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1.Ecole des Elèves Aspirants (EEA)
L’Ecole des Elèves Aspirants de 1942 à 1944 forma quatre promotions : 1ère promotion « Weygand* » 15 décembre1942 au 30 avril 1943 : 1101 élèves ( Cherchell : 577, Médiouna : 524 ) 2e promotion « Tunisie » 1er mai 1943 au 30 septembre 1943 :826 élèves. 3e promotion « Libération » 1er octobre 1943 au 15 avril 1944 : 919 élèves. 4e promotion « Marche au Rhin » 16 avril 1944 au 30 octobre 1944 : 782 élèves.
*En l'honneur du général Weygand, délégué du gouvernement en Afrique française, dont l'action en vue de sauvegarder l'armée a été déterminante.Aux cadres de l'Armée d'Afrique il déclara :« Dans mon esprit l'armistice n'est qu'une suspension d'armes qui réserve l'avenir. Nous allons travailler avec ardeur pour être prêts à reprendre la lutte au jour le plus favorable ».
2. Devenue Ecole Militaire Interarmes (EMIA)
Le 13 décembre 1944 , une 5e promotion « Rhin Français » est formée de décembre 1944 à mai 1945 :1 477 élèves. Cette promotion a intégré presque complètement trois promotions de l’École Spéciale Militaire de Saint-Cyr : Croix de Provence 1942 Veille au Drapeau 1943 Rome et Strasbourg 1944 Dès la 6e promotion d’élèves officiers, début juillet 1945, l’École Militaire Interarmes est désormais installée à Coëtquidan. Promotions EMIA à Coëtquidan : 03 07 1945 au 31 12 1945 Victoire 05 03 1946 au 01 05 1947 Indochine L’Ecole forma, pendant la guerre, en cinq stages 5105 officiers dont bon nombre participèrent aux campagnes d’Italie, de France et d’Allemagne au sein des unités nord-africaines composant le « Corps Expéditionnaire Français d'Italie » * sous le commandement du général Juin, de la Première Armée Française du général de Lattre de Tassigny et de la 2e DB du général Leclerc. Puis ce furent les combats d'Indochine et d'Afrique du Nord. La sortie de la première promotion de Cherchell-Médiouna « Weygand » eut lieu alors que la campagne de Tunisie se terminait en mai 1943.C'est donc en Corse et en Italie que les aspirants et sous-lieutenants issus de cette promotion furent engagés dans les combats et eurent à exercer leur commandement.** Quant au stage de la cinquième promotion « Rhin Français » il prit fin quelques jours après l'armistice du 8 mai 1945 si bien que les officiers issus de ce stage ressentirent durement la frustation de n'avoir pu participer aux derniers combats en Europe. En revanche cette promotion paya un lourd tribut à la guerre d'Indochine.
*La notion de « Corps Expéditionnaire » se caractérisait par une intervention hors des frontières métropolitaines nécessitant une organisation autonome ( Madagascar 1895, Chine 1900 et 1902, Orient-Dardanelles 1915 et 1916, Scandinavie 1940 ) . Cette expression a disparu du vocabumaire des armées pour faire place à la « Projection de force ».
