Citée à l’Ordre de l’Armée en 1950, l’Ecole Militaire d’Infanterie a droit à la reconnaissance du Pays.»

Oui, l’Ecole Militaire de Cherchell mérite bien la cérémonie d’hommage de la Nation qui nous réunis ce jour.


Plaque commémorative don de l'ANCCORE aux Institutions de l'Hôtel National des Invalides et dépôt de gerbe
La plaque est destinée à prendre place dans une galerie des Invalides

Message de monsieur Hubert Falco, Secrétaire d’État à la Défense et aux Anciens Combattants
Lu par le Général Elrick Irastorza, Chef d’État Major de l’Armée de Terre

Messieurs les officiers généraux,
Messieurs les anciens élèves des écoles militaires de Cherchell et de Médiouna,
Mesdames et messieurs,

Lorsqu’il y a presque une année, le projet de vous réunir aux Invalides m’a été proposé, j’y ai souscrit immédiatement et sans réserve. Je veux aujourd’hui dans cet endroit où bat le cœur de la mémoire combattante, que soient célébrés les hommes qui, de fin 1942 au début de 1962, ont en commun d’avoir été instruits et formés dans les écoles militaires de Cherchell et Médiouna. La France leur doit sa reconnaissance. Leur mémoire appartient pour toujours à la nation combattante.

Nous portons un respect tout particulier aux 5105 officiers formés jusqu’en 1945. Ces jeunes hommes animés par un amour absolu de la patrie ont choisi alors les risques de l’action plutôt que le déshonneur de l’attentisme. Personne parmi eux au départ ne savait la fin de l’histoire. Tout était incertitude. Ils n’avaient parfois même pas 20 ans. Avec les cadets de la France libre, ils ont été les jeunes cadres de la France combattante. Ils ont ramassé au sol un glaive tronqué. Derrière Leclerc, de Lattre, Juin, Monsabert, Koenig leur courage et plus encore leur foi dans la France, ont forgé les armes de la Libération. Ils ont assis la France à la table des vainqueurs. Nous leur devons la victoire.

Nous pensons aussi aux 20 000 sous-officiers et officiers d’infanterie qui leur ont succédé dans ces écoles sur la terre algérienne. Ils ont commandé les groupes et les sections qui ont combattu en Indochine, en Corée et en Afrique du Nord. Dans cette France d’après-guerre qui se relève des sacrifices des deux conflits mondiaux qui l’ont ruinée, saignée, plongée dans les affres du doute souvent, ces jeunes cadres conduisent des guerres que leurs compatriotes comprennent souvent mal, tout occupés qu’ils sont à reconstruire et à développer une économie désormais fondée sur une plus grande justice sociale. Même vainqueurs sur le terrain, ils doivent finalement l’abandonner. Aujourd’hui il reste des noms de sergents et de lieutenants qui animent les imaginations fécondes des promotions d’élèves sous-officiers et d’élèves officiers de nos écoles de Saint-Maixent et de Coëtquidan.

Cela ne saurait suffire.

Je vous le dis avec force : chaque nom de ceux qui ont donné leur vie et chaque nom de ceux qui ont simplement suivi la formation militaire au métier des armes à Cherchell, chaque nom est une pierre vivante dans la mémoire de notre pays. Ils ont ici, aux Invalides, toute leur place dans le recueil des gloires de la France. Et la France les chérit, chacun d’eux, pour ce qu’ils ont été et ce qu’ils ont fait. Ils ont, rizière après rizière, djebel après djebel, gagné par leur sang et par leur sueur les délais qui ont permis la transformation de notre France devenue moderne et développée.

Vous, chers anciens, en ce moment précis, je sais que vous ressentez à la fois la nostalgie des jours de votre jeunesse et l’étreinte du deuil de vos frères d’armes perdus au champ d’honneur. Qu’il me soit simplement permis de vous exprimer combien la France toute entière vous aime et vous respecte. Qu’il me soit permis de vous faire entendre l’admiration des jeunes générations de cadres dans nos armées. Vous inspirez leur réflexion sur le sens qu’ils donnent au mot « commandement », au mot « devoir » et au mot « patrie ».

Vous êtes semence des héros dont la France d’aujourd’hui et de demain a besoin pour être elle-même. Vous avez illustré cette maxime de Thucydide. « Le secret du bonheur, c’est la liberté. Le secret de la liberté, c’est le courage ». Recevez donc aujourd’hui l’hommage de notre pays.
Vive la République,
Vive la France.



Lecture des 35 noms en 5 séquences de 6 noms. + 1 de5 Par le Père YANNICK LALLEMAND
A chaque fois, réplique par Yves SALOM qui sort des rangs par un pas en avant, salue et réplique : « Mort pour la France ».



