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1.Ecole des Elèves Aspirants (EEA)
L’Ecole des Elèves Aspirants de 1942 à 1944 forma quatre promotions :1ère promotion « Weygand* »
15 décembre1942 au 30 avril 1943 : 1101 élèves ( Cherchell : 577, Médiouna : 524 ) *En l'honneur du général Weygand, délégué du gouvernement en Afrique française, dont l'action en vue de sauvegarder l'armée a été déterminante.Aux cadres de l'Armée d'Afrique il déclara :« Dans mon esprit l'armistice n'est qu'une suspension d'armes qui réserve l'avenir. Nous allons travailler avec ardeur pour être prêts à reprendre la lutte au jour le plus favorable ».
Général Weygand
2e promotion « Tunisie »
1er mai 1943 au 30 septembre 1943 :826 élèves.3e promotion « Libération »
1er octobre 1943 au 15 avril 1944 : 919 élèves.4e promotion « Marche au Rhin »
16 avril 1944 au 30 octobre 1944 : 782 élèves.
2. Devenue Ecole Militaire Interarmes (EMIA)
5e promotion « Rhin Français »
Le 13 décembre 1944 une 5e promotion est formée de décembre 1944 à mai 1945 :1 477 élèves. Cette promotion a intégré presque complètement trois promotions de l’École Spéciale Militaire de Saint-Cyr : Croix de Provence 1942 Veille au Drapeau 1943 Rome et Strasbourg 1944 Dès la 6e promotion d’élèves officiers, début juillet 1945, l’École Militaire Interarmes est désormais installée à Coëtquidan. Promotions EMIA à Coëtquidan : 03 07 1945 au 31 12 1945 Victoire 05 03 1946 au 01 05 1947 Indochine L’Ecole forma, pendant la guerre, en cinq stages 5105 officiers dont bon nombre participèrent aux campagnes d’Italie, de France et d’Allemagne au sein des unités nord-africaines composant le « Corps Expéditionnaire Français d'Italie » * sous le commandement du général Juin, de la Première Armée Française du général de Lattre de Tassigny et de la 2e DB du général Leclerc. Puis ce furent les combats d'Indochine et d'Afrique du Nord. La sortie de la première promotion de Cherchell-Médiouna « Weygand » eut lieu alors que la campagne de Tunisie se terminait en mai 1943.C'est donc en Corse et en Italie que les aspirants et sous-lieutenants issus de cette promotion furent engagés dans les combats et eurent à exercer leur commandement.** Quant au stage de la cinquième promotion « Rhin Français » il prit fin quelques jours après l'armistice du 8 mai 1945 si bien que les officiers issus de ce stage ressentirent durement la frustation de n'avoir pu participer aux derniers combats en Europe. Mais avant le stage ils avaient pour la plupart participé aux combats et avaient été retirés du front pour intégrer la 5e série de Cherchell. En revanche cette promotion paya un lourd tribut à la guerre d'Indochine.
*La notion de « Corps Expéditionnaire » se caractérisait par une intervention hors des frontières métropolitaines nécessitant une organisation autonome ( Madagascar 1895, Chine 1900 et 1902, Orient-Dardanelles 1915 et 1916, Scandinavie 1940 ) . Cette expression a disparu du vocabumaire des armées pour faire place à la « Projection de force ».
** A noter que certains élèves de cette promotion avaient connu le front de Tunisie d'où ils avaient été retirés pour accomplir leur stage.3. Annexe de Cherchell de l’Ecole de Sous-officiers de Saint-Maixent
Au cours de la période juin 1947 à mai 1958, environ 3000 élèves Sous-officiers d’active et 8000 EOR ont été formés.
Les pelotons d’Élèves-Officiers de Réserve : *Le nombre d’élèves suivi d'un * est celui au premier jour du stage. Il évolue par la suite.
1947 Peloton 1
juin1947-28 août 1947 1948Peloton 2
20 novembre 1947-16 février 1948Peloton 3
mars 1948-24 mai 1948Peloton 4
21 juin-18 septembre 1948 1949Peloton 5
15 décembre 1948-26 janvier 1949Peloton 6
05 1949-17 juillet 1949 1950Peloton 7
06 décembre 1949-04 mai 1950Peloton 8
12 juin 1950- octobre 1950 1951Peloton 9
07 décembre 1950-15 mai 1951Peloton 10
07 juin -06 octobre 1951 1952Peloton 11
25 octobre 1951- mars 1952Peloton 12
27 avril 1952 + 27 septembre 1952 1953Peloton 13
05 novembre 1952-24 avril 1953Peloton 14
11 mai -15 octobre 1953 1954Peloton 15
03 novembre 1953 - 04 mai 1954Peloton 16
10 mai - 20 octobre 1954 132 élèves classés : 21 Sous-Lieutenants, 111 aspirants, 10 sergents (149*) Samedi 16 octobre : prise d'armes et remise des gradesPeloton 17
03 août - 24 décembre 1954 1955Peloton 18
09 novembre 1954-07 avril 1955Peloton 19
27 avril 1955- septembre 1955
17 septembre 1955
Cérémonie de sortie de la 19e promotion et passation de pouvoirs du colonel Lancrenon au colonel Nicol
Samedi, sur le stade de Cherchell, a eu lieu la traditionnelle cérémonie de sortie de la dix-neuvième promotion d'élèves officiers de réserve. Cette manifestation a revêtu une certaine solennité du fait que s'y ajoutaient une prise d'armes ainsi que la passation de pouvoirs par le colonel Lancrenon au colonel Nicol, nouveau commandant de l'école des cadres de Cherchell. C'est en présence de nombreux Cherchellois, des délégations d'anciens combattants et leur drapeau, de M. Imalhayène, délégué à l'Assemblée algérienne; M. Zanettacci, administrateur de la commune mixte, que M. Baretaud, délégué-maire de Cherchell, a remis à l'école son nouveau fanion bleu ciel à liseré jaune que rehaussent les couleurs de la croix de guerre, offert par la municipalité à « son école », comme l'a souligné le maire. Avant de remettre aux meilleurs E.O.R. de la promotion sortante les insignes de leur grade, le colonel Lancrenon, devant le front des troupes au garde-à-vous, a retracé l'origine glorieuse de l'établissement, dont ses anciens ont hélas marqué de leur sacrifice total les glorieuses campagnes du C.E.F. d'Italie et de la 1ère Armée. Puis lecture de la citation décernée en 1950 fut donnée aux promus. Le commandant de l'école a ensuite fait chevalier de la Légion d'honneur pour services exceptionnels rendus en Indochine les capitaines Pamart, Monthioux; les lieutenants Costes, Duplan, Lagiere, Varren, Pinguet et André, officiers instructeurs de l'école. Le colonel Lancrenon a également remis la médaille militaire au caporal Bouchouk Megrari ainsi qu'à titre posthume à Mme Vve Ahmed ben Lakhib. Entraînées par la musique de garnison, les sections ont ensuite défilé dans Cherchell sous les applaudissements chaleureux de la foule.Echo d'Alger
1956Peloton 601
15 octobre 1955- 8 mars 1956Peloton 602
179 élèves*09 janvier - juin 1956Peloton 603
312 élèves*03 mai -25 septembre 1956Peloton 604
228 élèves*03 juillet –06 décembre 1956 1957Peloton 702
341 élèves*01 octobre 1956-01 mars 1957Peloton 704
235 élèves*07 janvier -08 juin 1957Peloton 705
486 élèves*08 mars - août 1957Peloton 707
271 élèves*09 juillet-06 décembre 1957 1958Peloton 801
305 élèves*septembre 1957-16 février 1958
4.Ecole militaire d'Infanterie de Cherchell(10 mai 1958):
Peloton 803
413 élèves (436*) 06 janvier-16 juin 1958Peloton 804
283 élèves (324*)06 mars-16 août 1958Peloton 806
277 élèves (289*)04 juillet-15 décembre 1958 1959Peloton 901
229 élèves, 1 E.O.R M.P.L.F. pendant le stage (257*)03 septembre 1958-07 février 1959
A partir de juin 1959, les promotions reçoivent un nom de baptême devant le drapeau de l’Ecole
Peloton 903, Promotion « Colonel Marey »
06 janvier -22 juin 1959 : 340 élèves (373*) 1 E.O.R M.P.L.F. pendant le stage ( Ancien commandant de l’École, janvier 1958-janvier 1959, mort au Champ d’Honneur le 28 mars 1959 Voir dans « Témoignages» deux textes : " Le Colonel Marey" et " La résistance à Montbrison" )