** A noter que certains élèves de cette promotion avaient connu le front de Tunisie d'où ils avaient été retirés pour accomplir leur stage.3. Annexe de Cherchell de l’Ecole de Sous-officiers de Saint-Maixent
Au cours de la période juin 1947 à mai 1958, environ 3000 élèves Sous-officiers d’active et 8000 EOR ont été formés. Les pelotons d’EOR : *Nombre d’élèves au premier jour du stage
1947 Peloton1 juin1947-28 août 1947 1948 Peloton 2 (47/1) 20 novembre 1947-16 février 1948 Peloton 3 (47/2) mars1948-24 mai 1948 Peloton 4 (48/1) 21 juin-18septembre194 Peloton 5 (48/2) 15 décembre 1948-26 janvier 1949 1949 Peloton 6 (49/1) 05 1949-17 juillet 1949 1950 Peloton 7 (49/2) 06 décembre 1949-04 mai 1950 Peloton 8 (50/1) 12 juin 1950- ? 1951 Peloton 9 (50/2) 07 décembre 1950-15 mai 1951 Peloton 10 (51/1) 07 juin -06 octobre 1951 Peloton 11 (51/2) 25 octobre 1951- mars 1952 1952 Peloton 12 (52/1) 28 avril 1952 + 22 octobre 1952- 15 octobre 1952+ ? Peloton 13 (52/2) 05 novembre 1952-24 avril 1953 1953 Peloton 14 (53/1) 11 mai -15 octobre 1953 1954 Peloton 15 03 novembre 1953 - 04 mai 1954 Peloton 16 132 élèves (149) 10 mai -20 octobre 1954 Peloton 17 03 août - décembre 1954 1955 Peloton 18 09 novembre 1954-07 avril 1955 Peloton 19 27 avril 1955- 1955 1956 Peloton 601 15 octobre 1955- 8 mars 1956 Peloton 602 179 élèves* 09 janvier - juin 1956 Peloton 603 312 élèves* 03 mai -25 septembre 1956 Peloton 604 228 élèves* 03 juillet –06 décembre 1957 Peloton 702 341 élèves* 01 octobre 1956-01 mars 1957 Peloton 704 235 élèves* 07 janvier -08 juin 1957 Peloton 705 486 élèves* 08 mars - août 1957 Peloton 707 271 élèves* 09 juillet-06 décembre 1957 1958 Peloton 801 305 élèves* septembre 1957-16 février 1958
4.Ecole militaire d'Infanterie de Cherchell(10 mai 1958):
1958 Peloton 803 413 élèves (436*) 06 janvier-16 juin 1958 Peloton 804 283 élèves (324*) 06 mars-16 août 1958 Peloton 806 277 élèves (289*) 04 juillet-15 décembre 1958 1959 Peloton 901 229 élèves (257*) 03 septembre 1958-07 février 1959A partir de juin 1959, les promotions reçoivent un nom de baptême devant le drapeau de l’Ecole
Peloton 903 340 élèves (373*) 06 janvier -22 juin 1959 Promotion « Colonel Marey » ( Ancien commandant de l’École, janvier 1958-janvier 1959, mort au Champ d’Honneur le 28 mars 1959 Voir dans « Témoignages» deux textes : " Le Colonel Marey" et " La résistance à Montbrison" )
Le colonel Marey (carnet de la promo 806)
Peloton 904 509 élèves (549*) 06 mars -22 août 1959 Promotion « Sous-Lieutenant Yves Allaire » (ancien élève du stage 804, mort au Champ d’Honneur le 29 juin 1959, sa tombe est au carré militaire des Milles-Aix en Provence ) Yves était le fils du capitaine Bernard Allaire du 1er REP
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Le sous-lieutenant Yves Allaire
Citation du Sous-lieutenant Yves Allaire
Croix de Chevalier de la Légion d’Honneur à titre posthume, comportant la Croix de la Valeur Militaire : « Jeune officier d’un courage et d’un allant confirmés, au cours des multiples engagements auxquels il avait pris part dans les rangs du 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes d’abord, puis dans ceux du Groupement de Commandos Parachutistes de réserve générale. Le 29 juin 1959, héliporté à la tête de sa section dans le Kef Mimouna (secteur d’Aflou, zone opérationnelle de l’Atlas Saharien) a immédiatement engagé le combat dans un terrain difficile, tenu par un adversaire nombreux, bien dissimulé et bien abrité. Manœuvrant avec décision, a enlevé successivement plusieurs positions, causant chaque fois aux rebelles des pertes sérieuses. A été mortellement blessé au cours d’un assaut. Restera longtemps dans le souvenir de toutes les troupes aéroportées, non seulement parce qu’il était un combattant exemplaire, plein de foi et de certitude pour la grandeur de la tâche qu’il accomplissait, mais aussi parce qu’il était un camarade éprouvé, modeste et dévoué, sachant attirer l’estime de ses chefs et l’affection de ses subordonnés ». Peloton 906 406 élèves (446*) 17 juillet -22 décembre 1959 Promotion « Georges Clemenceau » Total 1959 : 1484 élèves 1960 Peloton 001 316 élèves (336*) 15 septembre 1959-22 février 1960 Promotion « Colonel Jeanpierre » (Pierre Paul Jeanpierre, né le 14.03.1912 mort au Champ d’Honneur le 29.05.1958) :