Nos morts en 1960 en Algérie : 2010 cinquantenaire

GRADE/NOM- PROMOTION- DATE DÉCÈS + - LIEU
1. Capitaine LEFEVRE Roger Pierre Alphonse né 23 02 1920, WEYGAND, + 14 oct. 60 Dahra (Ténès)
2. Capitaine CHAMPEAUX Pierre Louis né 30 12 1923, RHIN FRANCAIS, 22e RI Commando de Chasse de Chassériau Kimono 36 + 1er jan. 60 Entre Fromentin et Chassériau (Dahra)
3. Lieutenant TORDO Gérard, Emile né le 26 09 1928, Peloton 11, 22e RI Commando de Chasse de Chassériau Kimono 36 + 19 mai 1960 Montenotte, Djebel Bissa (Dahra)
4. Lieutenant GUILLOU Jean Né 26 07 1921, Peloton 14, + 16 mars 60 El Kseur (Soummam)
5. Lieutenant PETITCOLAS Gabriel François né 20 01 1932, Peloton 15, + 25 mai 60 Lamy (Monts de la Medjerda)
6. Lieutenant DEFRANCE Henri René Eugène Né 07 05 1936, Peloton 603, + 2 mars 60 Kef (Marnia-ouest oranais)
7. Lieutenant BERNARD Jean Pierre né 21 10 1928, Peloton 702, + 20 fév. 60 Dahra (Ténès)
8. Lieutenant FOSSEY Vincent Né 01 09 1936, Peloton 705, + 25 juil. 60 Lamartine (Orléansville)
9. Lieutenant HUMBERT Bernard Né 01 10 1934,Peloton 705, Chef de la SAS de Tassala, + 11 aout 60 Beinem Tassala (Mila-Petite Kabylie)
10. S/Lieutenant PAPIER Claude Né 23 01 1931, Peloton 706, + 13 juin 60 Arris (Aurès)
11. S/Lieutenant GIRAUD Christian Né 03 03 1937, Peloton 804, + 1ER fév. 60 Tachaouef (Sétif)
12. S/Lieutenant MUS Emile Louis Né 27 05 1932, Peloton 804, + 21 juil. 60 El Milia (Nord Constantinois)
13. S/Lieutenant BARDOT Georges Né 26 06 1936, Peloton 901, + 30mai 60 Sétif
14. S/Lieutenant LANGLOIS Daniel Né 06 05 1938, Peloton 901, + 26 mars 60 Constantine
15. S/Lieutenant VIEGAS-PIRES Jacques Louis Antoine Né 24 03 1938, Peloton 901, + 9 sept. 60 Djebel Filfila (Philippeville)
16. S/Lieutenant ZALEWSKI Bernard Laurent René Né 19 07 1938, Peloton 903 Colonel MAREY, + 19août 60 Trézel (Tiaret)
17. S/Lieutenant BALITH Yves Basile Henri Né 23 07 1933, Peloton 904 S/Lieutenant ALLAIRE, + 26 fév. 60 Tamentout (Djidjelli- Petite Kabylie)
18. S/Lieutenant COLLOT Raymond Louis Né 03 07 1935 Peloton 904 S/Lieutenant ALLAIRE 21 sept. 60 Fontaine des Gazelles (Biskra)
19. S/Lieutenant D’ORLEANS François Gaston Michel Marie Né 15 08 1935 Peloton 904 S/Lieutenant ALLAIRE 11 oct. 60 Ali ou Nasseur-Taourirt (Fort National- Grande Kabylie) Son nom donné au peloton 101« Sous- Lieutenant François d’Orléans »
20. S/Lieutenant GRELLET Jacques Henri Né 02 06 1935 Peloton 904 S/Lieutenant ALLAIRE 5 aout 60 Région de Platrière (Constantine)
21. S/Lieutenant ISELIN Roger André Pierre Né 04 01 1938 Peloton 904 S/L ieutenant ALLAIRE 20 juil. 60 Aïn Kelba (M’Sila-Hodna)
22. Sergent LESNE jean Félicien Edouard Né 12 01 1937 Peloton 904 S/Lieutenant ALLAIRE 16 mai 60 Algérie
23. S/Lieutenant VIU Nardot Né 02 09 1935 Peloton 904 S/Lieutenant ALLAIRE 06 sept 60 Djebel Lalik (Orléansville)
24. Aspirant ERBETTI Roger Victor Marius Né14 08 1936 Peloton 906 GEORGES CLEMENCEAU 27 avr. 60 Djebel Debar (Guelma)
25. S/Lieutenant HENNING Bernard Marie Charles Né 18 05 1937 Peloton 906 GEORGES CLEMENCEAU 4 aout 60 Algérois
26. Sergent BOSCHI Paul Bienvenu Vincent Né14 03 1939 Peloton 001 Colonel JEANPIERRE 21oct. 60 25 10 60 mdh Algérie
27. S/Lieutenant MORERA Pierre Peloton 001 Colonel JEANPIERRE 5 oct. 60 Chahna (Djidjelli)
28. EOR TAGGOUG Abdellaziz Peloton 001 Colonel JEANPIERRE 3 juin 60 Cherchellois
29. S/Lieutenant EMMANUELLI Pierre Louis Né 16 03 1937 Peloton 002 REGGANE 15 sept. 60 Djebel Mahmel (Aurès)
30. S/Lieutenant GALENE Gérard Jean Né 28 06 1939 Peloton 002 REGGANE 21 mai 60 Tabouda (Akbou-Soumman)
31. Aspirant MEKERTA Blaha Né 08 09 1939 Peloton 003 VERCORS 17 aout 60 Algérois Son nom a été donné au peloton oo6 « Aspirant Mekerta »
32. Aspirant JEAN Georges Gustave Né 29 04 1938 Peloton 004 MONNA CASALE 29oct. 60 Taher (Djidjelli)
33. S/Lieutenant PLOUE Jean-Pierre, Robert né le 06 10 1938 Peloton 004 MONNA CASALE 25 nov. 60 Oran
34. Aspirant VERBOIS Jean Pierre Né 04 05 1939, Peloton 004 MONNA CASALE, + 4 nov. 60 Mac-Mahon (Aurès)
35. EOR TALBOURDET Joël Né 04 05 1936, Peloton 005 KOUFRA, + 31 mai 60 Algérois