Le colonel Marey (carnet de la promo 806)
Peloton 904, Promotion « Sous-Lieutenant Yves Allaire »
06 mars -22 août 1959 : 509 élèves (549*) 3 E.O.R M.P.L.F. pendant le stage (ancien élève du stage 804, mort au Champ d’Honneur le 29 juin 1959, sa tombe est au carré militaire des Milles-Aix en Provence ) Yves était le fils du capitaine Bernard Allaire du 1er REP
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Le sous-lieutenant Yves Allaire
Citation du Sous-lieutenant Yves Allaire
Croix de Chevalier de la Légion d’Honneur à titre posthume, comportant la Croix de la Valeur Militaire : « Jeune officier d’un courage et d’un allant confirmés, au cours des multiples engagements auxquels il avait pris part dans les rangs du 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes d’abord, puis dans ceux du Groupement de Commandos Parachutistes de réserve générale. Le 29 juin 1959, héliporté à la tête de sa section dans le Kef Mimouna (secteur d’Aflou, zone opérationnelle de l’Atlas Saharien) a immédiatement engagé le combat dans un terrain difficile, tenu par un adversaire nombreux, bien dissimulé et bien abrité. Manœuvrant avec décision, a enlevé successivement plusieurs positions, causant chaque fois aux rebelles des pertes sérieuses. A été mortellement blessé au cours d’un assaut. Restera longtemps dans le souvenir de toutes les troupes aéroportées, non seulement parce qu’il était un combattant exemplaire, plein de foi et de certitude pour la grandeur de la tâche qu’il accomplissait, mais aussi parce qu’il était un camarade éprouvé, modeste et dévoué, sachant attirer l’estime de ses chefs et l’affection de ses subordonnés ».Peloton 906, Promotion « Georges Clemenceau »
17 juillet -22 décembre 1959 : 406 élèves (446*) 1 E.O.R M.P.L.F. pendant le stage Total 1959 : 1484 élèves 1960Peloton 001, Promotion « Colonel Jeanpierre »
(Pierre Paul Jeanpierre, né le 14.03.1912 mort au Champ d’Honneur le 29.05.1958) 10 septembre 1959-22 février 1960 : 316 élèves (336*) 3 E.O.R M.P.L.F. pendant le stage
Une promotion de Saint-cyr porte aussi son nom :
LIEUTENANT-COLONEL JEANPIERRE (Saint-Cyr 1959-1961)
Le 29 mai 1958, le Lieutenant-colonel JEANPIERRE, commandant du 1er Régiment Etranger Parachutistes tombait au cours de l’opération «Taureau 3 » sur les pentes du Djebel « Mermera », au nord de l’Oued Bou Hamdane, à l'ouest de Guelma, en Algérie. Figure légendaire de l'Armée et de la Légion Etrangère où il a servi de 1937 jusqu'à sa mort. Sorti du rang, Saint-Maixent, guerre 1939-40, Résistance, arrêté et déporté à Mauthausen, Indochine, Algérie.Stage X- IMO ** (Instruction Militaire Obligatoire) 1959-1960:60 élèves
Peloton 002, Promotion « Reggane »
13 novembre 1959-14 avril 1960 : 289 élèves (299*)Peloton 003, Promotion « Vercors »
07 janvier -11 juin 1960 : 312 élèves (309*)Peloton 004, Promotion « Monna Casale »
08 mars -13 août 1960 : 410 élèves (410*)Peloton 005, Promotion « Koufra »
06 mai -13 octobre 1960 : 362 élèves (337*) 1 E.O.R M.P.L.F. pendant le stage10 octobre 1960
Baptême de la Promotion « Koufra »
La Promotion « Koufra » a été baptisée le lundi 10 octobre au cours d'une prise d'armes sur le Plateau du Vercors, en présence du général de Corps d'Armée Crépin, commandant en chef les forces en Algérie, du lieutenant-colonel Detbeze, des personnalités civiles et militaires de Cherchell et des cadres de l'École. Après la présentation des troupes par le lieutenant-colonel Roux, le général Crépin, accompagné du colonel Bernachot et du colonel Carrère, passa en revue les E.O.R. des promotions 005 et 006. Puis le général Crépin et le colonel Bernachot procédèrent à une remise de décorations : la Légion d'honneur au capitaine Durand et au lieutenant Delène, la Valeur militaire au commandant Oudot de Dainville, au M.D.L. chef Berbett et au sergent Dunoyer. La cérémonie du baptême commença alors. Le Major de promotion se présenta et posa la question rituelle : -Mon colonel, je vous présente la promotion 005; quel nom portera-t-elle? -Votre promotion portera le nom de « Koufra », répondit le colonel Bernachot, puis il ajouta :« Élèves Officiers de la Promotion « Koufra », au nom du ministre des Armées, je vous fait Officiers et Aspirants». Après la remise des épaulettes, le colonel Bernachot rappela le serment fait par le colonel Leclerc après la prise du fort de Koufra, puis évoqua l'épopée de la 2e D.B. de Koufra à Strasbourg. Un défilé sur l'avenue de France devait clôturer cette belle cérémonie. (Extrait du livret de Promotion)
Peloton 006, Promotion « Aspirant Mekerta »
05 juillet 1960-10 décembre 1960 : 326 élèves (329*) (Blaha Mekerta, ancien élève de la Promotion « Vercors », mort au Champ d’Honneur le 17 août 1960) Total 1960 : 2015 élèves **Élèves des grandes écoles7 Décembre 1960
Baptême de la Promotion « Aspirant Mékerta »
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L'aspirant Blaha Mékerta
La Promotion « Aspirant Mékerta » a été baptisée le mercredi 7 décembre 1960, au cours d’une prise d’Armes qui rassemblait les Élèves et les Cadres sur le Plateau du Vercors. La cérémonie présidée par le Colonel Bernachot, commandant l’École s’est déroulée en présence de Monsieur Mékerta, père de l’Aspirant et de nombreuses personnalités civiles et militaires dont Monsieur le Sous-préfet Merleaud et le Colonel Lecoanet, commandant le 2e R.I., Unité dans laquelle servait l’Aspirant Mékerta. Après la présentation des troupes par le Lieutenant-colonel Roux et la revue passée par le Colonel Bernachot, celui-ci remettait la Croix de la Valeur Militaire au Capitaine Burgy et au Capitaine Garret, cités à l’ordre de la Brigade et au sergent Roques, cité à l’Ordre du régiment. Puis ce fut la cérémonie du baptême. Le Major s’avançait vers le Colonel :
Après la remise solennelle des épaulettes aux 119 Sous-lieutenants et aux 177 Aspirants, et, le « salut » de la nouvelle promotion, le Colonel devait évoquer la figure de l’Aspirant Mékerta, cet ancien de la Promotion Vercors (003) qui trouva la mort au cours d’une embuscade dans la région de Stéphane-Gsell :« -Mon Colonel, je vous présente la Promotion 006. Quel nom portera-t-elle ? -Votre Promotion portera le nom de « Aspirant MÉKERTA »
« Comme vous, durant cinq mois, Mékerta avait « crapahuté » de la côte 518 aux Echelles de Jacob, comme vous, il avait connu les rallyes épuisants, les marches de nuit harassantes. Il avait dormi dans la cathédrale de Brincourt.Il avait séché en topo. Il était des nôtres. Il avait fait partie de cette entité charnelle qu’est une promotion d’EOR si riche en liens de camaraderie, si féconde en ses vouloirs, si attachante par sa personnalité chaque fois si différente et si diverse. Mékerta, par le soldat qu’il fut, représente le Chef de section que l’Armée attend de Cherchell, c’est-à-dire un chef pleinement conscient de ses responsabilités, déterminé, et prêt à les assumer. Mais aussi par le jeune que nous avons connu, par l’homme qu’annonçait sa maturité d’esprit, il symbolise, dans la qualité de son engagement, toute la foi d’une communauté musulmane tournée à la fois vers l’avenir et vers la France… Il nous a légué son exemple simple mais édifiant de jeune Chef. Il vous appelle maintenant, de toutes ses forces, à aider les siens dans la voie courageuse qu’ils ont choisi comme lui ».