Une promotion de Saint-cyr porte aussi son nom :
LIEUTENANT-COLONEL JEANPIERRE (Saint-Cyr 1959-1961)
Le 29 mai 1958, le Lieutenant-colonel JEANPIERRE, commandant du 1er Régiment Etranger Parachutistes tombait au cours de l’opération «Taureau 3 » sur les pentes du Djebel « Mermera », au nord de l’Oued Bou Hamdane, à l'ouest de Guelma, en Algérie. Figure légendaire de l'Armée et de la Légion Etrangère où il a servi de 1937 jusqu'à sa mort. Sorti du rang, Saint-Maixent, guerre 1939-40, Résistance, arrêté et déporté à Mauthausen, Indochine, Algérie.Stage X- IMO ** (Instruction Militaire Obligatoire) 1959-1960:60 élèves
Peloton 002 289 élèves (299*) 13 novembre 1959-14 avril 1960 Promotion « Reggane » Peloton 003 312 élèves (309*) 07 janvier -11 juin 1960 Promotion « Vercors » Peloton 004 410 élèves (410*) 08 mars -13 août 1960 Promotion « Monna Casale » Peloton 005 362 élèves (337*) 06 mai -13 octobre 1960 Promotion « Koufra » Peloton 006 326 élèves (329*) 05 juillet 1960-10 décembre 1960 Promotion « Aspirant Mekerta » (Blaha Mekerta, ancien élève de la Promotion « Vercors », mort au Champ d’Honneur le 17 août 1960) Total 1960 : 2015 élèves **Élèves des grandes écoles7 Décembre 1960
Baptême de la Promotion « Aspirant Mékerta »
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L'aspirant Blaha Mékerta
La Promotion « Aspirant Mékerta » a été baptisée le mercredi 7 décembre 1960, au cours d’une prise d’Armes qui rassemblait les Élèves et les Cadres sur le Plateau du Vercors. La cérémonie présidée par le Colonel Bernachot, commandant l’École s’est déroulée en présence de Monsieur Mékerta, père de l’Aspirant et de nombreuses personnalités civiles et militaires dont Monsieur le Sous-préfet Merleaud et le Colonel Lecoanet, commandant le 2e R.I., Unité dans laquelle servait l’Aspirant Mékerta. Après la présentation des troupes par le Lieutenant-colonel Roux et la revue passée par le Colonel Bernachot, celui-ci remettait la Croix de la Valeur Militaire au Capitaine Burgy et au Capitaine Garret, cités à l’ordre de la Brigade et au sergent Roques, cité à l’Ordre du régiment. Puis ce fut la cérémonie du baptême. Le Major s’avançait vers le Colonel :
Après la remise solennelle des épaulettes aux 119 Sous-lieutenants et aux 177 Aspirants, et, le « salut » de la nouvelle promotion, le Colonel devait évoquer la figure de l’Aspirant Mékerta, cet ancien de la Promotion Vercors (003) qui trouva la mort au cours d’une embuscade dans la région de Stéphane-Gsell :« -Mon Colonel, je vous présente la Promotion 006. Quel nom portera-t-elle ? -Votre Promotion portera le nom de « Aspirant MÉKERTA »
« Comme vous, durant cinq mois, Mékerta avait « crapahuté » de la côte 518 aux Echelles de Jacob, comme vous, il avait connu les rallyes épuisants, les marches de nuit harassantes. Il avait dormi dans la cathédrale de Brincourt.Il avait séché en topo. Il était des nôtres. Il avait fait partie de cette entité charnelle qu’est une promotion d’EOR si riche en liens de camaraderie, si féconde en ses vouloirs, si attachante par sa personnalité chaque fois si différente et si diverse. Mékerta, par le soldat qu’il fut, représente le Chef de section que l’Armée attend de Cherchell, c’est-à-dire un chef pleinement conscient de ses responsabilités, déterminé, et prêt à les assumer. Mais aussi par le jeune que nous avons connu, par l’homme qu’annonçait sa maturité d’esprit, il symbolise, dans la qualité de son engagement, toute la foi d’une communauté musulmane tournée à la fois vers l’avenir et vers la France… Il nous a légué son exemple simple mais édifiant de jeune Chef. Il vous appelle maintenant, de toutes ses forces, à aider les siens dans la voie courageuse qu’ils ont choisi comme lui ».