Un des moments forts : présentation du drapeau de l'EMIC aux anciens

Les remerciements aux porte-drapeaux

Les chibanis étaient là encore et ANCCORE

Autorités et présidents d'associations militaires

La famille Mekerta bien entourée

Général Louis Beaudonnet, Henri Rémondet (FNAM) et madame

Serge Fantinel (promo 803) Patrice Fichet (ANORI) et madame

Jean-Marie Chastel et Patrice Fichet

Avant et après les cérémonies les anciens renouent les liens de camaraderie

Face sud des Invalides, l'église du dôme au soleil couchant
Les cérémonies sont terminées, les agapes vont pouvoir commencer à l'Ecole Militaire

Plaquette éditée et diffusée auprès des autorités politiques et militaires et certains organes de presse.
Ce document destiné à mieux faire connaître l'Ecole de Cherchell est le prélude aux cérémonies du 8 octobre aux Invalides


Document produit par Charles Pellegrini Médiation

8 MAI 2010
LES ADIEUX RÉCIPROQUES DE MONTPELLIER ET DE SES ÉCOLES MILITAIRES

Après la commémoration du 65e anniversaire de la victoire une autre cérémonie s’est déroulée sur l’Esplanade royale du Peyrou. Deux Écoles ont fait leurs adieux à la ville de Montpellier, cité militaire séculaire, qu’elles quitteront cet été. L’EAI (École d’Application de l’Infanterie) rejoindra Draguignan et l’EMSAM (Ecole Militaire Supérieure d’Administration et de Management) Coëtquidan.
En 1962 l’EMI Cherchell fut repliée à Montpellier où elle fut rejointe en 1967 par l’EAI, transférée de Saint-Maixent. Les anciens de Cherchell n’oublient pas cette filiation et une délégation de l’ANCCORE a tenu à participer à cette cérémonie autour de son drapeau, en présence des autorités civiles et militaires dont le général d’Armée Elrick Irastorza, Chef d’Etat-major de l’Armée de Terre, qui fut élève puis commandant de l’EAI.

Antoine Bertetti, Daniel Gaillard, Michel Viaud (porte-drapeau) , Yves Salom, Jean-Marie Chastel

Ils sont beaux, fiers et "affûtés"...comme nous jadis

Le général Irastorza, CEMAT, donne lecture de l'ordre du jour n°26 aux officiers, sous-officiers, militaires
de la garnison de Montpellier

Le président de l'ANCCORE Gérard Courtade offre au général Elrick Irastorza la médaille de l'Association des anciens de Cherchell, en présence de Monseigneur Luc Ravel, évêque aux Armées et du général Patrick Ribayrol, commandant de l'EAI, successeur du général Hervé Charpentier