Sa magnifique conduite a valu à l’Aspirant Mékerta une citation à l’ordre de l’Armée dont on donne maintenant lecture :« Chef de section et combattant d’un grand courage, s’est distingué dès son arrivée à l’unité. Le 16 août, au retour d’une opération dans le Douar Zenime, s’est heurté avec ses éléments à une résistance ennemie du Djebel Bou-Nabel au Sud de Stéphane-Gsell (Secteur d’Aumale). Bien que pris sous le feu brutal des rebelles, a riposté. Tiré à bout portant, a été grièvement blessé au cours de l’engagement. Magnifique exemple de dévouement et d’abnégation. Est décédé des suites de ses blessures ».
Monsieur Mékerta, père de l’Aspirant mort au Champ d’Honneur
1961Peloton 101, Promotion « Sous- Lieutenant François d’Orléans »
06 septembre 1960-11 février 1961 : 274 élèves (275*) (Ancien élève de la promotion « Sous-Lieutenant Yves Allaire », mort au Champ d’Honneur le 11 octobre 1960)
Le sous-lieutenant François d’Orléans du 7e Bataillon de Chasseurs Alpins, en octobre 1959 avec le Général Faure. (Photo « Soldats du Djebel, Histoire de la guerre d’Algérie » , François Porteu de la Morandière ; Société de Production Littéraire, rue de Vaugirard 75015 Paris
8 février 1961
Baptême de la Promotion 101 « Sous-lieutenant François d’Orléans »
Le 8 février 1961, la Promotion 101 a été baptisée sur la Place d’Armes VERCORS « Promotion Sous-lieutenant François d’Orléans ».En choisissant ce nom, elle a voulu rendre hommage au sacrifice de son Ancien, mort pour la France le 11 octobre 1960.« Le nom illustre qu’il portait n’a jamais été pour lui une raison de s’évader, de se distraire du sein de l’équipe, du groupe ou de la section dont il partageait-avec une bonne humeur souriante-les joies et les peines ».
C’est en ces termes que le Colonel Bernachot devait évoquer dans son allocution le passage à Cherchell de François d’Orléans. Cette même simplicité devait marquer, de façon combien émouvante, la cérémonie du baptême de la Promotion 101. Placée sous la Haute Autorité du Général de Corps d’Armée Vezinet, commandant la Région Territoriale et le Corps d’Armée d’Alger, accompagné du Général de Division Cazenave, commandant la zone Ouest Algérois et la 9e Division d’Infanterie, elle s’est déroulée en présence de Monseigneur le Comte de Paris, de Madame la Comtesse de Paris et d’une délégation du 7e B.C.A. conduite par le Chef de Bataillon Trannoy. Après la revue passée par le Général de Corps d’Armée Vezinet accompagné du Colonel Bernachot, commandant l’Ecole, a eu lieu une remise de décorations : la Croix de Commandeur de la Légion d’Honneur au Lieutenant-colonel Morand, la Médaille Militaire à l’Adjudant Bouhris et au Sergent Belkorichi Mohamed et la Croix de la Valeur Militaire au Lieutenant Letrange cité à l’Ordre de l’Armée, au lieutenant Lemonnier de Gouville, au Lieutenant Belarbi, au Sergent-chef Weller et à l’EOR Auzolat cités à l’Ordre de la Brigade.
Le Comte et la Comtesse de Paris au baptême de la Promotion « François d’Orléans »
Puis c’est le baptême et la remise solennelle des épaulettes aux 100 sous-lieutenants et aux 149 aspirants de la nouvelle Promotion. Ensuite, le Colonel, après avoir retracé brièvement la carrière du Sous-lieutenant François d’Orléans, exaltera en quelques mots très simples, les vertus exemplaires de ce jeune officier :« François d’Orléans, volontaire pour servir en Algérie, alors que son frère le Comte de Clermont servait au 18e Dragons dans le Constantinois, c’est le symbole d’une vertu française constante et inaltérée à travers les siècles et les épreuves. Le sacrifice du jeune Prince François –a pu dire le Général de Gaulle-ajoute un service exemplaire à tous ceux que sa race a rendus à la Patrie et qui sont la trame de notre histoire. Pour nous qui l’avons connu et aimé, pour cette Ecole qui gardera avec ferveur son souvenir, François demeurera celui qui possédait ces deux irremplaçables qualités qui sont celles du cœur et de l’esprit : -Le cœur pour faire le bien ; -L’esprit pour le bien faire. Et pour éclairer d’une lumière plus vive la noble figure de ce jeune Chef de Section, le Chef de Bataillon Picollet lit, dans le recueillement général, la citation à l’Ordre de l’Armée attribuant au Sous-lieutenant François d’Orléans, du 7e Bataillon de Chasseurs Alpins, la Croix de Chevalier de la Légion d’Honneur et la Croix de la Valeur Militaire avec palme : « Jeune officier animé du plus haut idéal et accomplissant avec simplicité les missions les plus difficiles. A remarquablement réussi comme chef de poste dans les villages kabyles qu’il a grandement contribué à pacifier par le rayonnement de sa personnalité. Toujours volontaire pour les actions de commando de chasse, s’est particulièrement distingué le 16 juin 1960, dans les Aït-Ouabane, où sa section a mis hors de combat 7 rebelles armés. Le 11 octobre 1960, a trouvé une mort glorieuse près du village de Taourirt Ali Ounasseur(Grande Kabylie) en conduisant une manœuvre hardie pour dégager un de ses harkis blessé ». La garde du Drapeau de l’Ecole-Drapeau de ses sacrifices et de ses gloires-est alors confiée aux EOR de la Promotion 102. Puis aux accents de la Nouba du 1er Régiment de Tirailleurs Algériens, les compagnies défilent, en descendant l’Avenue de France, avec en tête, les officiers et les aspirants de la Promotion « Sous-lieutenant François d’Orléans »
Ce baptême devait avoir un lointain écho le 16 janvier dernier, en la Chapelle Royale de Dreux. Une délégation d’Anciens de la Promotion, conduite par le Sous-lieutenant Calmel, déposait, au nom de leurs camarades, une gerbe sur la tombe de François d’Orléans, honorant ainsi la glorieuse mémoire de leur ainé, exemple pour leur vie d’Officier et leur vie d’homme.