Sa magnifique conduite a valu à l’Aspirant Mékerta une citation à l’ordre de l’Armée dont on donne maintenant lecture :« Chef de section et combattant d’un grand courage, s’est distingué dès son arrivée à l’unité. Le 16 août, au retour d’une opération dans le Douar Zenime, s’est heurté avec ses éléments à une résistance ennemie du Djebel Bou-Nabel au Sud de Stéphane-Gsell (Secteur d’Aumale). Bien que pris sous le feu brutal des rebelles, a riposté. Tiré à bout portant, a été grièvement blessé au cours de l’engagement. Magnifique exemple de dévouement et d’abnégation. Est décédé des suites de ses blessures ».
Monsieur Mékerta, père de l’Aspirant mort au Champ d’Honneur
1961 Peloton 101 274 élèves (275*) 06 juin 1960-11 février 1961 Promotion « Sous- Lieutenant François d’Orléans » (Ancien élève de la promotion « Sous-Lieutenant Yves Allaire », mort au Champ d’Honneur le 11 octobre 1960)
Le sous-lieutenant François d’Orléans du 7e Bataillon de Chasseurs Alpins, en octobre 1959 avec le Général Faure. (Photo « Soldats du Djebel, Histoire de la guerre d’Algérie » , François Porteu de la Morandière ; Société de Production Littéraire, rue de Vaugirard 75015 Paris
8 février 1961
Baptême de la Promotion 101 « Sous-lieutenant François d’Orléans »
Le 8 février 1961, la Promotion 101 a été baptisée sur la Place d’Armes VERCORS « Promotion Sous-lieutenant François d’Orléans ».En choisissant ce nom, elle a voulu rendre hommage au sacrifice de son Ancien, mort pour la France le 11 octobre 1960.« Le nom illustre qu’il portait n’a jamais été pour lui une raison de s’évader, de se distraire du sein de l’équipe, du groupe ou de la section dont il partageait-avec une bonne humeur souriante-les joies et les peines ».
C’est en ces termes que le Colonel Bernachot devait évoquer dans son allocution le passage à Cherchell de François d’Orléans. Cette même simplicité devait marquer, de façon combien émouvante, la cérémonie du baptême de la Promotion 101. Placée sous la Haute Autorité du Général de Corps d’Armée Vezinet, commandant la Région Territoriale et le Corps d’Armée d’Alger, accompagné du Général de Division Cazenave, commandant la zone Ouest Algérois et la 9e Division d’Infanterie, elle s’est déroulée en présence de Monseigneur le Comte de Paris, de Madame la Comtesse de Paris et d’une délégation du 7e B.C.A. conduite par le Chef de Bataillon Trannoy. Après la revue passée par le Général de Corps d’Armée Vezinet accompagné du Colonel Bernachot, commandant l’Ecole, a eu lieu une remise de décorations : la Croix de Commandeur de la Légion d’Honneur au Lieutenant-colonel Morand, la Médaille Militaire à l’Adjudant Bouhris et au Sergent Belkorichi Mohamed et la Croix de la Valeur Militaire au Lieutenant Letrange cité à l’Ordre de l’Armée, au lieutenant Lemonnier de Gouville, au Lieutenant Belarbi, au Sergent-chef Weller et à l’EOR Auzolat cités à l’Ordre de la Brigade.