Hommage à notre camarade Léon Jaeger

Léon Jaeger était encore avec nous dans son fauteuil roulant le 30 Octobre 2009 au ravivage de la flamme à l'Arc de Triomphe car il voulait être avec CEUX DE CHERCHELL
Le 16 août il écrivait à Arnaud de Vial :
« Cher  Camarade,
En ce dimanche 16 août, je viens de tourner la dernière page de ton livre "CEUX DE CHERCHELL" dont la lecture a suscité en moi, émotion, regrets et une immense nostalgie. En effet, mon stage de la promo 904 s'est terminé tragiquement: deux jours avant l'amphi, il y a cinquante ans jour pour jour (17 août 1959), j'ai été gravement blessé à la colonne vertébrale au cours de la dernière opération. Depuis, je vis dans un fauteuil roulant...
En mars - août 1959, nous avons connu des conditions totalement différentes par rapport aux vôtres, dues notamment à la forte chaleur (imagine le rallye de 45 km en plein mois de juillet...). Nous n'avons pas non plus passé de longs séjours à Brincourt ou à Tripier, ni bénéficié de permission. Mais l'esprit de Cherchell est unique. Le stage a révélé certaines dispositions de mon caractère et une aptitude pour le commandement  (Je suis sorti 42è sur 509). J'ai appris à aller jusqu'au bout de moi-même (courage, endurance...), ce qui a été très utile pendant toutes ces années de paraplégie. Sur les photos, je suis heureux de reconnaître Jean Villette, Bruno Deckel et Claude Francqueville de ma promotion.
Bonnes vacances et félicitations pour ce livre réussi. Quelle mémoire! Mais, tu as dû prendre des notes....
Amitiés.
Léon JAEGER 
P.S. Le soir du 16 au 17 août 1959, c'est de Lieutenant Salvan qui était avec nous en opération. Dans son livre, page 144, il évoque "mon accident". »
Léon Jaeger est décédé en novembre, les obsèques ont eu lieu le 13 novembre.
Paul TEI a écrit :
« Nous avons rendu Hommage à Léon en portant nos calots et en le saluant Etaient présents  Bruno DECKEL, J.P FRITZ,  Jean VILLETTE  de la 904, MARCHAL et PAUL TEIL
 Mais surprise le curé qui était un ami de Léon et qui a officié est Bernard FEILLET, ancien de CHERCHELL, promo 16, 1954.  INCROYABLE !
Beaucoup d'émotion  » 
Note : Léon Jaeger avait été grièvement blessé par méprise par un tir « ami ».

30 octobre 2009
RAVIVAGE DE LA FLAMME

Le vendredi 30 octobre 2009, à 18h30, les anciens de Cherchell réunis au sein de l’ANCCORE, ont ravivé la flamme sous l’Arc de Triomphe à Paris.
Cette cérémonie fut précédée d’un repas, d’une Assemblée Générale et de la remise par le colonel Roland Goepfer, ancien instructeur à Cherchell, de la Légion d'Honneur à Jean Gentilhomme, promotion 102, "Capitaine Claude Barrès", au fort de Charenton à Maisons-Alfort.






A G : Jean Gentilhomme et son épouse A D : Jean-Claude Albertini et Claude Millet, frère de Bernard Millet DCD en 2004

A G : Fewsi Mokaddem neveu de l'aspirant Mekerta et Christian Faux, Promo 006 "Aspirant Mekerta"
A D : Fewsi Mokaddem, Christian Faux et le président Gérard Courtade



Saint-Maurice 2009

La célébration de la Saint-Maurice, patron des fantassins, organisée par l’Association Nationale des Réservistes de l’Infanterie (ANORI) et son Président le lieutenant-colonel Fichet, s’est déroulée sur trois journées.
Vendredi 18 septembre, dépôt de gerbes sur la tombe du soldat inconnu et ravivage de la Flamme sous l’Arc de Triomphe. L’ANCCORE était représentée par le lieutenant-colonel (er) Gérard Courtade et Paul Teil, adjoint au maire de Maisons-Alfort.

Le samedi 19 septembre eut lieu au château de Vincennes, la prise d’armes annuelle de la Sidi-Brahim, fête des chasseurs et passation du drapeau unique des Bataillons de Chasseurs.
A l’issue de cette prise d’armes l’ANORI a reçu son nouveau drapeau remis par le général Ribayrol, nouveau commandant de l’Ecole d’Application de l’Infanterie, en présence du général Irastorza, chef d’état-major de l’Armée de Terre.
Dimanche matin une messe fut célébrée en la chapelle Saint-Louis de l’Ecole Militaire.
Pour plus de détails sur ces diverses manifestations , voir le site de l’ANORI :
http://anorinfanterie.free.fr/Html/R2009-SaintMaurice.htm

12 mai 2009
Célébration d'un double anniversaire à l'Ecole d'Application de l'Infanterie à Montpellier