Le 7e BCA fait partie des 10 premiers bataillons de chasseurs à pied créés en 1840 par le Duc d'Orléans. Son insigne est le "Diable au corps".Sa fourragère est aux couleurs de la Croix de guerre 14-18. Son refrain : "Bataillon, bataillon, bataillon de fer. Bataillon, bataillon, bataillon d'acier". La marraine actuelle du 7e Bataillon de Chasseurs Alpins est la Princesse Hélène de France, sœur du Sous-lieutenant François d’Orléans. Depuis décembre 1962, le 7ème B.C.A est stationné à Bourg-Saint-Maurice en Haute Tarentaise. Dans le cadre du livre blanc sur la défense la nouvelle carte militaire prévoit le transfert du Bataillon à Varces dans l'Isère. Le départ est prévu pour 2011.Photo Ecole Article Paris-Match 18 février 1961
Stage X- IMO, 1960-1961, 44 élèves.
Peloton 102, Promotion « Capitaine Claude Barrès »
06 novembre 1960 – 23 avril 1961 : 863 élèves dont 325 sous-lieutenants, 487 aspirants et 51 sergents (960*)
( Claude, Henri, Maurice Barrès né le 22 mars 1925, petit-fils de l'écrivain Maurice Barrès, tué le 26 mai 1959 à la tête de la Compagnie d'Appui du 9e Régiment de Chasseurs Parachutistes dans le Djebel Harraba, près de l'Ouenza, à la frontière tunisienne.* Claude Barrès avait rejoint, à 17 ans, les Forces Françaises Libres en Angleterre.Formé à Ribbesford à l'Ecole des Cadets de la France Libre, promotion 1943 "Corse et Savoie". Parachuté dans la région de Lyon en août 1944 avec une équipe «Jedburgh** » puis en Hollande en janvier 1945. A participé à la guerre d'Indochine et de Corée. Commandeur de la Légion d'Honneur, une blessure, 10 citations ) *Sur ce combat, voir « Se battre en Algérie» , Patrick-Charles Renaud, page323 **Jedburgh, du nom d'un village écossais : équipes de 3 hommes, un officier britannique ou américain, un officier français, un sous-officier radio.Leur mission était de renseigner le commandement allié sur l'état des maquis, organiser les parachutages etc.16 avril 1961
Baptême de la Promotion 102 « Capitaine Claude Barrès »
La promotion « Capitaine Claude Barrès » a été baptisée le dimanche 16 avril 1961 au cours d'une prise d'armes qui rassemblait les cadres et les élèves de l' La cérémonie était placée sous la haute autorité du général d'armée Gambiez, commandant en chef les forces en Algérie, et s'est déroulée en présence de Monsieur et Madame Philippe Barrès. Après la revue des troupes passée par le général d'armée Gambiez, accompagné du colonel Bernachot, commandant l'École, et du colonel Carrère, commandant en second, eut lieu une remise de décorations, la Légion d'honneur au sergent-chef de réserve Benouhalima; la médaille militaire à l'adjudant Le Romancier et au sergent-major Confaix et la croix de la Valeur militaire au chef de bataillon Grillot et au capitaine Andrea. Puis ce fut le baptême et la remise solennelle des épaulettes aux 325 sous-lieutenants et aux 487 aspirants de la nouvelle promotion. Le colonel commandant l'École retrace alors l'étincelante carrière du jeune héros dont l'exemple animera les futurs chefs dans l'accomplissement de leur noble et rude tâche. Le général d'armée Gambiez s'adresse alors aux officiers et aspirants: « Vous devez vous efforcer d'imiter les vertus du capitaine Claude Barrès pour mener à bien les tâches qui incombent encore à l'armée en ce pays. Je vous demande simplement d'appliquer tous les enseignements qui viennent de vous être donnés dans cette École pour devenir des hommes, pour devenir des chefs dignes de ce nom et dignes du nom de votre promotion. Je compte personnellement sur votre foi, sur votre volonté, sur votre sens de l'humain enfin, toutes qualités si nécessaires à la réussite complète de l'oeuvre fraternelle à laquelle vous allez participer». Evoquant la devise de l'École, le général d'armée Gambiez conclut : «Promotion 102, avec le capitaine Claude Barrès, je prescris maintenant à chacun de vous : «Assume, toi aussi, la charge exaltante du commandement». (Extrait du livret de Promotion)
La promotion 1991-1993 de l’E.M.I.A. fut baptisée du nom de Claude Barrès.
Le capitaine Claude Barrès
Peloton 103, Promotion « Maréchal Lyautey »
05 janvier- 10 juin 1961 : 347 élèves dont 123 sous-lieutenants, 189 aspirants (365*)7 juin 1961
Baptême de la Promotion 103 « Maréchal Lyautey »
La Promotion « Maréchal Lyautey » a été baptisée le 7 juin 1961 au cours d'une prise d'armes qui rassemblait les cadres et les élèves de l'École sur le Plateau du Vercors. La cérémonie, placée sous la haute autorité du général Barlier, sous-chef d'état-major de l'armée, représentant le général d'armée, chef d'état-major de l'armée, s'est déroulée en présence de M. Pierre Lyautey, neveu du maréchal. Après la revue, passée par le général Barlier accompagné du colonel Bernachot, commandant l'École, le major de promotion pose la question traditionnelle à laquelle le colonel commandant l'École répond : «Votre promotion portera le nom de « Maréchal Lyautey ». Puis ce fut la remise solennelle des épaulettes aux 123 sous-lieutenants et 189 aspirants de la nouvelle promotion. Le colonel commandant l'École félicite alors les nouveaux officiers pour le choix qu'ils ont fait en se plaçant sous le prestigieux parrainage du Maréchal Lyautey : «...Il m'a paru-en me penchant sur la richesse d'une telle existence- qu'un lien rattachait celle-ci à votre promotion. L'originalité de ce lien ne réside point dans les fastes d'un proconsulat marocain, dans les succès du pacificateur du Tonkin et de Madagascar, ou même dans les enthousiasmes des rencontres du jeune capitaine avec Albert de Mun; mais, plutôt, dans la jeunesse d'âme qui caractérisait cette personnalité hors série et la « joie dans l'action », idée force impérieuse qui s'est affirmée exigeante et pleine d'efficacité, tout au long de la vie de Lyautey... Le Maréchal a cessé de vivre. Il n'a pas cessé d'exister et vous avez choisi- Messieurs- de vous placer sous le signe de son message, de sa foi, de sa gloire. Elles doivent rayonner à jamais dans l'esprit de votre promotion... Jeunes officiers, c'est la singulière grandeur du message de Lyautey, que checun d'entre vous puisse y trouver ce tourment créateur qui animera vos actions, la foi qui les sanctifiera et la noblesse d'esprit, hautaine et charitable, qui grandira vos âmes et enrichira vos destins». (Extrait du livret de Promotion)
Peloton 104, Promotion « Débarquement de Provence »
7 mars-13 août 1961 : 319 élèves dont 123 sous-lieutenants et 181 aspirants (333*)
2 E.O.R M.P.L.F. pendant le stage9 août 1961
Baptême de la Promotion 104 « Débarquement de Provence »