Le Comte et la Comtesse de Paris au baptême de la Promotion « François d’Orléans »
Puis c’est le baptême et la remise solennelle des épaulettes aux 100 sous-lieutenants et aux 149 aspirants de la nouvelle Promotion. Ensuite, le Colonel, après avoir retracé brièvement la carrière du Sous-lieutenant François d’Orléans, exaltera en quelques mots très simples, les vertus exemplaires de ce jeune officier :« François d’Orléans, volontaire pour servir en Algérie, alors que son frère le Comte de Clermont servait au 18e Dragons dans le Constantinois, c’est le symbole d’une vertu française constante et inaltérée à travers les siècles et les épreuves. Le sacrifice du jeune Prince François –a pu dire le Général de Gaulle-ajoute un service exemplaire à tous ceux que sa race a rendus à la Patrie et qui sont la trame de notre histoire. Pour nous qui l’avons connu et aimé, pour cette Ecole qui gardera avec ferveur son souvenir, François demeurera celui qui possédait ces deux irremplaçables qualités qui sont celles du cœur et de l’esprit : -Le cœur pour faire le bien ; -L’esprit pour le bien faire. Et pour éclairer d’une lumière plus vive la noble figure de ce jeune Chef de Section, le Chef de Bataillon Picollet lit, dans le recueillement général, la citation à l’Ordre de l’Armée attribuant au Sous-lieutenant François d’Orléans, du 7e Bataillon de Chasseurs Alpins, la Croix de Chevalier de la Légion d’Honneur et la Croix de la Valeur Militaire avec palme : « Jeune officier animé du plus haut idéal et accomplissant avec simplicité les missions les plus difficiles. A remarquablement réussi comme chef de poste dans les villages kabyles qu’il a grandement contribué à pacifier par le rayonnement de sa personnalité. Toujours volontaire pour les actions de commando de chasse, s’est particulièrement distingué le 16 juin 1960, dans les Aït-Ouabane, où sa section a mis hors de combat 7 rebelles armés. Le 11 octobre 1960, a trouvé une mort glorieuse près du village de Taourirt Ali Ounasseur(Grande Kabylie) en conduisant une manœuvre hardie pour dégager un de ses harkis blessé ». La garde du Drapeau de l’Ecole-Drapeau de ses sacrifices et de ses gloires-est alors confiée aux EOR de la Promotion 102. Puis aux accents de la Nouba du 1er Régiment de Tirailleurs Algériens, les compagnies défilent, en descendant l’Avenue de France, avec en tête, les officiers et les aspirants de la Promotion « Sous-lieutenant François d’Orléans »
Ce baptême devait avoir un lointain écho le 16 janvier dernier, en la Chapelle Royale de Dreux. Une délégation d’Anciens de la Promotion, conduite par le Sous-lieutenant Calmel, déposait, au nom de leurs camarades, une gerbe sur la tombe de François d’Orléans, honorant ainsi la glorieuse mémoire de leur ainé, exemple pour leur vie d’Officier et leur vie d’homme.
Le 7e BCA fait partie des 10 premiers bataillons de chasseurs à pied créés en 1840 par le Duc d'Orléans. Son insigne est le "Diable au corps".Sa fourragère est aux couleurs de la Croix de guerre 14-18. Son refrain : "Bataillon, bataillon, bataillon de fer. Bataillon, bataillon, bataillon d'acier". La marraine actuelle du 7e Bataillon de Chasseurs Alpins est la Princesse Hélène de France, sœur du Sous-lieutenant François d’Orléans. Depuis décembre 1962, le 7ème B.C.A est stationné à Bourg-Saint-Maurice en Haute Tarentaise. Dans le cadre du livre blanc sur la défense la nouvelle carte militaire prévoit le transfert du Bataillon à Varces dans l'Isère. Le départ est prévu pour 2011.Photo Ecole Article Paris-Match 18 février 1961
Stage X- IMO, 1960-1961, 44 élèves.
Peloton 102 863 élèves (960*) 08 novembre 1960 – 20 avril 1961 Promotion « Capitaine Claude Barrès » ( Claude, Henri, Maurice Barrès né le 22 mars 1925, petit-fils de l'écrivain Maurice Barrès, tué le 26 mai 1959 à la tête de la Compagnie d'Appui du 9e Régiment de Chasseurs Parachutistes dans le Djebel Harraba, près de l'Ouenza, à la frontière tunisienne.* Claude Barrès avait rejoint, à 17 ans, les Forces Françaises Libres en Angleterre.Formé à Ribbesford à l'Ecole des Cadets de la France Libre, promotion 1943, parachuté dans la région de Lyon en août 1944 avec une équipe «Jedburgh** » puis en Hollande en janvier 1945, a participé à la guerre d'Indochine et de Corée. Commandeur de la Légion d'Honneur, une blessure, 10 citations ) *Sur ce combat, voir « Se battre en Algérie» , Patrick-Charles Renaud, page323 **Jedburgh, du nom d'un village écossais : équipes de 3 hommes, un officier britannique ou américain, un officier français, un sous-officier radio.Leur mission était de renseigner le commandement allié sur l'état des maquis, organiser les parachutages etc. La promotion 1991-1993 de l’E.M.I.A. fut baptisée du nom de Claude Barrès.