Les anciens de l'Ecole de Cherchell ont commémoré le cinquantenaire de la remise du drapeau à l'Ecole d'Infanterie de Cherchell le 29 janvier 1959 et le cinquantenaire du décès du colonel Marey, ancien commandant de l'Ecole, tué dans une embuscade le 28 mars 1959. A cette occasion le drapeau de l'ANCCORE (Amicale Nationale des Camarades de Cherchell, Officiers de Réserve et Elèves) a fait sa première sortie et a été présenté aux participants.
Cette prestation s'est déroulée sous l'autorité du général Hervé Charpentier, Commandant l'Ecole d'Application de l'Infanterie et en présence du général Jean Salvan ( 2e section) et de madame Evelyne Marey, fille du colonel Marey qui a offert au Musée de l'Infanterie le sabre, le stick, les décorations et insignes de son pére.
De nombreuses délégations d'anciens combattants étaient présentes avec leurs drapeaux ainsi qu'un piquet d'honneur.
Le président de l'ANCCORE Gérard Courtade a retracé l'historique du drapeau de l'Ecole et le parcours prestigieux du colonel Marey notamment dans sa résistance à l'occupant et a fait ressortir tant ses qualités militaires qu'humaines.
Une gerbe a été déposée devant la plaque à la mémoire des Anciens de Cherchell tombés au champ d'Honneur puis après une minute de silence une vibrante Marseillaise a été chantée.


Les deux drapeaux : Ecole de Cherchell et ANCCORE

EOR Chastel,Président Courtade,Gaillard (caché) , les deux porte-drapeaux, EOR Ribeyron,EOR Viaud

A l'intérieur du Musée le diaporama de l'historique de l'Ecole de Cherchell ainsi que de son drapeau fut présenté pour ceux qui n'auraient pas pu le voir en mars 2008.
Divers ouvrages écrits par d'anciens élèves ou sur l'Ecole, ainsi que des exemplaires de Citadelle et des livrets de promotion étaient exposés de manière à pouvoit être consultés.
Au premier étage étaient exposés des photographies, divers documents ainsi que sous une vitrine le sabre et les autres souvenirs offerts par madame Marey.
Au cours d'un apéritif au cercle-mess, où le général Charpentier, empêché, fut representé par le lieutenant-colonel Cot,le président Courtade a offert à madame Marey une pierre de Maguelonne décorée par ses soins, une reproduction originale de l'hymne de l'Infanterie de marine destinée au général Charpentier, et enfin le calot de l'Ecole de Cherchell au général Salvan, membre d'Honneur de l'Amicale.
Un repas réunit ensuite tous les participants. Puis pendant que les membres de l'Amicale se réunissaient en Assemblée Générale, les épouses guidées par M. Cyril Pujol, maître en histoire militaire, visitaient le musée.





25 Octobre 2008
Assemblée Générale des anciens de l’Ecole à Maisons-Alfort

Après la création de l’Amicale en juillet 2007 et l’hommage rendu au drapeau le 27 mars 2008 à l’EAI de Montpellier, les
Anciens de CHERCHELL(ANCCORE) ont tenu leur première Assemblée Générale le samedi 25 octobre 2008 au Fort de Charenton,à MAISONS-ALFORT( Gendarmerie* ).
Plus d'une centaine ont répondu à l'appel dont une vingtaine accompagnés de leurs épouses.Pendant la réunion ces dernières ont pu visiter la ville et un musée guidées par Mesdames Teil et Parc.
Paul TEIL, délégué sur la Région Parisienne, grâce à ses fonctions de maire-adjoint de Maisons-Alfort, assisté par Maurice Raisonnier et Jean-Yves Parc, a contribué à la réussite de cette réunion qui a été honorée par la présence du général Alain Giorgis, commandant la Force de Gendarmerie Mobile et d'Intervention, les généraux Jean Salvan, instructeur à Cherchell en 1959 et 1960, et Louis Beaudonnet*,le commandant Georges Oudinot de la promotion Weygand.
Etaient également présents et en uniforme le Lieutenant-colonel Plantet ( EOR de la promotion 105 ) , le commandant Serge Fantinel( EOR de la promotion 803) .
Le rapport moral a été présenté par le Président Gérard Courtade, le compte rendu financier a été fait par le trésorier Daniel Gaillard. Diverses motions ont éré adoptées dont les adhérents seront informés en particulier un possible rapprochement avec la Fédération nationale André Maginot dont Henri Remondet a présenté tout l'intérêt.
Sont également intervenus : le général Giorgis qui avait d'autant plus obligeamment accepté d'accueillir les anciens Cherchelliens que son épouse présente à la réunion est native de Cherchell, puis les généraux Beaudonnet et Salvan se sont exprimés.
Après la projection du diaporama sur le drapeau de Cherchell et la présentation d’une exposition de photos, une cérémonie de remise de la croix d’Officier de la Légion d’Honneur au lieutenant Jean-Paul GAUDEAU a eu lieu.(Voir rubrique "Distinctions")
La matinée s'est terminée par un repas de cohésion au cours duquel ont pu être évoqués, dans la fraternité retrouvée, les différents parcours civils et militaires. après cette formation commune au sein de cette Ecole prestigieuse que fut CHERCHELL.