Très tôt le matin du 9 août 1961 une animation inhabituelle donnait à Cherchell un air de fête. Il était à peine 8 heures et pourtant de nombreuses personnes se dirigeaient vers l'avenue de France et les grilles de l'École : la promotion 104 allait être baprisée aux premières heures de la journée, avant que le soleil n'ait pu surchauffer le plateau du Vercors. La remise des insignes de grade aux Élèves-Officiers et la passation de la garde du Drapeau à la promotion des cadets se déroulèrent au cours d'une prise d'armes placée sous la haute autorité du général Ailleret, représenté par le génétal Besson, adjoint au Commandant Supérieur des Forces en Algérie. La cérémonie eut lieu en présence du général Boulanger, commandant la Z.O.A. de la 9e D.I., de M. Ourabah, préfet d'Orléansville et de Messieurs les Présidents des Anciens de « Rhin et Danube », de la 1re D.F.L., de la 2e D.B. et du C.E.F. d'Italie. Après la présentation des troupes par le lieutenant-colonel Roux, le général Besson, accompagné du colonel Bernachot, commandant l'École, et du chef de bataillon Grillot, chef d'état-major, passa en revue les Cadres et les Élèves de l'École. Puis le major de la promotion s'avança et dit : -Élève-Officier de Réserve Le Maout, major de promotion. Mon colonel, je vous présente la promotion 104. Quel nom portera-t-elle ? Le colonel répondit : -Votre promotion portera le nom de « Débarquement de Provence ». Après la remise des épaulettes, le colonel s'adressa aux 123 sous-lieutenants et aux 181 aspirants. Il commença par évoquer les différentes phases de ce moment historique que fut, il y a dix-sept ans, le débarquement de Provence. Il rappela que c'est à un commando français, placé sous les ordres du lieutenant-colonel Bouvet, que l'État-major avait réservé l'honneur d'aborder le premier en France. Le colonel brossa ensuite le tableau de ce matin brumeux sur lequel se levait l'aube de la libération : «Ce matin-là, un brouillard épais couvre les côtes. Hallucinés, ceux de la 1re Armée, massés à l'avant des navires, essaient de percer le manteau de brume qui cache l'objectif. Jusqu'à ce que, soudain, dans un soleil éclatant, au milieu du vacarme des batteries des navires de guerre, la terre de France apparaît, dans un luxe de couleurs et de douceur tel que jamais, dans son plus fol espoir, aucun de nous n'avait pensé la retrouver si belle(...). Jeunes Chefs, vous apporterez à ceux qui l'attendent de vous, comme notre pays en 1944, le soutien et l'exemple d'une jeunesse décidée à garder sa foi dans les destins de notre pays(...). Mais que votre pensée, lundi prochain, lorsque vous apercevrez les blondes plages de Provence, s'attarde, en un tribut de reconnaissance, sur le souvenir de ceux de vos anciens qui sont tombés avant d'avoir vu nos drapeaux et nos étendards victorieux flotter au delà du Rhin et du Danube». Le colonel Bernachot, après avoir déclaré aux nouveaux promus qu'ils étaient les héritiers de ceux dont le sacrifice a été le prix de la libération, conclut : «En votre nom, officiers et aspirants de la promotion « Débarquement de Provence », je témoigne, je promets que vous serez dignes de leurs vertus». Enfin, aux accents de la belle musique de la garnison d'Alger, sur la majestueuse avenue de France, l'École défila devant son drapeau. (Extrait du livret de Promotion)Peloton 105, Promotion « Mémorial de Cherchell »
05 mai-11 octobre 1961 : 413 élèves classés dont :157 sous-lieutenants, 234 aspirants, 22 sergents (431*) 1 E.O.R. M.P.L.F. pendant le stage
octobre 1961
Baptême de la Promotion 105 « Mémorial de Cherchell»
L'Élève-Officier de Réserve Mahaut, Major de promotion, s'avança et dit : -Mon colonel, je vous présente la promotion 105. Quel nom portera-t-elle ? Le colonel Carrère, commandant provisoirement l'École, répondit : -Votre promotion portera le nom de « Mémorial de Cherchell ». La quarante-sixième promotion d'E.O.R.d'infanterie venait d'être baptisée. Le général de Menditte, commandant la Région Territoriale et le Corps d'Armée d'Alger, s'approcha de celui qui, depuis un instant, était devenu le sous-lieutenant Mahaut et lui remit ses épaulettes. Le même geste était répété pour les 157 sous-lieutenants et les 234 aspirants de la promotion. Puis le colonel Carrère prononça une allocution : Il exprima d'abord la signification profonde du choix de ce nom de baptême : « Dans ce nom : « Mémorial de Cherchell », resplendit l'idée magnifique d'un hommage collectif à tout ce que, par les mérites de vos anciens, les Vivants et les Morts fraternellement unis, Cherchell signifie (...). En assumant un tel hommage, vous vous êtes engagés, à partir de ce jour, à être le « Mémorial vivant de Cherchell ». Le colonel Carrère évoqua ensuite cette terre de lumière et d'effort, chantée par Camus, qui est celle du Cherchellois : « Vous y avez fait la preuve de vos qualités de soldats, garantes de votre valeur de chef, et infligé aux rebelles, le 11 septembre dernier, par une manoeuvre intelligente, vigoureuse et rapide, des pertes sévères, sans en subir vous-mêmes, et en conservant la maîtrise du terrain ». Puis ce fut la relève de la garde du Drapeau et le défilé, qui se déroula devant l'École, entraîné par la Nouba du 1er Régiment de Tirailleurs. Cette prise d'armes, à laquelle assistaient, outre le général de Menditte, le colonel Caraveo, commandant provisoirement la 9e D.I. et la Z.O.A., M. Piolet, Directeur Régional des Anciens Combattants, et M. Marodon, sous-préfet, avait été précédée d'une présentation des troupes par le lieutenant-colonel Roux et d'une remise de décorations : le commandant Marchand était promu officier de la Légion d'honneur, le capitaine Inchaspe et le lieutenant Jeannel nommés chevaliers de la Légion d'honneur. Le commandant Reboul, le capitaine Potin, le capitaine Dorr et les lieutenants Raoul et Guyonvarch, cités à l'ordre de la Division, reçoivent la croix de la Valeur militaire. Etaient également décorés les sous-lieutenants Trouchaud et Valette d'Osia, cités à l'ordre de la Brigade ; les Élèves-Officiers Etienne, Erhani, Delannoy, Galignani, Grasset et Gazulino, cités à l'ordre du Régiment. (Extrait du livret de Promotion)Peloton 106, Promotion « Croix de la valeur Militaire »
04 juillet- 09 décembre 1961 : 367 élèves (345*)
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Total 1961 : 2583 élèves
1962
Peloton 201, Promotion « Vosges - Alsace »
05 septembre 1961-10 févier 1962: 320 élèves dont classés : 104 sous-lieutenants, 158 aspirants, 29 sergents (320*) 1 E.O.R M.P.L.F. pendant le stage7 février 1962
Baptême de la promotion 201 « Vosges-Alsace »