Le capitaine Claude Barrès
Peloton 103 347 élèves (365*) 05 janvier- 10 juin 1961 Promotion « Maréchal Lyautey » Peloton 104 319 élèves (333*) 7 mars-13 août 1961 Promotion « Débarquement de Provence » Peloton 105 413 élèves (431*) 05 mai-11 octobre 1961Promotion « Mémorial de Cherchell » Peloton 106 367 élèves (345*) 04 juillet- 09 décembre 1961 Promotion « Croix de la valeur Militaire » Total 1961 : 2583 élèves
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1962 Peloton 201 320 élèves (320*) 05 septembre 1961-10 févier 1962 Promotion « Vosges - Alsace »Baptême de la promotion « Vosges-Alsace » 7 février 1962 :
La prise d’armes était placée sous la haute autorité du général Boulanger, commandant la zone Ouest-Algérois et la 9e division d’Infanterie. Après la présentation des troupes par le lieutenant-colonel Roux et le salut au drapeau, le général Boulanger accompagné du général Bernachot, commandant l’École et du colonel Carrère, commandant en second, passa la revue des cadres et des élèves de l’Ecole. Ce fut alors le cérémonial du baptême et la remise des épaulettes. Puis le général Bernachot s’adressa aux 104 sous-lieutenants et 158 aspirants. « Voici qu’aujourd’hui votre désir de continuer à magnifier e souvenir de vos anciens s’arrête, après Toulon, Marseille et la remontée triomphale de la vallée du Rhône, sur cette bataille des Vosges-Alsace, au cours de laquelle 83 commandants de compagnie et chefs de section, formés ici, à Cherchell, devaient tomber dans les combats qui arrachèrent à l’ennemi les dernières marches du territoire national ». Le général évoqua la dure campagne de l’hiver 1944-1945.Après avoir cité l’ordre du jour numéro 6 du général de Lattre de Tassigny, daté précisément du 7 février et le communiqué de victoire, il conclut : « Notre jeunesse a besoin qu’on la fournisse d’affirmations pour pouvoir s’affirmer elle-même disait Camus. N’est-ce point une affirmation que celle de ces jeunes hommes dont vous vous réclamez. Par devoir, ils ont jeté leur jeunesse à la défense de ce qui restait éternellement français du sol à la pensée. Pour certains, dispersés au hasard dans les champs qu’ils défendaient et qu’ils marquent encore de leurs places par des herbes hautes, ils nous fixent le sens des fidélités et le poids des cautions. Qu’ils deviennent, ainsi que vos armes, les compagnons de vos gestes et de vos sommeils. Des uns et des autres, vous demeurerez dignes, j’en suis sûr, et vous garderez intact, lorsque demain vous aura séparés, le souvenir d’une belle Promotion, protégée et guidée par ceux de « Vosges-Alsace ». Au cours de cette prise d’armes, le commandant Armand Grillot était promu Officier de la Légion d’Honneur, tandis que le chef de bataillon Jean-Pierre Reboul, les capitaines Joseph Lecorguillé et Mohamed Zebourni étaient nommés Chevaliers de la Légion d’Honneur La relève de la garde du drapeau et le défilé devant l’École aux accents de la Nouba du 1er Régiment de Tirailleurs clôturaient la cérémonie à laquelle assistaient notamment M. le sous-préfet Marolon, M. le député Baouya, M. Beghdad, représentant le maire de Cherchell, M. le colonel Damez-Fontaine, commandant le 146e R.I. et le secteur de Cherchell, M.le colonel commandant l’École de Koléa, M. le lieutenant-colonel Belle, chef d’état-major de la Z.N.A., M. le capitaine de frégate Servant, commandant le Centre Sirocco.