Gérard Courtade entouré de Daniel Gaillard et Yves Salom et vue de l'amphithéâtre

De droite à gauche:André Nevejans,général Jean Salvan, général Louis Beaudonnet, commandant Georges Oudinot, son épouse Hélène, général Alain Giorgis et son épouse ( en partie cachée)

Généraux Louis Beaudonnet et Alain Giorgis

Dépôt de gerbe : général Louis Beaudonnet, Paul Teil, Gérard Courtade, Général Jean Salvan, général Alain Giorgis

Au mess : Gérard Courtade entre le général Salvan et le commandant Oudinot;Le général Beaudonnet s'entretient avec Gaudeau et madame

Le général Salvan est fait membre d'Honneur de l'ANCCORE et reçoit le calot de Cherchell

* Louis Beaudonnet, général de brigade, né en 1923, ancien élève du Prytanée de la Flèche, entre dans la gendarmerie en 1943, participe avec le Groupement Daucourt aux combats de la Libération, notamment à Kilstett, sert en Indochine dans la Garde Républicaine de marche de 1947 à 1956, puis en Algérie.
En janvier 1945, une offensive lancée par l'armée allemande pour tenter de reprendre Strasbourg fut stoppée par le sacrifice de la garde républicaine lors de violents combats qui eurent lieu à Kilstett. Un Monument destiné à se souvenir des hommes de la Garde Républicaine qui ont combattu à Kilstett a été inauguré le 5 Janvier 1996 par la 100ème promotion de l'Ecole des Officiers de la Gendarmerie Nationale (Promotion Lieutenant Cambours).
La gendarmerie est issue de l’armée de terre et plus précisément de la cavalerie. Depuis son ancêtre, la maréchaussée, elle a traversé l’histoire en s’adaptant aux changements de régimes politiques et de gouvernements qui ont peu à peu forgé une institution militaire originale, fidèle aux principes républicains. Les principales formations de la gendarmerie sont la gendarmerie départementale et la gendarmerie mobile (ex garde républicaine mobile de 1926 à 1945) ; auxquelles s’ajoutent des formations spécialisées : garde républicaine, gendarmerie maritime, de l’air, GIGN, etc. Ses missions sont multiples : la défense, la police judiciaire et la sécurité publique.
L’épisode de Kilstett illustre le rôle de force militaire de la Gendarmerie qui outre ses missions traditionnelles de prévôté ayant pour but d'assurer la police générale et judiciaire aux armées, est susceptible d’intervenir en unités constituées. La gendarmerie mobile contribue également aux théâtres d'opérations extérieurs (Missions OPEX).

*De Verdun à Saïgon, 1923-1954.Souvenirs du général Louis Beaudonnet





27 mars 2008
Honneurs rendus au drapeau de l'Ecole de Cherchell après l'inscription "AFN 1952-1962" voir sous "La symbolique", la rubrique "Le drapeau".



Remerciements et projets du Président Courtade

Quel chemin parcouru en quelques mois seulement depuis que j’ai marqué mon étonnement et ma volonté de combler sur le net ce vide injuste sur notre Ecole !
En laissant ma trace sur le site « Les Cadets de Cherchell », puis sur « copains d’avant », j’ai fait le bon choix, car ils ont été tous les deux très efficaces. Merci donc à eux.
Mes remerciements vont bien sûr à toi, Christian, l’auteur de cet excellent site. Chabance, tu as été mon premier contact, et ensemble nous sommes tombés d’accord pour cette création, malgré nos balbutiements en informatique. Tout est conforme à mon souhait, grâce à ta volonté acharnée de réussir ce que nous ne savions pas faire, aux fruits de tes recherches personnelles, de ta patience à transformer en fonction de nos desiderata concertés,des rajouts de tous, enfin du soin méticuleux dont tu as fait preuve pour choisir, présenter, organiser ce site. Mille fois merci.
Je me tourne maintenant vers notre ami Jean-Claude Albertini, véritable relais fédérateur, utilisant tous les moyens d’agrandir la « toile » de compiler écrits et photos. Un vrai tam-tam, qui aujourd’hui a rassemblé plus de deux cents EOR de Cherchell, et dont le rappel se répand encore chaque jour. Merci à vous tous, les Anciens, qui de près ou de loin ont répondu, en nous procurant documents et encouragements, et en vous faisant l’écho de nos intentions. Merci aussi à la main tendue par l’EAI et son Musée de l’Infanterie, en la personne de son conservateur le Commandant Le Gouaille, qui a répondu immédiatement à notre projet et qui fait des prodiges pour propager l’Histoire de tous nos combattants. Avec lui le Colonel Greinerde L’Association des Amis du Musée de l’Infanterie, qui m’aide actuellement à tisser la toile d’un premier cercle, dont j’ai besoin pour asseoir notre Amicale et sa représentativité. Notre premier but est atteint : ressusciter la mémoire de l’Ecole Militaire d’ Infanterie de Cherchell, école prestigieuse, unique, qui mérite mieux que l’oubli! C’est fait et avec brio ! Il faut maintenant aller plus loin : * Maintenir l’effort de recherche des compagnons d’Armes, essayer de nous retrouver physiquement, un peu blanchis, mais avec la même foi, celle de servir encore. * Entretenir l’hommage à notre Ecole, à ses morts, et à son Drapeau ressuscité par la mention AFN 1952-1962, ce qui se fera pour la première fois en mars ou avril 2008. Deux souhaits m’animent : * Essayer de nous rencontrer une fois l’an, soit au Nord (Proposition Teil), soit au Sud (moi-même), mais pourquoi pas à l’Est et à l’Ouest. * Modification du monument aux Morts de l’EAI de Montpellier où figureraient tous les noms des disparus de 1942 à 1962, dans le style de celui de Fréjus. Ainsi, définitivement l’oubli fera place au souvenir, « ANCCORE et toujours ». Sigle et slogan, qui si vous le voulez bien, seront le futur nom de notre Amicale et notre devise. Merci à tous EOR Gérard COURTADE Promo 806. * Amicale Nationale des Camarades de Cherchell, Officiers de Réserve et Elèves