Malgré la mauvaise saison, le soleil brillait, le mercredi 7 février, à 15 heures, sur la place d'armes « Vercors », pour le baptême de la promotion 201 qui avait choisi le nom de « Vosges-Alsace ». La prise d’armes était placée sous la Haute Autorité du général Boulanger, commandant la Zone Ouest-Algérois et la 9e division d’Infanterie. Après la présentation des troupes par le lieutenant-colonel Roux et le salut au Drapeau, le général Boulanger, accompagné du général Bernachot, commandant l’École, et du colonel Carrère, commandant en second, passa la revue des cadres et des élèves de l’École. Ce fut alors le cérémonial du baptême et la remise des épaulettes. Puis le général Bernachot s’adressa aux 104 sous-lieutenants et 158 aspirants : « Voici qu’aujourd’hui votre désir de continuer à magnifier le souvenir de vos anciens s’arrête, après Toulon, Marseille et la remontée triomphale de la vallée du Rhône, sur cette bataille des Vosges-Alsace, au cours de laquelle 83 commandants de compagnie et chefs de section, formés ici, à Cherchell, devaient tomber dans les combats qui arrachèrent à l’ennemi les dernières marches du territoire national ». Le général évoqua la dure campagne de l’hiver 1944-1945.Après avoir cité l’ordre du jour numéro 6 du général de Lattre de Tassigny, daté précisément du 7 février et le communiqué de victoire, il conclut : « Notre jeunesse a besoin qu’on la fournisse d’affirmations pour pouvoir s’affirmer elle-même», disait Camus. »N’est-ce point une affirmation que celle de ces jeunes hommes dont vous vous réclamez ? Par devoir, ils ont jeté leur jeunesse à la défense de ce qui restait éternellement français, du sol à la pensée. Pour certains, dispersés au hasard dans les champs qu’ils défendaient et qu’ils marquent encore de leurs places par des herbes plus hautes, ils nous fixent le sens des fidélités et le poids des cautions. Qu’ils deviennent, ainsi que vos armes, les compagnons de vos gestes et de vos sommeils. Des uns et des autres, vous demeurerez dignes, j’en suis sûr, et vous garderez intact, lorsque demain vous aura séparés, le souvenir d’une belle Promotion, protégée et guidée par ceux de « Vosges-Alsace ». Au cours de cette prise d’armes, le commandant Armand Grillot était promu Officier de la Légion d’Honneur, tandis que le chef de bataillon Jean-Pierre Reboul, le capitaine Joseph Lecorguillé et le capitaine Mohamed Zahouani étaient nommés chevaliers de la Légion d’honneur La relève de la garde du drapeau et le défilé devant l’École aux accents de la Nouba du 1er Régiment de Tirailleurs clôturaient la cérémonie à laquelle assistaient notamment M.Marodon, sous-préfet de Cherchell; M.Baouya, député; M. Beghdad, représentant le maire de Cherchell; le colonel Damez-Fontaine, commandant le 146e R.I. et le secteur de Cherchell; le colonel commandant l’École de Koléa; le lieutenant-colonel Belle, chef d’état-major de la Z.N.A.; le capitaine de frégate Servant, commandant le Centre Sirocco. (Extrait du livret de Promotion)
Devant et au centre : Yves Toulemonde, major de promotionStage X-IMO 1961-1962 35 élèves
Peloton 202, Promotion « Capitaine Gérard de Cathelineau »
7 11 1961-14 avril 1962 : 221 sous-lieutenants, 328 aspirants (622*)
Né le 23 janvier 1921, mort au Champ d’Honneur le 12 juillet 1957 à Tamaghoucht, près Béni Douala, Grande Kabylie. Descendant direct de Cathelineau, (le “saint de l’Anjou”, premier à s’être levé contre la Révolution en 1793, blessé mortellement au siège de Nantes en juillet 1793, anobli par Louis XVIII).
Il rejoint le premier Régiment de France pour les combats de la Libération puis intégre les Forces Françaises Libres.Reçoit la croix de guerre avec étoile de bronze.
Saint cyrien de la promotion «Croix de Provence», intégrée avec deux autres promos de Saint-cyr dans la promotion «Rhin Français» de Cherchell. Il effectue deux séjours en Indochine où il est blessé en 1948. Après son deuxième séjour en Indochine il est affecté en Algérie, au 3e Bataillon du 121e Régiment d'infanterie, où il sera tué , en voulant protéger un adjudant de Gendarmerie présent à ses côtés. Il laissait une veuve de 36 ans et 4 petites filles dont l’aînée avait 10 ans.
A l'occasion du cinquantième anniversaire de sa mort une cérémonie a eu lieu le 12 juillet 2007 en la cathédrale Saint-Louis des Invalides et au cimetière de Meudon.Une promotion de Saint Cyr porte également son nom :
CAPITAINE DE CATHELINEAU (1976 – 1978)
10 avril 1962
Baptême de la promotion 202 « Capitaine Gérard de Cathelineau »
La traditionnelle prise d'armes a eu lieu le mardi 10 avril, à 10h30, sur le Vercors. Elle était placée sous la présidence du général Bernachot et s'est déroulée en présence de Madame Gérard de Cathelineau. Après la présentation des troupes par le lieutenant-colonel Roux aux Autorités et le salut au Drapeau, le général Bernachot, accompagné du colonel Carrère, commandant en second, passa la revue des Cadres et des Élèves de l’École. Alors les récipiendaires s'avancèrent pour recevoir, des mains du général, la rosette d'officier de la Légion d'honneur ( M.Brahm-Safri ) la médaille militaire ( adjudants Amodru, Erwin, Franois, Landolfini, Rogeon) ou la Croix de la Valeur militaire ( chef de bataillon Simonin, capitaine Le Mener, capitaine Rhenter, lieutenant Dupouy, adjudant Michelin). Puis l'élève-officier Lefort, major de promotion, suivi des quatre majors de compagnie, présenta la promotion 202 au général qui répondit : « Votre promotion portera le nom de « Capitaine Gérard de Cathelineau ». Après la phrase qui consacrait les nouveaux promus et la remise des épaulettes, le général Bernachot retraça aux 221 sous-lieutenants et aux 328 aspirants la carrière du capitaine de Cathelineau. «...Ce qui compte, c'est ce qu'il nous reste de lui et le rayonnement dont témoignent les lettres de ceux qui l'ont connu et aimé et ses notes pleines de remarques psychologiques, d'introspections qui montrent avec quelle conscience aiguë et scrupuleuse il prenait ses responsabilités. «Comment concevoir mon rôle de chef ? » se demande-t-il constamment... «L'officier - lit-on dans ses carnets- c'est un seigneur qui s'impose par sa supériorité morale, son bon sens cultivé et sa conduite souriante. Il est à la fois un juge et un entraîneur. Il connaît son métier de façon approfondie. Il a l'esprit sans cesse en éveil.» Par sa vie et surtout par sa mort, le capitaine de Cathelineau est une de ces lumières dispersées par la Providence pour éclairer, de loin en loin, sur le rude chemin du Devoir, ceux qui luttent, qui doutent et parfois désespèrent. Comme lui, jeunes officiers, vous aurez la Foi. Qu'elle soit pure, forte et rayonnante. Le capitaine de Cathelineau, ce preux, chevalier de la Légion d'honneur, titulaire de cinq citations, aura tout donné à son Pays : sa carrière, son foyer et sa vie. Il laisse à notre École sa Gloire, et à vous, Messieurs, son exemple. Que sa mémoire vous anime et vous inspire.» Après la relève de la garde du Drapeau, une foule nombreuse d'invités assistait, devant l'École, au défilé de l'ensemble des troupes entraînées par la Nouba du 1er Régiment de Tirailleurs. M. Marodon, sous-préfet de Cherchell, M.Beghdad, premier adjoint, représentant le maire de Cherchell, le chef de bataillon Monclerc, chef d'état majot du secteur de Cherchell, le chef d'escadron Connete, commandant le 1/43e Régiment d'artilletie honoraient la cérémonie de leur présence. (Extrait du livret de Promotion)