Devant et au centre : Yves Toulemonde, major de promotionStage X-IMO 1961-1962 35 élèves
Peloton 202 622* élèves ? 11 1961-14 avril 1962 Promotion « Capitaine Gérard de Cathelineau » ( Né le 23 janvier 1921, mort au Champ d’Honneur le 12 juillet 1957 à Tamaghoucht, près Béni Douala, Grande Kabylie ) Descendant direct de Cathelineau, (le “saint de l’Anjou”, premier à s’être levé contre la Révolution en 1793, blessé mortellement au siège de Nantes en juillet 1793, anobli par Louis XVIII).
Il rejoint le premier Régiment de France pour les combats de la Libération puis intégre les Forces Françaises Libres.Reçoit la croix de guerre avec étoile de bronze.
Saint cyrien de la promo Croix de Provence,intégrée avec deux autres promos de Saint-cyr dans la promotion Rhin Français de Cherchell. Il effectue deux séjours en Indochine où il est blessé en 1948. Après son deuxième séjour en Indochine il est affecté en Algérie, au 3e Bataillon du 121e Régiment d'infanterie, où il sera tué , en voulant protéger un adjudant de Gendarmerie présent à ses côtés. Il laissait une veuve de 36 ans et 4 petites filles dont l’aînée avait 10 ans.
A l'occasion du cinquantième anniversaire de sa mort une cérémonie a eu lieu le 12 juillet 2007 en la cathédrale Saint-Louis des Invalides et au cimetière de Meudon.Une promotion de Saint Cyr porte également son nom :
CAPITAINE DE CATHELINEAU (1976 – 1978)
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Photos Jean-Paul Bois
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Photo Georges DepachtèreBaptême de la promotion 202 "Capitaine Gérard de Cathelineau"
Le capitaine Gérard de Cathelineau
Peloton 203 509* élèves 04 janvier-09 juin 1962 Promotion «Elève-Officier André Esprit » (Elève du stage mort au Champ d’Honneur le 8 mars 1962)
L'élève-officier André Esprit
ANDRE ESPRIT : CITATION
« Élève-officier de tout premier ordre qui depuis son arrivée à l’École militaire de Cherchell s’est fait spécialement remarquer par sa personnalité et son enthousiasme. Le 8 mars 1962 au cours d’une sortie en zone rebelle, a été grièvement blessé lors d’un accrochage au Marabcha, secteur de Cherchell. Est tombé en servant l’arme automatique de son groupe dès le début de l’engagement face à un ennemi particulièrement agressif. Est décédé des suites de ses blessures
BAPTEME DE LA PROMOTION "ELEVE-OFFICIER ANDRE ESPRIT , 6 juin 1962"
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Extrait du livret de promo communiqué par Jean Masson, lieutenant-colonel (H) TDM
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Les chefs de peloton : EOR Ravanat et Chopin
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EOR Ravanat, 3e à gauche : Randazzo
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Le sous-lieutenant Loppé va recevoir la Croix de la Valeur Militaire
Peloton 204 519* élèves 06 mars-12 Août 1962 Promotion « Espoir et tradition » Peloton 205 342* élèves mai-15 octobre 1962 Promotion « Derniers de Cherchell »10 OCTOBRE 1962
BAPTEME DE LA PROMOTION "LES DERNIERS DE CHERCHELL" MAI 1962-OCTOBRE 1962
La prise d’armes était placée sous la présidence du lieutenant-colonel Dufrenne, commandant l’École en l’absence du général Bernachot qui avait adressé ce message aux élèves : « Le général retenu en France par les problèmes de transfert de l’École, ne pourra être présent à Cherchell pour le baptême de la dernière promotion de Cherchelliens. Mais sa pensée sera auprès de vous tout au long de cette cérémonie, une pensée mélancolique et attristée, mais pleine d’espoir dans l’avenir de notre École. Le général unit dans le même sentiment d’affectueuse fierté votre promotion aux vingt autres qui l’ont précédée et qui lui laissent le souvenir lumineux d’un inoubliable et magnifique commandement. »