Listes des Morts Pour La France

Nos listes des MPLF sont issues principalement de deux ouvrages : « Ils venaient de Cherchell » et « A 20 ans ils commandaient au feu » (Voir bibliographie). Le site « memoiredeshommes » est aussi une source de renseignements. Il nous a permis de compléter les listes des morts en Indochine par l’unité à laquelle appartenait le militaire décédé. Malheureusement les listes sur ce même site pour l’Afrique du Nord sont très succinctes et ne comportent ni l’unité ni le grade. Mais le plus ennuyeux c’est que les listes sont incomplètes et par conséquent le nombre des militaires sortis de Cherchell et tombés au Champ d’Honneur au-dessous de la réalité. Récemment grâce à un camarade de promotion, Louis Richard, nous avons pu inscrire un de ces « oubliés ». Il s’agit de Boëgli Rodolphe, Peloton 9.Toute autre précision le concernant : grade et unité seront les bienvenus et d’une manière générale merci de nous faire connaître les noms de camarades ne figurant pas sur les listes.
A la suite de l’information ci-dessus, Jean-Pierre Fourquin, de la Promotion 106 « Croix de la Valeur Militaire », s’est manifesté et nous a adressé le message suivant : Après ma sortie de Cherchell, j'ai été affecté à la SAS de Chetouane (Oran). Celle-ci portait au fronton de la porte d'entrée : « SAS lieutenant BOEGLI ». BOEGLI avait été chef de cette SAS et a été tué le 15 novembre 1957 (bulletin historique des anciens des affaires algériennes et sahariennes numéro 10 et numéro 25). C'est le lieutenant Sanchez qui a pris sa succession et auquel je fus affecté comme adjoint début 1962.

Extrait du Bulletin n° 10, décembre 1998

Extrait du Bulletin n° 25, avril 2006

Les coupures de l'Est Républicain du 12 avril 1956, jointes au bulletin n° 25, relatent l'attaque du poste de Sidi Djilali, dont le lieutenant Boëgli avait le commandement. Au cours de cette attaque le lieutenant Boëgli fut blessé et ce n'est qu'environ 19 mois plus tard qu'il fut tué alors qu'il commandait le poste de Chetouane, près de Tlemcen.

Le devoir de mémoire

Alain Petit dont le père, Pierre, est un ancien de Cherchell (5e Promotion, "Rhin Français") a signalé une erreur concernant le lieu de décès de Robert Seguin (3e Promotion, "Libération") . Il s'agit non pas de Montbéliard ainsi qu'indiqué dans divers ouvrages, mais du col de Ferrière près de Glainans. Le même jour, au même endroit l'Aspirant Jean Clévenot trouvait la mort, ce qui nous a permis de rectifier la date de décès de ce dernier, indiquée faussement en juillet au lieu de septembre. Les précisions apportées par Alain Petit ont permis en outre d'indiquer les Unités auxquelles appartenaient ces deux soldats morts pour la France : 4e Régiment de Tirailleurs Tunisiens pour Robert Seguin 3e Régiment de Spahis Algériens de Reconnaissance pour Jean Clévenot Pour plus de détails voir : http://pagesperso-orange.fr/clerval/histoire/embusca.htm
C'est bien cela le devoir de mémoire, se souvenir, mais aussi apporter des précisions et s'il y a lieu des rectifications. Merci à Alain Petit et à son père Pierre.