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Photos Jean-Paul Bois
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Photo Georges DepachtèreBaptême de la promotion 202 « Capitaine Gérard de Cathelineau »
Le capitaine Gérard de Cathelineau
Peloton 203, Promotion «Elève-Officier André Esprit »
04 janvier-09 juin 1962 : (509*) (Elève du stage mort au Champ d’Honneur le 8 mars 1962)
L'élève-officier André Esprit
ANDRE ESPRIT : CITATION
« Élève-officier de tout premier ordre qui depuis son arrivée à l’École militaire de Cherchell s’est fait spécialement remarquer par sa personnalité et son enthousiasme. Le 8 mars 1962 au cours d’une sortie en zone rebelle, a été grièvement blessé lors d’un accrochage au Marabcha, secteur de Cherchell. Est tombé en servant l’arme automatique de son groupe dès le début de l’engagement face à un ennemi particulièrement agressif. Est décédé des suites de ses blessures
6 juin 1962
Baptême de la Promotion « ÉLEVE-OFFICIER ANDRE ESPRIT»
Pour la dernière fois, trois promotions étaient réunies sur le Vercors, à 9h30, ce 6 juin 1962, pour la traditionnelle prise d'armes donnée à l'occasion du baptême de la promotion «ÉLEVE-OFFICIER ANDRE ESPRIT». En l'absence du général Bernachot, commandant l’École, appelé en mission à Paris, la cérémonie était présidée par le colonel Carrère, commandant en second. Avant son départ, le général Bernachot avait adressé aux cadres et aux élèves-officiers du peloton 203 ce message : «Le général regrette infiniment de ne pas être présent à ce baptême. Il eût aimé, une fois encore, vivre la sobre grandeur du rassemblement de l'École sur le Vercors et féliciter les élèves-officiers de la 203 d'avoir choisi le nom d'André Esprit qui demeurera por eux et toute l'École un exemple vivifiant de droiture, de générosité et de foi
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Extrait du livret de promotion communiqué par Jean Masson, lieutenant-colonel (H) TDM
Après la présentation des troupes par le lieutenant-colonel Roux et le salut au drapeau, le colonel Carrère, accompagné du capitaine de Bonet d'Oléon, passa la revue des cadres et des élèves de l'École . A l'appel des récipiendaires, le sous-lieutenant Loppé et l'élève-officier Claude Boissonneau, cités à l'ordre de la brigade, s'avancèrent pour recevoir la croix de la Valeur militaire. Après le cérémonial du baptême et la remise des épaulettes, la promotion, au commandement de son major, le sous-lieutenant Jacques Teissier, s'avança admirablement alignée. Puis le colonel Carrère, dans son allocution, évoqua les trois présences spirituelles qui donnaient un caractère et un accent inhabituels à cette cérémonie, la dernière qui se déroule ici dans sa plénitude souveraine. «De votre promotion, jusqu'à cet instant, le général Bernachot, commandant l'École, était de par la tradition et par délégation, le chef. De votre promotion désormais, le chef invisible mais présent, dans la plénitude de sa personnalité et le rayonnement de son sacrifice est votre camarade, l'élève-officier André Esprit, saisi par la mort peu avant le « cessez-le-feu » dans sa grandeur d'élève-officier exemplaire. Votre choix du nom de promotion « Élève-officier André Esprit» est un double hommage. Hommage à cet ultime sacrifice sur cette terre d'Algérie, de votre camarade de promotion, qui, au milieu de vous, a offert sa vie, dans ce domaine confié à l'École aux confins de Brincourt...Hommage aussi à l'élève-officier de réserve d'infanterie qu'il incarnait si bien. Cet élève de Cherchell, alliant la jeunesse - celle du regard, de l'allure et du coeur- à une expérience de la vie et à une culture déjà approfondies; cet élève-officier rayonnant de foi, de loyauté et de dynamisme; ce futur chef, animé du goût des responsabilités et du sens de l'humain (...). Par sa mort, André Esprit est devenu votre chef et vous l'avez aujourd'hui reconnu à jamais comme tel. Et c'est lui qui offre votre promotion à la France. La France, cette troisième présence et la plus haute au-dessus de tous, les Morts et les Vivants de Cherchell, domine comme son Drapeau notre assemblée... La France si digne objet de tant d'amour et de tant de dévouement, qui suscite dans la beauté de leur être et de leur accomplissement des hommes comme André Esprit et qui, par eux, nous commande une résolution indomptable et un espoir malgré tout invincible... Pour cela, commandez dès demain vos soldats, puis vos hommes et servez la France comme l'eût fair André Esprit ». Ce fut ensuite la minute émouvante du passage du Drapeau du bataillon des Anciens à celui des Cadets qui devenait par ce geste bataillon des Anciens. La cérémonie se termina par un défilé des troupes brillamment entraînées par la Musique de la 5e Région Aérienne. Parmi les personnalités présentes, on notait l'intendant-général Perrat, directeur de la Région territoriale et du corps d'armée d'Alger, le chef d'escadron Conete, commandant le 1/43e R.A. et le secteur de Cherchell, M.Bolloré, sous-préfet de Boghari, l'intendant Meslet et l'intendant Jugue, le chef d'escadron Molinier, chef d'état-major du 1/43e R.A. Le capitaine Dervout représentait M.Marodon, sous-préfet de Cherchell, retenu par une mission à l'extérieur. (Extrait du livret de Promotion)
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Les chefs de peloton : EOR Ravanat et Chopin
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EOR Ravanat, 3e à gauche : Randazzo
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Le sous-lieutenant Loppé, adjoint de peloton 5e compagnie, va recevoir la Croix de la Valeur Militaire
Peloton 204, Promotion « Espoir et tradition »
06 mars-12 Août 1962 : 168 sous-lieutenants, 251 aspirants, 65 sergents (519*)8 août 1962
Baptême de la promotion 204 « Espoir et tradition »
Peu de personnalités à la tribune « officielle », une seule promotion, la dernière de Cherchell, présentant les armes à ses Anciens, un défilé « intra muros » autour du Vercors...Ce baptême aurait été presque triste sans le soleil de cette claire matinée du 8 août, sans l'esprit de Cherchell qui demeure ainsi qu'en témoignent les Élèves-officiers de la promotion 204 en se plaçant sous le vocable de « Promotion Espoir et Tradition »
« Vous avez chargé d'histoire « Brincourt » et « Dubourdieu » et fait de Cherchell tranquille, tapie près de sa mer, de Césarée endormie, un rendez-vous d'hommes libres, chevaliers d'idéal, de courage et de foi».