Le colonel Carrère, ancien commandant en second ayant quitté l’Ecole le 1er juillet, avait également adressé à « la dernière promotion qu’il lui aura été donné de connaître et d’apprécier à Cherchell, l’expression de son fidèle souvenir et ses vœux les plus cordiaux ». Après l’arrivée du Consul de France et le salut au drapeau le lieutenant-colonel Dufrenne passe la revue des troupes présentées par le chef de bataillon Simonin commandant par intérim le G.B.I.* et le 3e bataillon. Puis c’est le rituel du baptême et l’allocution prononcée par le lieutenant-colonel Dufrenne :« Derniers de Cherchell, c’est ainsi que vous avez voulu que l’on nommât votre Promotion…C’est bien le moment, alors que, pour la dernière fois, la dernière promotion de Cherchell se trouve rassemblée sur ce Vercors témoin de tant de serments prêtés, source de tant de courage montré, de tant de sacrifices consentis, sur ce bout de terrain pour peu de jours encore Terre de France… De 1943 jusqu’à ce jour, sous sa devise noble et virile Ducis et tu suscipe curam-Assume, toi aussi, la charge du commandement-25 000 jeunes gens, comme vous, venus de tous les horizons, de tous les métiers, de toute condition ou confession, 25 000 jeunes gens dont vous êtes, animés d’une foi jeune, généreuse, sont venus, écoutant les conseils de l’ancien, arpentant cette terre aimée, se fondre dans le même creuset de l’enthousiasme, du savoir et du sacrifice. »
Le lieutenant-colonel Dufrenne retrace alors l’histoire de l’Ecole et rend hommage à la gloire de ses Anciens.« De tous ces sacrifices, de toutes ces blessures, de toute cette peine, de ces citations glanées en masse, honorant le mérite de chacun, vous, de la promotion Derniers de Cherchell, avez la charge lourde mais glorieuse. Car vous êtes des leurs, la gloire de Cherchell est la vôtre. Il vous faut la soutenir et la porter plus loin… A partir de maintenant et toujours. Maintenant, dans quelques jours, au milieu des hommes dont vous serez les chefs, donc les responsables, en leur expliquant le danger qui nous guette, en leur donnant la force de lutter, en leur apprenant les moyens de faire face. Demain, plus encore peut-être, quand vous aurez repris vos occupations civiles, vous appuyant sur le souvenir de vos anciens et pour que leurs sacrifices, animés par un espoir profond, ne soient pas inutiles, vous conduirez, par votre exemple et votre action nos concitoyens vers les mêmes buts en leur donnant la foi, en les protégeant contre le mensonge, la duperie ou la simple indifférence… A cette tâche grandiose, vous êtes prêts, puisque, par le nom de votre Promotion vous avez choisi de poursuivre l’épopée de vos camarades. Derniers de Cherchell, nous avons confiance en vous. A vous le Commandement. Votre Ancien vous salue. »
Puis le Drapeau de l’École, en l’absence des jeunes promotions instruites à Saint-Maixent, est confié à la Compagnie des services. Une garde exceptionnelle, composée d’un lieutenant et des sous-officiers les plus décorés, aura la noble charge de présenter notre emblème à la Première Promotion de Montpellier. Un défilé des jeunes sous-lieutenants et aspirants, au rythme vibrant des chants de compagnie, clôture la cérémonie qui fut empreinte d’une sobre grandeur comme il convient à un Adieu. *Groupement des Bataillons d’Instruction
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La garde au drapeau.A gauche l'EOR Gérard de Angelis (photo de gauche)
Le baptême de la promotion "Les derniers de Cherchell" fut la dernière occasion de sortie du drapeau en Algérie
Les pelotons 206 et 301, après le transfert de l’Ecole en métropole ont été instruits à Saint-Maixent, dans le but d’alléger la tâche de l’Ecole Militaire d’Infanterie de Montpellier
Peloton 206 134 élèves Promotion « Belvedere » Peloton 301 139 élèves Promotion « Voie Sacrée »
Les deux premières promotions instruites à Montpellier furent : Peloton 302 397 élèves Promotion « Strasbourg » Peloton 303 243 élèves promotion « Légion D'Honneur »
QUELQUES LIVRETS DE PROMOTIONS
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