31 août-1er septembre 2007
DOUBLE COMMÉMORATION A FRÉJUS : LE 137e ANNIVERSAIRE DES COMBATS DE BAZEILLES ET LES 150 ANS DE LA CRÉATION DES «TIRAILLEURS SÉNÉGALAIS»


A Fréjus, fief du 21ème Rima, ces évènements ont été célébrés en deux temps:
Le 31 août 2007 en début de soirée, au Musée des Troupes de Marine, le film d’Eric Deroo, la « Force noire » a été projeté. Puis, sur le front de mer, entre les boulevards d’Alger et de la Libération, l’espace où est érigé le monument à la gloire de" l'ARMEE NOIRE," a été baptisé "Esplanade des Tirailleurs Africains et Malgaches", en présence des autorités civiles et militaires et des représentants des 17 pays concernés: BENIN, BURKINA-FASO, CAMEROUN, COMORES, CONGO(Brazzaville), COTE d'IVOIRE, DJIBOUTI, GABON, GUINEE(Conakry), MADAGASDCAR, MALI,MAURITANIE, NIGER, RÉPUBLIQUE CENTRE AFRICAINE, SENEGAL, TCHAD, TOGO. Le lendemain matin, 1er septembre, après une messe à la cathédrale de Fréjus, la prise d'Armes de BAZEILLES se déroulait au camp LECOQ, siège du 21ème Rima, sous la présidence du Secrétaire d' Etat à la Défense et aux anciens combattants, Mr Alain MARLEIX et en présence du Major Général de l'Armée de Terre, le Général (CA) IRASTORZA: Remise de décorations, Ordre du jour, présentation des drapeaux de toutes les formations des Troupes De Marine de FRANCE et d'OUTRE-MER, avec leur garde, en présence des vétérans africains et des drapeaux de leurs 17 pays. Lecture fut faite de l'épopée de la « Division BLEUE», avec le combat célèbre de la maison Bourgerie, dite « Maison de la dernière cartouche», où les marsouins complètement cernés par le 15e régiment de ligne bavarois luttèrent jusqu’à la dernière cartouche et où s’illustrèrent, entre autres, le chef de bataillon Lambert et le capitaine Aubert. Cérémonie majestueuse et émouvante où l’amitié franco-africaine était à l'ordre du jour.

La dernière cartouche, d’après le tableau d’Alphonse de Neuville

*Hymne de l’Infanterie de Marine

Photos Gérard Courtade.
Voir : « Les Troupes de Marine, quatre siècles d’histoire » Editions Lavauzelle

Avis de décès

Maurice-Michel ARVEILLER

Lieutenant honoraire, décédé le 7 novembre 2007 à VIROFLAY EOR à l'Ecole Militaire d'Infanterie de Cherchell, puis chef de section au 12ème Bataillon d'Infanterie, avant d'être affecté au Service d'Information, d'Etudes et de Cinématographie des Armées. Ancien élève de l'Ecole normale supérieure, agrégé d'histoire, maître de conférences honoraire de l'université Sorbonne - Paris 1. Il était spécialiste de l'histoire religieuse du XVIème au XIXème siècle. Il fut chargé de mission au cabinet d'Alain PEYREFITTE, secrétaire d'Etat, puis ministre de l'Information de 1962 à 1964. Il était membre du bureau et porte drapeau de la section de VIROFLAY de l'UNC. Administrateur de l'ANORI, il en était également l'un des porte-drapeau. Il était aussi membre de l'Association des Amis du Musée de l'Infanterie. Chevalier de l'ordre des Palmes académiques, Croix du Combattant, médaille du Titre de Reconnaissance de la Nation, médaille du maintien de l'ordre en Algérie.

12 juillet 2007
Céremonie du cinquantième anniversaire de la mort de Gérard de Cathelineau

Saint cyrien de la promotion Croix de Provence (cinquième série de Cherchell) , blessé en Indochine, tué en Grande Kabylie (Tamaghoucht) le 12 juillet 1957 pendant le nettoyage d'une cache de rebelles, après s'être jeté devant le sous-officier qui était à côté de lui. Il laissait une veuve de 36 ans et 4 petites filles dont l'aînée avait 10 ans. Un livre a été écrit sur lui le R.P. Gasnier aux Nouvelles éditions latines en 1960 "Un officier français, Gérard de Cathelineau".

†12 juillet 1957 – 12 juillet 2007
A l’occasion du cinquantième anniversaire de la mort au champ d’honneur du Capitaine Gérard de Cathelineau, les Saint-cyriens de la promotion Capitaine de Cathelineau, sa famille, et tous ceux dont la vie a été marquée par cet officier d’exception, vous convient à une messe d’action de grâces présidée par Monseigneur Le Gall, évêque aux armées, le jeudi 12 juillet 2007 à 17h00 en la cathédrale Saint Louis des Invalides. La messe sera précédée des honneurs militaires à 15h au cimetière de Meudon (Cimetière des longs Réages, 29 avenue de la Paix 92190 Meudon).


La Promotion 202 de Cherchell (7 11 1961-14 avril 1962 ) a reçu le nom de baptème : « Capitaine Gérard de Cathelineau »