« Rien ne me paraît mieux concrétiser que ces lignes(1)- devait dire le général Bernachot au cours de son allocution- la Tradition d'Honneur et de Foi des Cherchelliens, cette Tradition dont votre promotion s'est honorée en voulant en perpétuer et en magnifier le souvenir. « Certes la tradition de Cherchell c'est tout ce qu'ensemble, vos Anciens et nous, avons peu à peu apporté à la vie de l'École ». « Mais Cherchell ne serait qu'une École comme une autre si ne s'accrochait aux vieux bâtiments, au Plateau Sud, à l'Affaïne comme au Chem Beida, le souvenir de ceux qui depuis vingt ans nous ont précédés entre ces murs. « A vous, maintenant, de transmettre ce legs à vos Cadets. Qu'il les aide à maintenir là où ils serviront, le sens des valeurs morales pour opposer à l'égoïsme le don de soi, à la molesse les vertus d'énergie physique et morale, aux lâchetés la fidélité et l'honneur ». Puis le général laissa percer son émotion « de porter pour la vingtième et dernière fois une promotion sur ces fonts baptismaux où Mars reconnaît les siens » (...) « J'ai aimé votre jeunesse, dira-t-il, j'ai apprécié sa droiture, sa pureté, son dynamisme. Et cette affection, cette admiration que je leur ai portée, vos Anciens me l'ont rendue au centuple. Pas seulement par des manifestations d'attachement à leur École mais aussi - et surtout- par leur générosité, leur courage, leur héroïsme, déployés partout où le Devoir les appelait (...) « C'est pourquoi vous ne m'en voudrez pas si, au cours de cette allocution, j'ai inversé les deux vocables dont se réclame votre promotion et si, voyant se perpétuer si magnifiquement depuis plusieurs années la Tradition cherchellienne, je fais mien, avec vous, cet espoir dans l'avenir ». Le général devait terminer en formant des voeux pour l'existence future de l'École à Montpellier. « Dans un tel cadre et malgré l'abandon de celui où 20 000 garçons de votre âge vous précédèrent, l'âme de l'École, ses Traditions, sa « marque », revivront à Montpellier. « Nous mettons tout notre espoir dans la vitalité de ceux qui nous suivront pour conserver à notre École la virilité, la flamme, le dynamisme qui ont fait sa réputation ». (1) Citation tirée d'un hommage d'un E.O.R. de la promotion « Capitaine Gérard de Cathelineau » publié dans « Ils venaient de Cherchell », Mémorial édité par l'École à la gloire de ses morts (Extrait du livret de Promotion)
Peloton 205, Promotion « Derniers de Cherchell »
mai-15 octobre 1962 : (342*)10 OCTOBRE 1962
Baptême de la Promotion « LES DERNIERS DE CHERCHELL »
La prise d’armes était placée sous la présidence du lieutenant-colonel Dufrenne, commandant l’École en l’absence du général Bernachot qui avait adressé ce message aux élèves : « Le général retenu en France par les problèmes de transfert de l’École, ne pourra être présent à Cherchell pour le baptême de la dernière promotion de Cherchelliens. Mais sa pensée sera auprès de vous tout au long de cette cérémonie, une pensée mélancolique et attristée, mais pleine d’espoir dans l’avenir de notre École. Le général unit dans le même sentiment d’affectueuse fierté votre promotion aux vingt autres qui l’ont précédée et qui lui laissent le souvenir lumineux d’un inoubliable et magnifique commandement. »
Le colonel Carrère, ancien commandant en second ayant quitté l’Ecole le 1er juillet, avait également adressé à « la dernière promotion qu’il lui aura été donné de connaître et d’apprécier à Cherchell, l’expression de son fidèle souvenir et ses vœux les plus cordiaux ».
Après l’arrivée du Consul de France et le salut au drapeau le lieutenant-colonel Dufrenne passe la revue des troupes présentées par le chef de bataillon Simonin commandant par intérim le G.B.I.* et le 3e bataillon.
Puis c’est le rituel du baptême et l’allocution prononcée par le lieutenant-colonel Dufrenne :« Derniers de Cherchell, c’est ainsi que vous avez voulu que l’on nommât votre Promotion…C’est bien le moment, alors que, pour la dernière fois, la dernière promotion de Cherchell se trouve rassemblée sur ce Vercors témoin de tant de serments prêtés, source de tant de courage montré, de tant de sacrifices consentis, sur ce bout de terrain pour peu de jours encore Terre de France…
Le lieutenant-colonel Dufrenne retrace alors l’histoire de l’Ecole et rend hommage à la gloire de ses Anciens.
De 1943 jusqu’à ce jour, sous sa devise noble et virile Ducis et tu suscipe curam-Assume, toi aussi, la charge du commandement-25 000 jeunes gens, comme vous, venus de tous les horizons, de tous les métiers, de toute condition ou confession, 25 000 jeunes gens dont vous êtes, animés d’une foi jeune, généreuse, sont venus, écoutant les conseils de l’ancien, arpentant cette terre aimée, se fondre dans le même creuset de l’enthousiasme, du savoir et du sacrifice. »« De tous ces sacrifices, de toutes ces blessures, de toute cette peine, de ces citations glanées en masse, honorant le mérite de chacun, vous, de la promotion Derniers de Cherchell, avez la charge lourde mais glorieuse. Car vous êtes des leurs, la gloire de Cherchell est la vôtre. Il vous faut la soutenir et la porter plus loin…
Puis le Drapeau de l’École, en l’absence des jeunes promotions instruites à Saint-Maixent, est confié à la Compagnie des services. Une garde exceptionnelle, composée d’un lieutenant et des sous-officiers les plus décorés, aura la noble charge de présenter notre emblème à la Première Promotion de Montpellier.
A partir de maintenant et toujours. Maintenant, dans quelques jours, au milieu des hommes dont vous serez les chefs, donc les responsables, en leur expliquant le danger qui nous guette, en leur donnant la force de lutter, en leur apprenant les moyens de faire face. Demain, plus encore peut-être, quand vous aurez repris vos occupations civiles, vous appuyant sur le souvenir de vos anciens et pour que leurs sacrifices, animés par un espoir profond, ne soient pas inutiles, vous conduirez, par votre exemple et votre action nos concitoyens vers les mêmes buts en leur donnant la foi, en les protégeant contre le mensonge, la duperie ou la simple indifférence…
A cette tâche grandiose, vous êtes prêts, puisque, par le nom de votre Promotion vous avez choisi de poursuivre l’épopée de vos camarades.
Derniers de Cherchell, nous avons confiance en vous. A vous le Commandement. Votre Ancien vous salue. »
Un défilé des jeunes sous-lieutenants et aspirants, au rythme vibrant des chants de compagnie, clôture la cérémonie qui fut empreinte d’une sobre grandeur comme il convient à un Adieu.
*Groupement des Bataillons d’Instruction
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La garde au drapeau.A gauche l'EOR Gérard de Angelis (photo de gauche)
Le baptême de la promotion "Les derniers de Cherchell" fut la dernière occasion de sortie du drapeau en Algérie
Les pelotons 206 et 301, après le transfert de l’Ecole en métropole ont été instruits à Saint-Maixent, dans le but d’alléger la tâche de l’Ecole Militaire d’Infanterie de Montpellier
Peloton 206 134 élèves Promotion « Belvedere » Peloton 301 139 élèves Promotion « Voie Sacrée »
Les deux premières promotions instruites à Montpellier furent : Peloton 302 397 élèves Promotion « Strasbourg » Peloton 303 243 élèves promotion « Légion D'Honneur »
QUELQUES LIVRETS DE PROMOTIONS
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